Jacques de LA PRESLE ( 1888 - 1969 )

La Presle
Jacques de la Presle
( photo Walery, Paris,
collection Mme Jean de La Presle )

La Presle
Jacques de la Presle à l'orgue de l'église Notre-Dame de Versailles, vers 1910.
( collection Mme Jean de La Presle )

Admirateur de Fauré, Ravel, Debussy et Poulenc, Jacques de La Presle, opposé à l’influence de la musique de Wagner et de Strawinsky, a composé une œuvre musicale élégante et raffinée, pleine de poésie. Ses nombreuses mélodies attestent de son âme d’artiste tournée vers le beau. Ce musicien sincère, ce poète a déclaré un jour : " Je n’ai jamais rien écrit qui ne fût pour moi un besoin impérieux de le faire. Je crois que tout artiste écrit pour s’élever au-dessus de lui-même. Je suis toujours attiré vers une expression simple, plus dépouillée. C’est ce qui est le plus difficile en art. Debussy disait qu’il cherchait toujours à atteindre jusqu'à la chair même de l’émotion. C’est, il me semble, ce que recherche toujours tout artiste passionné de vérité et de sincérité. "  Un beau jour de la Grande Guerre, alors replié dans un tunnel de Saint-Quentin (Aisne), sa nature sensible et sa tendresse le poussaient à écrire pour sa future femme une Suite en sol pour quatuor, alors que les bombardements faisaient rage autour de lui. Plus tard, à l’attention de ses deux jeunes enfants il composera un Album d’images, suite pour piano comportant des sortes de croquis d’animaux brossés en quelques traits tendres ou humoristiques.

Né le 5 juillet 1888 à Versailles, Jacques Guillaume de Sauville de la Presle est issu d’une vieille famille champenoise, aristocrate et humaniste, qui a donné trois légionnaires, dont le plus ancien Eugène-Louis est né le 4 avril 1787 à Vandières (Marne). Il joue du piano à l’âge de 6 ans, à 10 ans tient l’orgue chez les Eudistes de Versailles, où il est scolarisé, et débute ses études musicales auprès de Paul Fauchet au Conservatoire de Versailles. Suivant les conseils de Paul Taffanel, le chef d’orchestre de l’Opéra et ami de la famille, tout en poursuivant ses études littéraires couronnées par un baccalauréat ès-lettres, il rejoint ensuite le Conservatoire de musique et de déclamation de Paris. Il a là pour maîtres Antoine Taudou (harmonie), Georges Caussade (contrepoint) et Paul Vidal (composition). A cette même époque, il est nommé organiste de l’église Notre-Dame de Versailles, où il succède à son professeur Paul Fauchet, parti au grand-orgue de l’église St-Pierre-de-Chaillot, à Paris.1

La Grande Guerre interrompt prématurément ses études musicales. Jacques de La Presle ne peut même pas concourir une nouvelle fois pour le Prix de Rome, à la suite d’un premier essai vain en 1914. Parti au front dès le début de la guerre comme soldat brancardier au 119e Régiment d’Infanterie, il se retrouve à trois reprises à Verdun. Trois mois avant la signature de l’armistice, le 15 août 1918, il est sérieusement gazé, ce qui lui vaut sept mois d’hôpital entre la vie et la mort. Durant cette période, de La Presle n’abandonne pas pour autant la musique. Se souvenant d’avoir été autrefois lors de son service militaire trombone à coulisse, avec quelques camarades également passionnés de musique, parmi lesquels André Caplet, Georges Jouatte, Taillardat, Maurice Maréchal, René Dorin et plusieurs Prix du Conservatoire, il fonde un orchestre de 35 instrumentistes. Avec cette formation militaire, il s’évertue à faire oublier quelques instants aux soldats les affres de cette guerre épouvantable. Il monte de grandes œuvres, comme la suite pour orchestre, Impressions d’Italie de Gustave Charpentier, qui avait d’ailleurs déjà obtenu un succès considérable chez Lamoureux quelques années auparavant.2 Sa brillante conduite durant la guerre lui vaut la Médaille militaire, et deux citations. La deuxième, remise en même temps à lui et son ami le chansonnier René Dorin3 par le général Dethuy, commandant la 12e brigade d’infanterie, comportait le texte suivant : " remarquable brancardier, accompli depuis le début de la campagne ses fonctions de brancardier, dans les secteurs et sur les pistes les plus battus par le feu de l’ennemi, avec une vigueur et une énergie exemplaires. A contribué, en outre, dans les cantonnements de repos, par son entrain et son ascendant sur ses camarades, à ramener la gaieté et la bonne humeur, après les épreuves les plus pénibles. Le texte de cette citation fut une nouvelle fois lue en public le 7 mars 1921 au Théâtre des Arts de Rouen, lors d’une conférence du Lieutenant-Colonel breveté de La Gontrie. Elle traitait des musiques militaires à travers les âges, avec audition des vieux airs militaires français exécutés par la Musique et les Chœurs de la 5e Division sous la direction du Chef de musique Clément. Fut notamment interprété le Cri de guerre de la 6e Division d’Infanterie composé par Jacques de La Presle, sur une poésie de René Dorin, qui avait été donné aux armées la première fois le 30 juin 1915 par le 119e Régiment d’Infanterie, devant Aix-Noulette (Pas-de-Calais).

Jacques de La Presle et Joséphine Baker en 1934
Jacques de La Presle et Joséphine Baker en 1934 à Radio-Paris, lors de l'enregistrement d'airs de l'opérette La Créole d'Offenbach
( Service Général de la Presse, coll. Alix de La Presle-Evesque )

Une fois la guerre terminée, Jacques de la Presle se remet au travail, réintègre la classe de composition de Paul Vidal et décroche en 1920 le Second Prix au Concours de Rome, avec la cantate Don Juan. L’année suivante c’est enfin le Grand Prix avec Hermione, suivi du traditionnel séjour de quatre années à la Villa Médicis, aux frais de l’Académie des Beaux-Arts (1922 à 1925). Il en gardera sa vie durant un souvenir sans égal, s’étonnant même que certains compositeurs, et non des moindres, aient pu en contester les bienfaits : " Il faut vivre à Rome pendant quatre ans comme je l’ai fait pour en pénétrer tout le caractère d’éternité. J’ai voulu la comprendre à fond et je puis dire qu’elle a pris toute ma chair : je dis Rome plus que les autres villes d’Italie, car, quelle que soit la magnificence de toutes, dans nulle autre on ne trouve une semblable lumière, une aussi forte pérennité des siècles illustres écoulés. Le temps de Rome a été pour moi un temps merveilleux. Je dirai même ceci, [...] qu’à mon avis le musicien a peut-être plus encore à retirer de l’Italie que le peintre ou le sculpteur, lesquels me semblent plus particularisés et profiter moins de l’ambiance. ", et de conclure par : " j’estime donc que le Prix de Rome est un privilège extraordinaire. "

C’est dans un studio de Rome qu’il avait loué pour y accueillir sa femme, née Mlle Portalis, et ses deux jeunes fils Thibaut et Jean, qu’est né son oratorio en 3 tableaux, l’Apocalypse de saint Jean. Plus tard il précisera à propos de cette œuvre, primée au Concours musical de la Ville de Paris en 1928, et donnée en première audition par Albert Wolff chez Lamoureux, le 16 février 1929 : " J’ai voulu faire quelque chose de construit, réagir contre cette tendance moderne à disséminer les idées, à rétrécir les formes, à appauvrir l’écriture. C’est peut-être encore beaucoup de prétention de ma part, mais je me tiens en dehors de toute chapelle. J’essaie de rester moi-même, de faire ce que je crois, tout en demeurant très large d’idées et sympathique aux diverses tendances modernes : je réclame seulement le strict droit de ne pas les suivre quand elles sont contraires à ma nature. " Charles Pons, commentant cette partition, soulignait en 1938 : " l’aisance dans la maîtrise, l’élégance du ton, la clarté de la ligne mélodique, les jeux chatoyants d’accords enluminés par les prodigieuses trouvailles de l’orchestre, une puissance d’ennoblissement... "

Affiche concert du 8 novembre 1941, Salle Debussy (Paris), avec le concours de Jacques de la Presle. Parmi les œuvres interprétées : Trois Elégies (Dans le parc, Une douceur splendide et sombre, Comme une grande fleur) de Jacques de la Presle.
( Coll. D.H.M. )

A son retour de Rome, Jacques de la Presle se livre à l’enseignement, notamment au Conservatoire de Paris où il professe l’harmonie de 1937 à 1958. Au nombre de ses élèves qui bénéficièrent avantageusement de ses leçons d’harmonie citons Maurice Jarre, Antoine Duhamel, ainsi que le compositeur canadien André Mathieu et la pianiste Agnelle Bundervoët. C’est pour elle qu’il écrira ses Thème et Variations et son Concerto en ré, qu’elle créa en 1951 chez Colonne, au théâtre du Châtelet, sous la direction de Paul Paray. Cette œuvre obtint d’ailleurs en 1953 le Prix de la Ville de Paris. Cet enseignement, qu’il considérait d’ailleurs comme " supérieurement intéressant ", était une source de joie importante. Il formait ses élèves pour en faire de véritables artistes. Certes, dans sa classe on apprenait la musique !, mais on parlait aussi beaucoup de littérature, de théâtre, de peinture, de sculpture..., bref de tous les arts qui élèvent l’âme sensible et délicate d’un artiste. Jacques de La Presle fut également directeur artistique de Radio-Paris à partir de 1930, puis de la Radiodiffusion nationale jusqu’en 1943, et inspecteur principal de l’enseignement musical de 1945 à 1952.

Dans toute l’œuvre de Jacques de La Presle on retrouve la sincérité de l'auteur, qui certes est moderne, mais n'oublie jamais l'apport du passé. Il avait d'ailleurs déclaré un jour : " La culture c'est la connaissance profonde des formes et des manifestations des sensibilités de ceux qui nous ont précédés. " Le catalogue de ses compositions donne une idée de son œuvre que l’on peut aisément qualifier d’importante. Il aurait certainement désiré écrire encore davantage, mais ses nombreuses occupations l’en empêchèrent. En dehors des partitions déjà évoquées, citons sa Sonate pour violon et piano, interprétée notamment par Lucienne Royer et Pierre Vibert, sa Petite suite en fa pour basson et piano, interprétée par Maurice Allard et André Collard, sa Pièce en concert pour violoncelle et piano, jouée par Reine Flachaut et Odette Pigault, et plus récemment par Jacques Ripoche et Ichiho Takishima, son Jardin mouillé pour harpe, au répertoire de Marielle Nordman et autrefois à celui de la regrettée Lily Laskine... Mais c’est surtout pour ses nombreuses mélodies, toujours écrites dans un style soigné et délicat, sur des textes d’Emile Verhaeren, Albert Samain, Francis Jammes, Henri de Régnier, Louis Le Cardonnel, Battanchon, ou encore Anna de Noailles, que Jacques de la Presle est reconnu. Elles étaient chantées régulièrement après la dernière guerre, notamment par le baryton Camille Maurane, grand spécialiste de la mélodie française, accompagné d’Odette Pigault ou de Catherine Brilly, qui en a enregistré beaucoup au début des années soixante : Chanson, Prière, La maison serait pleine de roses, Heures d’après-midi, Le vent, Trois impressions, La lettre, l’Attente mystique, Heures claires...

Jacques de la Presle est également l'auteur d'ouvrages pédagogiques : Soixante Leçons d'harmonie (Basses et Chants donnés. Réalisations), recueil de leçons données par l’auteur aux concours du Conservatoire (Leduc, 1945), Dix Leçons de solfège (Paris, L. de Lacour, 1947). Longtemps domicilié rue de Courcelles à Paris XVII°, il est décédé le 6 mai 1969 à Paris.

Personnage courtois, modeste et très cultivé, Jacques de la Presle qui n’ignorait rien du passé tout en prévoyant l’avenir, " parcourant avec un égal bonheur les routes de l’ampleur et celle de la finesse ", nous a légué une œuvre où " l’esprit le plus pur anime toujours la manière d’ailleurs précieusement ciselée. " Elle représente et représentera longtemps encore cette pure tradition de la musique française, héritière de la pensée de Franck, qui appartient à l’histoire de la musique.

Denis HAVARD DE LA MONTAGNE 4

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1) Cette église, construite en 1684 par Jules Hardouin-Mansart sur ordre de Louis XIV, fut longtemps la paroisse de la famille royale. Un grand-orgue y fut dressé dès 1687 par le facteur parisien Julien Tribuot. Restauré et remanié par François-Henri Clicquot en 1766, puis par Louis-Paul Dallery en 1834, il fut totalement reconstruit en 1868 par Merklin. C'est cet instrument que touchait Jacques de La Presle en 1910 (33 jeux répartis sur 3 claviers manuels de 54 notes et un pédalier de 27 touches). A son départ de Versailles en 1920, un autre lauréat du Prix de Rome lui succédera en la personne de René Guillou. [ Retour ]

2) A la fin des hostilités cet orchestre, dépendant alors du Maréchal Fayolle, fut conduit par le chef d'orchestre Louis Fourestier qui le dirigea dans les régions occupées. [ Retour ]

3) René Dorin (1891-1969), célèbre revuiste et chansonnier entre 1930 et 1960, se produisait notamment au théâtre des " Deux Anes ". C'est le père de la comédienne Françoise Dorin, femme de l'humoriste Jean Poiret, attachée au théâtre du Quartier Latin en 1955, et auteur de chansons : Que c'est triste Venise, N'avoue jamais (Aznavour). On lui doit également des pièces de théâtre et le célèbre roman Va voir Maman, Papa travaille. [ Retour ]

4) Nous remercions vivement Madame Anne de La Presle d'avoir mis si obligeamment à notre disposition l'importante documentation qu'elle détient sur son beau-père. Ont été également très précieux pour la rédaction de cette notice, l'entretien de Jean de La Presle avec Sylvie Albert (France-Culture, 28 mai 1984, émission " Les grands musiciens contemporains " consacrée à Jacques de La Presle), et l'émission " Eté à la campagne " de Vincent Figuri (France-Musique, 26 août 2001), entièrement consacrée ce jour-là à Jacques de la Presle. [ Retour ]



Oeuvres de Jacques de La Presle - Detroit-Windsor Chamber Ensemble

Paru en 2008 :
"Jacques de la Presle"

Detroit-Winsdor Chamber Ensemble
Sonate pour violon et piano
Petite Suite en fa pour basson et piano
Le Jardin mouillé pour harpe
Le Rêve du jeune faon pour cor et piano
Scherzetto pour cor et piano
Orientale pour flûte et piano
Pièce brève pour basson et piano
Chant triste pour violoncelle et piano
Pièce de concert pour violoncelle et piano
Suite en sol pour quatuor à cordes

1 CD POLYMNIE (POL 590 452), enregistré en 2006 et 2007
49 bis route de Maisons Blanches, 10800 Buchères
tél : 03 25 41 84 90 – www.polymnie.net

Audio lecteur Windows Media Sonate pour piano et violon, extrait, second mouvement : lent.
Audio lecteur Windows Media Petite suite en fa, extrait, Tambourin.
Audio lecteur Windows Media Suite en sol, extrait: Fêtes.



CD Paru en 2013 :
« Le Jardin mouillé »

par Mami Kino (piano)
Federico Monpou, 9 Chansons et Danses
Francis Poulenc, Novelette 1 à 3
Jacques de la Presle : Le Jardin mouillé (arr. Pour piano par M. Kino), Thème et variations
Claude Debussy, Clair de lune (extrait de la Suite bergamasque)

1 CD CORE ( CORE-CD1033), enregistré les 16 et 17 juillet 2013
au Studio Frédéric Chopin à Montgivray (Indre)


La naissance d'un nouveau monde Paru en 2014
« La naissance d'un nouveau monde »
dans la série « Les musiciens et la Grande Guerre », volume V

par Thomas Duran (violoncelle)
et Nicolas Mallarte (piano)
Erwin Schulhoff, Sonate pour violoncelle et piano, op. 17 (1914)
Franck Bridge, Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur (1913-1917)
Enrique Granados, Madrigal (1915)
Joseph Boulnois, Sonate pour piano et violoncelle (1917)
Jacques de la Presle, Guitare (1915)

1 CD WW1 MUSIC, Editions HORTUS (Hortus 705)
enregistrement : janvier 2014
www.editionshortus.com


Invitation au voyage, mélodies françaises Paru en 2014
« Invitation au voyage, mélodies françaises »

par Stéphanie d'Oustrac (mezzo-soprano)
et Pascal Jardin (piano)
Henri Duparc, L'Invitation au voyage, Soupir, Chanson triste, La Vie antérieure
Jacques de la Presle, Odelette, Voeu, Dédette, Nocturne
Claude Debussy, Le Balcon, Harmonie du soir, Le Jet d'eau, Recueillement, La Mort des amants, Soupir, Placet futile, Éventail
Lili Boulanger, Si tout ceci n'est qu'un pauvre rêve, Nous nous aimerons tant, Vous m'avez regardé avec toute votre âme
Reynaldo Hahn, La Chère blessure, A Chloris

1 CD Editions AMBRONAY AMY042 (distribution Harmonia Mundy)
www.ambronay.org/


Les musiciens et la Grande Guerre (volume XIII) Paru en 2015
« Clairières dans le ciel »
dans la série « Les musiciens et la Grande Guerre »,
volume XIII

par Cyrille Dubois (ténor)
et Tristan Raës (piano)
Pierre Vellones, Lettres du front (1916),
Aux Gonces qui se débinent (1915)
Joseph-Guy Ropartz, Quatre odelettes (1914)
Georges Migot, Sept petites images du Japon ( 1917)
Jacques de la Presle, Chanson de la rose (1917),
La branche d'acacia (1916), Heureux ceux qui sont morts (1918)
Lili Boulanger, Clairières dans le ciel (1914)

1 CD WW1 MUSIC, Editions HORTUS (Hortus 713)
enregistrement : mars 2015 à l'Abbaye de Royaumont
www.editionshortus.com


Paru en 2015
« Sérénade »
dans la série « Les musiciens et la Grande Guerre », volume XIV

par le Quatuor Calidore
Jeffrey Myers (violon), Ryan Meehan (violon)
Jeremy Berry (alto), Estelle Choi (violoncelle)

Paul Hindemith, Quatuor à cordes n° 4, op. 22 (1921)
Ernst Toch, Sérénade pour 2 violons et alto (1916)
Darius Milhaud, Quatuor n° 4 (1918)
Igor Stravinsky, Trois pièces (1914)
Jacques de la Presle, Suite en sol (1917) :
I – Menuet pittoresque
II – Chanson intime
III – Fêtes

1 CD WW1 MUSIC, Editions HORTUS (Hortus 714)
enregistrement : février, août 2014 au Zippoer Hall de la Colburn School of Music,
Los Angeles (Etats-Unis)
www.editionshortus.com


Paru en 2016
« Verdun, feuillet de guerre »
dans la série « Les musiciens et la Grande Guerre », volume XVI

par Françoise Masset (soprano) et Anne Le Bozec (piano)
G. Pierné, Les Dernières pensées
P. Ladmirault, La Petite bague de la tranchée
J. de la Presle, Ô Morts
H. Février, Mimi Pinson met sa cocarde, Octobre
R. Hahn, La Balançoire, Nuits de grand vent, Aux morts de Vauquois, Mon Petit bateau, Un Bon petit garçon
A. Caplet, In una selva oscura, Solitude, Prière normande
P. Vellones, Lettre de chez nous
H. Février, Chanson à ma mie, La Lettre
A. Bruneau, Le Tambour, La Tranchée aux étoiles
J. Pillois, Il est un air, Mi-brise mi-brume
V. Scotto, Les Tourneuses d'obus
F. Halphen, Vieille chanson

1 CD WW1 MUSIC, Editions HORTUS (Hortus 716)
www.editionshortus.com


Paru en 2017
« Dans les services de santé, le piano mobilisé »
dans la série « Les musiciens et la Grande Guerre », volume XXIII

par Amaury Breyne (piano)
J. Ibert, Le vent dans les ruines (1915)
Roger-Ducasse, Variations sur un choral (1915)
J. de la Presle, Petite berceuse (1918)
J. Huré, Deuxième sonate (1916)
A. Roussel, Doute (1919)
M. Ravel, Prélude (1913)
D. de Séverac, Les Naïades et le faune indiscret (1919)
C. Koechlin, Troisième sonatine, op. 59 (1915-1916)

1 CD WW1 MUSIC, Editions HORTUS (Hortus 723)
www.editionshortus.com




Jacques de la Presle

par André Hodeir
(in L'Echo des étudiants [de Montpellier], sept. 1943)

 

Jacques de la Presle est mon maître. Au risque d'être taxé de partialité, j'ai voulu lui apporter ici un témoignage d'admiration, tout en donnant aux lecteurs de L'Echo quelques détails sur un musicien qui ne jouit pas encore, à mon sens, de la renommée qu'il mérite.

Jacques de la Presle a toujours dédaigné le battage, la publicité dont se sont entourés tant de compositeurs qui ne le valent pas. C'est un modeste, un vrai. II s'est toujours tenu à l'écart des soi-disant "grands mouvements" qui font beaucoup parler d'eux et produisent, en définitive, assez peu d'œuvres valables. Ceci explique cela.

Jacques de la Presle est né à Versailles le 5 juillet 1888. Dès son plus Jeune âge, il montra d'étonnantes dispositions pour la musique : à 10 ans, il remplissait les fonctions d'organiste chez les Eudistes de Versailles, dont il était l'élève.

Au Conservatoire, il passa successivement dans les classes de Taudou, Caussade et Paul Vidal. De ce dernier, il a conservé un souvenir particulièrement vif, et il faut voir avec quelle admiration il en parte : « C'était un professeur merveilleux, dit-il. Il connaissait tout ; il avait tout lu, tout entendu. Il avait sur la musique des vues très larges, et, bien que s'appuyant sur un classicisme d'école extrêmement solide, il savait nous orienter vers des horizons nouveaux. Je me rappelle l'avoir vu s'enthousiasmer pour une œuvre de Darius Milhaud, qui pourtant faisait figure, à cette époque, de révolutionnaire outrancier. »

La guerre devait arracher Jacques de la Presle à ses études. Ce ne fut qu'en 1919 qu'il put tes reprendre. Il obtint en 1920 le second Grand prix de Rome avec la cantate Don Juan. L'année suivante, la cantate Hermione lui valut le premier Grand prix.

C'est durant son séjour à la Villa Médicis, prolongé par un long voyage dans toute l'Italie, qu'il composa son grand ouvrage, L'Apocalypse de Saint-Jean, créé en 1929 aux Concerts Lamoureux, C'est un oratorio d'une belle ampleur, tour à tour plein d'envolée et de sérénité, dont je ne puis parler en détail, faute de l'avoir vu et entendu exécuter avec les imposants effectifs qu'il réclame. Une lecture au piano des principaux fragments de l'œuvre m'a toutefois convaincu de sa richesse et de sa simplicité.

On retrouve cette simplicité qui est la marque des vrais musiciens dans toutes les autres compositions de J. de la Presle. Il s'agit d'œuvres de moindre envergure, de mélodies surtout, toutes empreintes de cette musicalité, de ce bon goût bien français derrière lesquels J. de la Presle dissimule un fond d'émotion intense qui se laisse deviner.

Il aime les poètes clairs, simples, ceux dont la langue élégante s'allie à la pensée sans détours. Jammes, Verhaeren, Henri de Régnier, Le Cardonnel sont ainsi traduits par un artiste qui partage par pure affinité de tempérament, leurs réactions les plus intimes. Tour à tour sa musique se fait âpre (Le vent, L'attente mystique), ou d'une douceur exquise (Les heures). Et comment résister au charme pénétrant des Deux chœurs du printemps, dont le premier surtout, Avril, est d'une veine mélodique délicieuse.

Professeur d'harmonie au Conservatoire depuis 1937, J. de la Presle applique cette belle intelligence que l'on devine chez le compositeur au difficile travail de pédagogue.

Chez J. de la Presle, le professeur est indissociable de l'homme. Je veux dire que ce ne sont pas des aptitudes pédagogiques spéciales, mais ses qualités propres qui font de lui un professeur éminent.

J'estime qu'un excellent professeur d'études supérieures, c'est à dire un maître qui s'adresse à des jeunes gens à l'esprit déjà formé, doit être capable, avant qu'il soit question d'enseignement de créer un climat qui lui soit propre. Il doit inspirer à ses élèves une confiance, une sympathie, une admiration qui les pousse à se confier à lui, à discuter avec lui en toute liberté ; car je ne conçois l'enseignement artistique supérieur que comme un perpétuel échange de vues entre élève et professeur, échange dans ce dernier -doit toujours savoir l'avantage afin de convaincre l'élève et non de lui imposer en bloc ses idées.

Certains professeurs, et non des moins réputés, sont incapables d'établir entre eux et leurs disciples le moindre courant de sympathie. Quels que soient leurs succès dans les concours, je demeure persuadé qu'en définitive leur enseignement s'avère stérile, car s'il est vrai qu'une attitude froide et distante peut en imposer, à certains sujets à l'esprit, indiscipliné, elle ne peut, que rebuter le véritable sujet d'élite, celui qui sent en lui une force généreuse, créatrice, et qui ne veut voir en son maître qu'un guide, un initiateur, ami.

Jacques de la Presle sait être cet ami. Ami combien précieux et révéré, car cette notion d'amitié ne doit point, chez l'étudiant, supplanter celle de respect. Ce n'est pas, chez lui, le résultat d'un effort, mais chose toute spontanée : il aime ses élèves et il aime sa mission de professeur ; et c'est pourquoi il la remplit avec tel désintéressement, une telle foi.

Il sait encourager ses élèves sans leur cacher leurs défauts ; entretenir chez eux l'indispensable feu sacré ; ménager l'amour-propre des uns et piquer celui tes autres ; faire appel à leur initiative, à leur sens artistique ; maintenir, même, par d'innocentes plaisanteries, une perpétuelle bonne humeur au sein de son cours, et cela sans jamais nuire au sérieux fondamental de son enseignement.

Comment cette ferveur ne serait-elle pas réciproque? Je puis assurer qu'elle l'est, et que malgré son indulgence, ou peut-être précisément à cause d'elle, les disciples ont à cœur de se montrer dignes du Maître. Peu nombreuses, sans aucun doute, sont les classes du Conservatoire où règne une telle atmosphère de travail, librement consenti.

Et J. de la Presle n'est jamais plus heureux que lorsqu'il sent, groupés derrière le piano tandis qu'il commente une réalisation d'harmonie, ses élèves en parfaite communion avec lui, faire leur profit de ce qu'il leur explique avec tant de soin.

Son enseignement est basé sur un classicisme large, et c'est à mon avis le seul qui permettre à un jeune musicien d'acquérir une technique solide sans aliéner sa personnalité. Cette personnalité du jeune musicien, J. de la Presle la respecte, et s'efforce même de la développer contrairement à certains autres professeurs qui, consciemment ou non, font de leurs élèves des caricatures d'eux-mêmes.

C'est une plaisir que de "parler musique" avec jacques de la Presle. Profondément cultivé, il représente à mes yeux l'esprit de tradition dans ce qu'il a de meilleur. Alors que chez tant d'autres, cet esprit de traditions n'aboutit qu'à un dessèchement, la largeur de vues de J. de la Presle n'en a pas souffert. On sent chez lui, cependant, une révolte instinctive contre l'excessif, une indéniable attirance pour la musique spécifiquement française, pour ce bon goût français dont il est lui-même pourvu à un si haut point. Gabriel Fauré est peut-être le musicien qu'il préfère. Là où je ne suis moins, c'est lorsque son indulgence l'entraîne à louer certains musiciens que je n'aime guère, tels que Léo Delibes, par exemple. Mais je ne m'étendrai pas sur cette unique réserve, ayant encore présentes à la mémoire cent autres conversations au cours desquelles j'ai pu admirer la sûreté de son jugement et la profondeur de ses vues.

Jacques de la Presle est un pur, un sincère, un véritable artiste. C'est assez rare au 20e siècle, pour que je prenne plaisir à l'écrire.

André Hodeir (1921-2011)
violoniste, compositeur, musicologue

(coll. Pierre Fargeton, transcription DHM)




Concert Jaces de La Presle


Voir aussi la page:
Concerts printemps 2009 pour le 40e anniversaire de sa mort


CATALOGUE DES ŒUVRES DE
JACQUES DE LA PRESLE


 

ORCHESTRE

Album d’images, suite symphonique, 1931 (Leduc)
Aria et Gigue, années 1940 (Leduc)
Soir de bataille, tableau symphonique pour orchestre, Lecomte de Lisle, Impressions, 1914-1918


 

PIANO ET ORCHESTRE

Chanson intime, arrangement de S. Chapelier, 1922 (Salabert)
Concerto en ré, 4 mouvements : 1) Rome, Naples, Vienne - 2) Paysage d’Ile de France - 3) Versailles - 4) Fête populaire, 1950 (Leduc)
Extrême Orient, arrangement de S. Chapelier, 1924 (Salabert)
Impressions provençales, 1) Insouciance - 2) Tambourin, 1958 (Leduc)
L’église de village, arrangement de S. Chapelier, 1924 (Salabert)


 

PIANO


Album d’images :
dédicace, la Souris, l’Escargot, l’Eléphant, l’Araignée, les Lapins, le Mouton, les Poules, la Mouette, la Chèvre, les Petits cochons, suite pour piano, 1931(Leduc)
Berceuse, 1929 (Salabert)
Boléro espagnol, 1904
Concerto en ré, 4 mouvements, réduction pour deux pianos, 1950 (Leduc)
Impromptu, 21 août 1910
Les demoiselles de tabarin, 5 août 1959
Parade fantasque, 1930 (Leduc)
Petite berceuse, 1930 (Leduc)
Petite chanson pour la poupée, 1961
Première pensée, 1900
Première sonate, 1901
Thème et Variations, 1944 (Leduc)
Tristesse !!,
août 1903
 
 

PIANO ET BASSON

Orientale, 1930 (Leduc)
Petite Suite en fa : Gigue, Aria, Tambourin, 1944 (Leduc). Audio lecteur Windows Media Extrait, Tambourin.
Pièce brève, 1957
 
 

PIANO ET COR

Le rêve d’un jeune faon, 1949 (Leduc)
Scherzetto, 1935 (Leduc), existe pour piano et violoncelle
 
 

PIANO ET VIOLON

Chanson intime, 1922 (Salabert)
Elégie, 1905
Orientale, 1930 (Leduc), existe également pour saxophone, alto et piano, ou flûte et piano
Petite berceuse, transcription par Akio Yashiro, Pâques 1953
Scherzo, 1912 (Editions Musicales Européennes)
Sonate, 1921 (Salabert). Audio lecteur Windows Media Extrait, second mouvement : lent.
 
 

PIANO ET VIOLONCELLE

Chant triste, 1912 (Editions Musicales Européennes)
Guitare, 1915 (Editions Musicales Européennes)
Pièce de concert, 1932 (Salabert)
 
 

QUATUOR A CORDES

Suite en sol : Menuet pittoresque, Chanson intime, Fêtes, 1919 (Salabert). Audio lecteur Windows Media Extrait: Fêtes.
 
 

VIOLON

Solo de violon, 20 février 1917
 
 

CONTREBASSE

Suite en sol : Menuet pittoresque, Chanson intime, Fêtes
 
 

HARPE

Le jardin mouillé, 1913 (Leduc)
 
 

FLÛTE

Menuet pittoresque
 
 

ORGUE

Alma Mater, janvier 1913
Andante religioso
Offertoire pour le dimanche de Pâques
, pour orgue et orchestre à cordes, 14 mars 1921
Prière, 2 novembre 1912
 
 

VOIX ET ORCHESTRE

A l’aube, pour solistes, chœur et orchestre, sur un poème d’A. Sylvestre, janvier 1915
Apocalypse de saint Jean, oratorio en 3 tableaux d’après la Bible, 4 voix solistes, 2 chœurs mixtes et orchestre, poème d’H. Naville et J. de La Presle, 1929 (Salabert)
Don Juan, cantate pour chœur et orchestre, 2ème prix de Rome en 1920
Hermione, cantate pour 3 voix solistes et orchestre, 1er prix de Rome en 1921
Impressions, pour une voix et orchestre, sur un poème de G. Battanchon, (Salabert)
Le sphinx, pour une voix et orchestre, sur un poème de J. Lahor, 11 juillet 1919
Le vent, pour une voix et orchestre, sur un poème d’E. Verhaeren, (Salabert)
Marche nuptiale, pour voix, deux violons, alto, violoncelle, piano, E.Haraucourt
Prière du marin, pour 4 voix, violoncelle, 2 violons et piano, T. Gautier, 13 mars 1908
2 chœurs de printemps : avril, juin, pour chœur mixte, cordes et piano, 1929 (Salabert)
 
 

VOIX ET PIANO

Ardeur, Anna de Noailles
Ariette oubliée…, Paul Verlaine, 23 mai 1907
A une jeune fille, Victor Hugo
Ave Maria, 1916 (Leduc)
Ballade, Jacques Villon, 9 janvier 1926
Boucles d’argent et boucles d’or !..., Maurice Fleury, 6 mai 1911
Ce jardin clair, E. Verhaeren, 1923 (Salabert)
Chanson, H. de Régnier, 1927 (Salabert)
Chanson de la rose, extraite de Bilitis, pour ténor et piano, poème de M.A. Robert, 9 mai 1917 (Paris, Editions Fortin-Armiane, 2014, www.armiane.fr)
Cocorico pour ténor solo, chœurs et piano, poème d’E. Rostand, extrait de Chantecler (Enoch), écrit pour l’émission mondiale du 3 janvier 1937 à 17 heures " Heureuse et bonne année ", allocution de Chantavoine.
Colloque sentimental, Paul Verlaine, 25 mai 1907
Crépuscule
Cri de guerre
, pour piano, chant et chœur d’hommes, poésie de René Dorin, 1915 (Leduc)
Dédette, général de la Tour, juin 1913
Deux chansons : Chanson violette, Chanson d’été, A. Samain, 1939 (Salabert)
Deux valses, C. Forge, 1935 (Salabert)
Dis-le moi !...
Eté
, pour chœur et deux pianos, 7 avril 1914
Extrême orient, Albert Samain, 1910 (Salabert)
Fin de journée, H. de Régnier, 1939, " Trois mélodies " (Salabert)
Heure du soir, E. Verhaeren, 1939, " Trois mélodies " (Salabert)
Heures claires : Viens lentement t’asseoir, Le printemps jeune et bénévole, E.Verhaeren, 1945 (Leduc)
Heures d’été : Apporte les cristaux dorés, Frêle comme un harmonica, Il pleut des pétales de fleurs, Ton menton pose dans ta main, Lune de cuivre - Parfums lourds, A.Samain, 1922 (Salabert)
Heureux ceux qui sont morts, C. Péguy, 1920 (Salabert)
Idylle muette, Sully Prud’homme
Il passa…, H. Vacaresco, 17 août 1946
Impressions : J’ai parfois dans le cœur, Oh ! quel étrange mal, Accablé de silence et d’ombre, G. Battanchon, 1922 (Salabert)
J’aime l’aube aux pieds nus…, A. Samain, 26 février 1914
J’ai trop pleuré, F. Gregh, 15 mars 1907
La branche d’acacia, pour piano et chant, poème de J. Richepin, 1916 (Paris, Editions Fortin-Armiane, 2014 www.armiane.fr)
La flûte de jade, F. Toussaint, 6 juin 1922
La Lettre, H. Barbusse, 1940 (Leduc)
La maison serait pleine de roses, F. Jammes, 1939, " Trois mélodies " (Salabert)
Larmes, Albert Samain, 1910 (Salabert)
La source, A. Sylvestre, 14 octobre 1911
L’attente mystique : O mon Dieu, je reviens d’un long voyage, Je cherche vos desseins, ô Maître, Je veux me reposer sur les collines saintes, L. Le Cardonnel, 1929 (Salabert)
Le dernier vœu, A. Sylvestre, 2 novembre 1906
Le gentilhomme de la montagne, divertissement mauresque, pour piano, chant et choeur
L’église de village, H. Naville, 1925 (Salabert)
Le rucher, G. Battanchon, 1922 (Salabert)
Les cieux, octobre 1907
Les enfants pauvres, V. Hugo
Les goélands gris, 8 janvier 1907
Les grands vents venus d’outre-mer, H. de Régnier, 1910 (Salabert)
Les Heures : Heure claire, Heure d’après-midi, Heure du soir, E. Verhaeren, 1923 (Salabert)
Le sphinx, J. Lahor, 11 juillet 1919
Le vanneur de blé, J. du Bellay
Le vent, E. Verhaeren, 1923 (Salabert)
L’urne, E. Henriot, 16 novembre 1906
Madrigal lyrique, H. de Régnier, 8 juin 1912
Nicolas, Nicolette et le petit chat, mars 1964
Nocturne, H. de Régnier, 30 septembre 1913
Nouche et les oiseaux, mars 1962
Nuit bienfaisante, 14 décembre 1921
Odelette, H ; de Régnier, 5 juin 1913
O morts !, R. Dorin, 22 février 1917
Orphica, L. Le Cardonnel, 1945, (Leduc)
Où est-il ?, 1910 (Salabert)
Par le jardin, octobre 1907
Poème à Dédette, 1er janvier 1916
Pour que la nuit soit douce, H. Reyniel, 16 octobre 1912
Prière, F. Jammes, 1922 (Salabert)
Psaume 23, pour 4 voix et piano, L. Racine
Rimes tendres, A. Sylvestre, 16 juillet 1906
Rondeau (d’autrefois), 5 décembre 1918
Rondeau d’hier, juin 1919
Soir d’été, piano et chœur à 4 voix, 20 avril 1914
Soir sur la plaine, piano, soprano, alti, ténors, basses, A. Samain, 1913
Sonnet, A. de la Presle
Sous la pluie, G. Battanchon, 1927 (Salabert)
Trois élégies : Dans le parc, Une douceur splendide et sombre, Comme une grande fleur, A. Samain, 1921 (Salabert)
Tombée du jour, piano et chœur, T. Gautier, 7 mai 1920
Trois poèmes d’Anna de Noailles : Il fera longtemps clair ce soir, L’ empreinte, Le pays, avril-mai 1952
Vent d’été, H. Naville, 1939-1940
Viole, A. Samain
Vœu, H. de Régnier, 24 juin 1912
 
 

VOIX ET HARPE

Au clair de la lune, décembre 1932
 
 

VOIX ET ORGUE

Alma Mater sub tuum
Ave Maria
, pour voix et orgue, 1916 (Leduc)
Père éternel, pour voix et orgue, 1926 (Leduc)
Prière du marin, pour 4 voix, orgue, violoncelle et 2 violons, T. Gautier, 13 mars 1908
Psaume 23, pour 4 voix et piano, L. Racine
 
 

CHANSONS
Musiques de chansons écrites pour le chansonnier René Dorin

Ah, ce qu’on est fatigué (Semi éditions musicales)
Chantez !
Il ne faut pas dire
L’anneau
Le lit de grand-mère
Le lit de la Du Barry
On est dégouté
(Semi éditions musicales)
Une deux, une deux (Semi éditions musicales)
 
 

OPERETTE

Toinon, opérette en un acte
 
 

OUVRAGES D’ETUDE

60 leçons d’harmonie, recueil des leçons données par l’auteur aux concours du Conservatoire,augmenté des leçons, la plupart inédites de G.Fauré, Florent-Schmitt, H. Busser, M.d'Olonne, H. Dallier, X. Leroux, A.Gédalge, P.Gaubert, G.Marty, J.Morpain, J.Gallon, J.Deré, R.Guillou, R.Dussaut, H.Challan, P.Maillard-Verger, P.Revel (Leduc)
Vocalise-Etude, étude pour voix moyennes (Leduc)
 

Denis Havard de la Montagne
Alix de La Presle-Evesque
(juin 2006)

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