Jacques de LA PRESLE ( 1888 - 1969 )

La Presle
Jacques de la Presle
( photo Walery, Paris, collection Mme Jean de La Presle )

Admirateur de Fauré, Ravel, Debussy et Poulenc, Jacques de La Presle, opposé à l’influence de la musique de Wagner et de Strawinsky, a composé une œuvre musicale élégante et raffinée, pleine de poésie. Ses nombreuses mélodies attestent de son âme d’artiste tournée vers le beau. Ce musicien sincère, ce poète a déclaré un jour : " Je n’ai jamais rien écrit qui ne fût pour moi un besoin impérieux de le faire. Je crois que tout artiste écrit pour s’élever au-dessus de lui-même. Je suis toujours attiré vers une expression simple, plus dépouillée. C’est ce qui est le plus difficile en art. Debussy disait qu’il cherchait toujours à atteindre jusqu'à la chair même de l’émotion. C’est, il me semble, ce que recherche toujours tout artiste passionné de vérité et de sincérité. "  Un beau jour de la Grande Guerre, alors replié dans un tunnel de Saint-Quentin (Aisne), sa nature sensible et sa tendresse le poussaient à écrire pour sa future femme une Suite en sol pour quatuor, alors que les bombardements faisaient rage autour de lui. Plus tard, à l’attention de ses deux jeunes enfants il composera un Album d’images, suite pour piano comportant des sortes de croquis d’animaux brossés en quelques traits tendres ou humoristiques.

La Presle
Jacques de la Presle à l'orgue de l'église Notre-Dame de Versailles, vers 1910.
( collection Mme Jean de La Presle )

Né le 5 juillet 1888 à Versailles, Jacques Guillaume de Sauville de la Presle est issu d’une vieille famille champenoise, aristocrate et humaniste, qui a donné trois légionnaires, dont le plus ancien Eugène-Louis est né le 4 avril 1787 à Vandières (Marne). Il joue du piano à l’âge de 6 ans, à 10 ans tient l’orgue chez les Eudistes de Versailles, où il est scolarisé, et débute ses études musicales auprès de Paul Fauchet au Conservatoire de Versailles. Suivant les conseils de Paul Taffanel, le chef d’orchestre de l’Opéra et ami de la famille, tout en poursuivant ses études littéraires couronnées par un baccalauréat ès-lettres, il rejoint ensuite le Conservatoire de musique et de déclamation de Paris. Il a là pour maîtres Antoine Taudou (harmonie), Georges Caussade (contrepoint) et Paul Vidal (composition). A cette même époque, il est nommé organiste de l’église Notre-Dame de Versailles, où il succède à son professeur Paul Fauchet, parti au grand-orgue de l’église St-Pierre-de-Chaillot, à Paris.1

La Grande Guerre interrompt prématurément ses études musicales. Jacques de La Presle ne peut même pas concourir une nouvelle fois pour le Prix de Rome, à la suite d’un premier essai vain en 1914. Parti au front dès le début de la guerre comme soldat brancardier au 119e Régiment d’Infanterie, il se retrouve à trois reprises à Verdun. Trois mois avant la signature de l’armistice, le 15 août 1918, il est sérieusement gazé, ce qui lui vaut sept mois d’hôpital entre la vie et la mort. Durant cette période, de La Presle n’abandonne pas pour autant la musique. Se souvenant d’avoir été autrefois lors de son service militaire trombone à coulisse, avec quelques camarades également passionnés de musique, parmi lesquels André Caplet, Georges Jouatte, Taillardat, Maurice Maréchal, René Dorin et plusieurs Prix du Conservatoire, il fonde un orchestre de 35 instrumentistes. Avec cette formation militaire, il s’évertue à faire oublier quelques instants aux soldats les affres de cette guerre épouvantable. Il monte de grandes œuvres, comme la suite pour orchestre, Impressions d’Italie de Gustave Charpentier, qui avait d’ailleurs déjà obtenu un succès considérable chez Lamoureux quelques années auparavant.2 Sa brillante conduite durant la guerre lui vaut la Médaille militaire, et deux citations. La deuxième, remise en même temps à lui et son ami le chansonnier René Dorin3 par le général Dethuy, commandant la 12e brigade d’infanterie, comportait le texte suivant : " remarquable brancardier, accompli depuis le début de la campagne ses fonctions de brancardier, dans les secteurs et sur les pistes les plus battus par le feu de l’ennemi, avec une vigueur et une énergie exemplaires. A contribué, en outre, dans les cantonnements de repos, par son entrain et son ascendant sur ses camarades, à ramener la gaieté et la bonne humeur, après les épreuves les plus pénibles. Le texte de cette citation fut une nouvelle fois lue en public le 7 mars 1921 au Théâtre des Arts de Rouen, lors d’une conférence du Lieutenant-Colonel breveté de La Gontrie. Elle traitait des musiques militaires à travers les âges, avec audition des vieux airs militaires français exécutés par la Musique et les Chœurs de la 5e Division sous la direction du Chef de musique Clément. Fut notamment interprété le Cri de guerre de la 6e Division d’Infanterie composé par Jacques de La Presle, sur une poésie de René Dorin, qui avait été donné aux armées la première fois le 30 juin 1915 par le 119e Régiment d’Infanterie, devant Aix-Noulette (Pas-de-Calais).

Jacques de La Presle et Joséphine Baker en 1934
Jacques de La Presle et Joséphine Baker en 1934 à Radio-Paris, lors de l'enregistrement d'airs de l'opérette La Créole d'Offenbach
( Service Général de la Presse, coll. Alix de La Presle-Evesque )

Une fois la guerre terminée, Jacques de la Presle se remet au travail, réintègre la classe de composition de Paul Vidal et décroche en 1920 le Second Prix au Concours de Rome, avec la cantate Don Juan. L’année suivante c’est enfin le Grand Prix avec Hermione, suivi du traditionnel séjour de quatre années à la Villa Médicis, aux frais de l’Académie des Beaux-Arts (1922 à 1925). Il en gardera sa vie durant un souvenir sans égal, s’étonnant même que certains compositeurs, et non des moindres, aient pu en contester les bienfaits : " Il faut vivre à Rome pendant quatre ans comme je l’ai fait pour en pénétrer tout le caractère d’éternité. J’ai voulu la comprendre à fond et je puis dire qu’elle a pris toute ma chair : je dis Rome plus que les autres villes d’Italie, car, quelle que soit la magnificence de toutes, dans nulle autre on ne trouve une semblable lumière, une aussi forte pérennité des siècles illustres écoulés. Le temps de Rome a été pour moi un temps merveilleux. Je dirai même ceci, [...] qu’à mon avis le musicien a peut-être plus encore à retirer de l’Italie que le peintre ou le sculpteur, lesquels me semblent plus particularisés et profiter moins de l’ambiance. ", et de conclure par : " j’estime donc que le Prix de Rome est un privilège extraordinaire. "

C’est dans un studio de Rome qu’il avait loué pour y accueillir sa femme, née Mlle Portalis, et ses deux jeunes fils Thibaut et Jean, qu’est né son oratorio en 3 tableaux, l’Apocalypse de saint Jean. Plus tard il précisera à propos de cette œuvre, primée au Concours musical de la Ville de Paris en 1928, et donnée en première audition par Albert Wolff chez Lamoureux, le 16 février 1929 : " J’ai voulu faire quelque chose de construit, réagir contre cette tendance moderne à disséminer les idées, à rétrécir les formes, à appauvrir l’écriture. C’est peut-être encore beaucoup de prétention de ma part, mais je me tiens en dehors de toute chapelle. J’essaie de rester moi-même, de faire ce que je crois, tout en demeurant très large d’idées et sympathique aux diverses tendances modernes : je réclame seulement le strict droit de ne pas les suivre quand elles sont contraires à ma nature. " Charles Pons, commentant cette partition, soulignait en 1938 : " l’aisance dans la maîtrise, l’élégance du ton, la clarté de la ligne mélodique, les jeux chatoyants d’accords enluminés par les prodigieuses trouvailles de l’orchestre, une puissance d’ennoblissement... "

Affiche concert du 8 novembre 1941, Salle Debussy (Paris), avec le concours de Jacques de la Presle. Parmi les œuvres interprétées : Trois Elégies (Dans le parc, Une douceur splendide et sombre, Comme une grande fleur) de Jacques de la Presle.
( Coll. D.H.M. )

A son retour de Rome, Jacques de la Presle se livre à l’enseignement, notamment au Conservatoire de Paris où il professe l’harmonie de 1937 à 1958. Au nombre de ses élèves qui bénéficièrent avantageusement de ses leçons d’harmonie citons Maurice Jarre, Antoine Duhamel, ainsi que le compositeur canadien André Mathieu et la pianiste Agnelle Bundervoët. C’est pour elle qu’il écrira ses Thème et Variations et son Concerto en ré, qu’elle créa en 1951 chez Colonne, au théâtre du Châtelet, sous la direction de Paul Paray. Cette œuvre obtint d’ailleurs en 1953 le Prix de la Ville de Paris. Cet enseignement, qu’il considérait d’ailleurs comme " supérieurement intéressant ", était une source de joie importante. Il formait ses élèves pour en faire de véritables artistes. Certes, dans sa classe on apprenait la musique !, mais on parlait aussi beaucoup de littérature, de théâtre, de peinture, de sculpture..., bref de tous les arts qui élèvent l’âme sensible et délicate d’un artiste. Jacques de La Presle fut également directeur artistique de Radio-Paris à partir de 1930, puis de la Radiodiffusion nationale jusqu’en 1943, et inspecteur principal de l’enseignement musical de 1945 à 1952.

Dans toute l’œuvre de Jacques de La Presle on retrouve la sincérité de l'auteur, qui certes est moderne, mais n'oublie jamais l'apport du passé. Il avait d'ailleurs déclaré un jour : " La culture c'est la connaissance profonde des formes et des manifestations des sensibilités de ceux qui nous ont précédés. " Le catalogue de ses compositions donne une idée de son œuvre que l’on peut aisément qualifier d’importante. Il aurait certainement désiré écrire encore davantage, mais ses nombreuses occupations l’en empêchèrent. En dehors des partitions déjà évoquées, citons sa Sonate pour violon et piano, interprétée notamment par Lucienne Royer et Pierre Vibert, sa Petite suite en fa pour basson et piano, interprétée par Maurice Allard et André Collard, sa Pièce en concert pour violoncelle et piano, jouée par Reine Flachaut et Odette Pigault, et plus récemment par Jacques Ripoche et Ichiho Takishima, son Jardin mouillé pour harpe, au répertoire de Marielle Nordman et autrefois à celui de la regrettée Lily Laskine... Mais c’est surtout pour ses nombreuses mélodies, toujours écrites dans un style soigné et délicat, sur des textes d’Emile Verhaeren, Albert Samain, Francis Jammes, Henri de Régnier, Louis Le Cardonnel, Battanchon, ou encore Anna de Noailles, que Jacques de la Presle est reconnu. Elles étaient chantées régulièrement après la dernière guerre, notamment par le baryton Camille Maurane, grand spécialiste de la mélodie française, accompagné d’Odette Pigault ou de Catherine Brilly, qui en a enregistré beaucoup au début des années soixante : Chanson, Prière, La maison serait pleine de roses, Heures d’après-midi, Le vent, Trois impressions, La lettre, l’Attente mystique, Heures claires...

Jacques de la Presle est également l'auteur d'ouvrages pédagogiques : Soixante Leçons d'harmonie (Basses et Chants donnés. Réalisations), recueil de leçons données par l’auteur aux concours du Conservatoire (Leduc, 1945), Dix Leçons de solfège (Paris, L. de Lacour, 1947). Longtemps domicilié rue de Courcelles à Paris XVII°, il est décédé le 6 mai 1969 à Paris.

Personnage courtois, modeste et très cultivé, Jacques de la Presle qui n’ignorait rien du passé tout en prévoyant l’avenir, " parcourant avec un égal bonheur les routes de l’ampleur et celle de la finesse ", nous a légué une œuvre où " l’esprit le plus pur anime toujours la manière d’ailleurs précieusement ciselée. " Elle représente et représentera longtemps encore cette pure tradition de la musique française, héritière de la pensée de Franck, qui appartient à l’histoire de la musique.

Denis HAVARD DE LA MONTAGNE 4

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1) Cette église, construite en 1684 par Jules Hardouin-Mansart sur ordre de Louis XIV, fut longtemps la paroisse de la famille royale. Un grand-orgue y fut dressé dès 1687 par le facteur parisien Julien Tribuot. Restauré et remanié par François-Henri Clicquot en 1766, puis par Louis-Paul Dallery en 1834, il fut totalement reconstruit en 1868 par Merklin. C'est cet instrument que touchait Jacques de La Presle en 1910 (33 jeux répartis sur 3 claviers manuels de 54 notes et un pédalier de 27 touches). A son départ de Versailles en 1920, un autre lauréat du Prix de Rome lui succédera en la personne de René Guillou. [ Retour ]

2) A la fin des hostilités cet orchestre, dépendant alors du Maréchal Fayolle, fut conduit par le chef d'orchestre Louis Fourestier qui le dirigea dans les régions occupées. [ Retour ]

3) René Dorin (1891-1969), célèbre revuiste et chansonnier entre 1930 et 1960, se produisait notamment au théâtre des " Deux Anes ". C'est le père de la comédienne Françoise Dorin, femme de l'humoriste Jean Poiret, attachée au théâtre du Quartier Latin en 1955, et auteur de chansons : Que c'est triste Venise, N'avoue jamais (Aznavour). On lui doit également des pièces de théâtre et le célèbre roman Va voir Maman, Papa travaille. [ Retour ]

4) Nous remercions vivement Madame Anne de La Presle d'avoir mis si obligeamment à notre disposition l'importante documentation qu'elle détient sur son beau-père. Ont été également très précieux pour la rédaction de cette notice, l'entretien de Jean de La Presle avec Sylvie Albert (France-Culture, 28 mai 1984, émission " Les grands musiciens contemporains " consacrée à Jacques de La Presle), et l'émission " Eté à la campagne " de Vincent Figuri (France-Musique, 26 août 2001), entièrement consacrée ce jour-là à Jacques de la Presle. [ Retour ]


CATALOGUE DES ŒUVRES DE
JACQUES DE LA PRESLE


 

ORCHESTRE

Album d’images, suite symphonique, 1931 (Leduc)
Aria et Gigue, années 1940 (Leduc)
Soir de bataille, tableau symphonique pour orchestre, Lecomte de Lisle, Impressions, 1914-1918


 

PIANO ET ORCHESTRE

Chanson intime, arrangement de S. Chapelier, 1922 (Salabert)
Concerto en ré, 4 mouvements : 1) Rome, Naples, Vienne - 2) Paysage d’Ile de France - 3) Versailles - 4) Fête populaire, 1950 (Leduc)
Extrême Orient, arrangement de S. Chapelier, 1924 (Salabert)
Impressions provençales, 1) Insouciance - 2) Tambourin, 1958 (Leduc)
L’église de village, arrangement de S. Chapelier, 1924 (Salabert)


 

PIANO


Album d’images :
dédicace, la Souris, l’Escargot, l’Eléphant, l’Araignée, les Lapins, le Mouton, les Poules, la Mouette, la Chèvre, les Petits cochons, suite pour piano, 1931(Leduc)
Berceuse, 1929 (Salabert)
Boléro espagnol, 1904
Concerto en ré, 4 mouvements, réduction pour deux pianos, 1950 (Leduc)
Impromptu, 21 août 1910
Les demoiselles de tabarin, 5 août 1959
Parade fantasque, 1930 (Leduc)
Petite berceuse, 1930 (Leduc)
Petite chanson pour la poupée, 1961
Première pensée, 1900
Première sonate, 1901
Thème et Variations, 1944 (Leduc)
Tristesse !!,
août 1903
 
 

PIANO ET BASSON

Orientale, 1930 (Leduc)
Petite Suite en fa : Gigue, Aria, Tambourin, 1944 (Leduc)
Pièce brève, 1957
 
 

PIANO ET COR

Le rêve d’un jeune faon, 1949 (Leduc)
Scherzetto, 1935 (Leduc), existe pour piano et violoncelle
 
 

PIANO ET VIOLON

Chanson intime, 1922 (Salabert)
Elégie, 1905
Orientale, 1930 (Leduc), existe également pour saxophone, alto et piano, ou flûte et piano
Petite berceuse, transcription par Akio Yashiro, Pâques 1953
Scherzo, 1912
Sonate, 1921 (Salabert)
 
 

PIANO ET VIOLONCELLE

Chant triste, 1912
Guitare, 1915
Pièce de concert, 1932 (Salabert)
 
 

QUATUOR A CORDES

Suite en sol : Menuet pittoresque, Chanson intime, Fêtes, 1919 (Salabert)
 
 

VIOLON

Solo de violon, 20 février 1917
 
 

CONTREBASSE

Suite en sol : Menuet pittoresque, Chanson intime, Fêtes
 
 

HARPE

Le jardin mouillé, 1913 (Leduc)
 
 

FLÛTE

Menuet pittoresque
 
 

ORGUE

Alma Mater, janvier 1913
Andante religioso
Offertoire pour le dimanche de Pâques
, pour orgue et orchestre à cordes, 14 mars 1921
Prière, 2 novembre 1912
 
 

VOIX ET ORCHESTRE

A l’aube, pour solistes, chœur et orchestre, sur un poème d’A. Sylvestre, janvier 1915
Apocalypse de saint Jean, oratorio en 3 tableaux d’après la Bible, 4 voix solistes, 2 chœurs mixtes et orchestre, poème d’H. Naville et J. de La Presle, 1929 (Salabert)
Don Juan, cantate pour chœur et orchestre, 2ème prix de Rome en 1920
Hermione, cantate pour 3 voix solistes et orchestre, 1er prix de Rome en 1921
Impressions, pour une voix et orchestre, sur un poème de G. Battanchon, (Salabert)
Le sphinx, pour une voix et orchestre, sur un poème de J. Lahor, 11 juillet 1919
Le vent, pour une voix et orchestre, sur un poème d’E. Verhaeren, (Salabert)
Marche nuptiale, pour voix, deux violons, alto, violoncelle, piano, E.Haraucourt
Prière du marin, pour 4 voix, violoncelle, 2 violons et piano, T. Gautier, 13 mars 1908
2 chœurs de printemps : avril, juin, pour chœur mixte, cordes et piano, 1929 (Salabert)
 
 

VOIX ET PIANO

Ardeur, Anna de Noailles
Ariette oubliée…, Paul Verlaine, 23 mai 1907
A une jeune fille, Victor Hugo
Ave Maria, 1916 (Leduc)
Ballade, Jacques Villon, 9 janvier 1926
Boucles d’argent et boucles d’or !..., Maurice Fleury, 6 mai 1911
Ce jardin clair, E. Verhaeren, 1923 (Salabert)
Chanson, H. de Régnier, 1927 (Salabert)
Chanson de la rose, extraite de Bilitis, M.A. Robert, 9 mai 1917
Cocorico pour ténor solo, chœurs et piano, poème d’E. Rostand, extrait de Chantecler (Enoch), écrit pour l’émission mondiale du 3 janvier 1937 à 17 heures " Heureuse et bonne année ", allocution de Chantavoine.
Colloque sentimental, Paul Verlaine, 25 mai 1907
Crépuscule
Cri de guerre
, pour piano, chant et chœur d’hommes, poésie de René Dorin, 1915 (Leduc)
Dédette, général de la Tour, juin 1913
Deux chansons : Chanson violette, Chanson d’été, A. Samain, 1939 (Salabert)
Deux valses, C. Forge, 1935 (Salabert)
Dis-le moi !...
Eté
, pour chœur et deux pianos, 7 avril 1914
Extrême orient, Albert Samain, 1910 (Salabert)
Fin de journée, H. de Régnier, 1939, " Trois mélodies " (Salabert)
Heure du soir, E. Verhaeren, 1939, " Trois mélodies " (Salabert)
Heures claires : Viens lentement t’asseoir, Le printemps jeune et bénévole, E.Verhaeren, 1945 (Leduc)
Heures d’été : Apporte les cristaux dorés, Frêle comme un harmonica, Il pleut des pétales de fleurs, Ton menton pose dans ta main, Lune de cuivre - Parfums lourds, A.Samain, 1922 (Salabert)
Heureux ceux qui sont morts, C. Péguy, 1920 (Salabert)
Idylle muette, Sully Prud’homme
Il passa…, H. Vacaresco, 17 août 1946
Impressions : J’ai parfois dans le cœur, Oh ! quel étrange mal, Accablé de silence et d’ombre, G. Battanchon, 1922 (Salabert)
J’aime l’aube aux pieds nus…, A. Samain, 26 février 1914
J’ai trop pleuré, F. Gregh, 15 mars 1907
La branche d’acacia, J. Richepin, 1916
La flûte de jade, F. Toussaint, 6 juin 1922
La Lettre, H. Barbusse, 1940 (Leduc)
La maison serait pleine de roses, F. Jammes, 1939, " Trois mélodies " (Salabert)
Larmes, Albert Samain, 1910 (Salabert)
La source, A. Sylvestre, 14 octobre 1911
L’attente mystique : O mon Dieu, je reviens d’un long voyage, Je cherche vos desseins, ô Maître, Je veux me reposer sur les collines saintes, L. Le Cardonnel, 1929 (Salabert)
Le dernier vœu, A. Sylvestre, 2 novembre 1906
Le gentilhomme de la montagne, divertissement mauresque, pour piano, chant et choeur
L’église de village, H. Naville, 1925 (Salabert)
Le rucher, G. Battanchon, 1922 (Salabert)
Les cieux, octobre 1907
Les enfants pauvres, V. Hugo
Les goélands gris, 8 janvier 1907
Les grands vents venus d’outre-mer, H. de Régnier, 1910 (Salabert)
Les Heures : Heure claire, Heure d’après-midi, Heure du soir, E. Verhaeren, 1923 (Salabert)
Le sphinx, J. Lahor, 11 juillet 1919
Le vanneur de blé, J. du Bellay
Le vent, E. Verhaeren, 1923 (Salabert)
L’urne, E. Henriot, 16 novembre 1906
Madrigal lyrique, H. de Régnier, 8 juin 1912
Nicolas, Nicolette et le petit chat, mars 1964
Nocturne, H. de Régnier, 30 septembre 1913
Nouche et les oiseaux, mars 1962
Nuit bienfaisante, 14 décembre 1921
Odelette, H ; de Régnier, 5 juin 1913
O morts !, R. Dorin, 22 février 1917
Orphica, L. Le Cardonnel, 1945, (Leduc)
Où est-il ?, 1910 (Salabert)
Par le jardin, octobre 1907
Poème à Dédette, 1er janvier 1916
Pour que la nuit soit douce, H. Reyniel, 16 octobre 1912
Prière, F. Jammes, 1922 (Salabert)
Psaume 23, pour 4 voix et piano, L. Racine
Rimes tendres, A. Sylvestre, 16 juillet 1906
Rondeau (d’autrefois), 5 décembre 1918
Rondeau d’hier, juin 1919
Soir d’été, piano et chœur à 4 voix, 20 avril 1914
Soir sur la plaine, piano, soprano, alti, ténors, basses, A. Samain, 1913
Sonnet, A. de la Presle
Sous la pluie, G. Battanchon, 1927 (Salabert)
Trois élégies : Dans le parc, Une douceur splendide et sombre, Comme une grande fleur, A. Samain, 1921 (Salabert)
Tombée du jour, piano et chœur, T. Gautier, 7 mai 1920
Trois poèmes d’Anna de Noailles : Il fera longtemps clair ce soir, L’ empreinte, Le pays, avril-mai 1952
Vent d’été, H. Naville, 1939-1940
Viole, A. Samain
Vœu, H. de Régnier, 24 juin 1912
 
 

VOIX ET HARPE

Au clair de la lune, décembre 1932
 
 

VOIX ET ORGUE

Alma Mater sub tuum
Ave Maria
, pour voix et orgue, 1916 (Leduc)
Père éternel, pour voix et orgue, 1926 (Leduc)
Prière du marin, pour 4 voix, orgue, violoncelle et 2 violons, T. Gautier, 13 mars 1908
Psaume 23, pour 4 voix et piano, L. Racine
 
 

CHANSONS
Musiques de chansons écrites pour le chansonnier René Dorin

Ah, ce qu’on est fatigué (Semi éditions musicales)
Chantez !
Il ne faut pas dire
L’anneau
Le lit de grand-mère
Le lit de la Du Barry
On est dégouté
(Semi éditions musicales)
Une deux, une deux (Semi éditions musicales)
 
 

OPERETTE

Toinon, opérette en un acte
 
 

OUVRAGES D’ETUDE

60 leçons d’harmonie, recueil des leçons données par l’auteur aux concours du Conservatoire,augmenté des leçons, la plupart inédites de G.Fauré, Florent-Schmitt, H. Busser, M.d'Olonne, H. Dallier, X. Leroux, A.Gédalge, P.Gaubert, G.Marty, J.Morpain, J.Gallon, J.Deré, R.Guillou, R.Dussaut, H.Challan, P.Maillard-Verger, P.Revel (Leduc)
Vocalise-Etude, étude pour voix moyennes (Leduc)
 

Denis Havard de la Montagne
Alix de La Presle-Evesque

(juin 2006)


 


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