Les orgues de l'École Saint-Sigisbert de Nancy

Chapelle de l'Ecole St-Sigisbert, Nancy
Chapelle de l'École
Saint-Sigisbert à Nancy
( coll. O. Geoffroy )

 

Aujourd’hui comme jadis, l’inauguration d’un nouvel orgue est un événement important. Grand-messe de bénédiction, sermon approprié et concert rassemblent une foule de curieux et mélomanes. A travers l’instrument construit en 1930 dans la chapelle de l’école Saint-Sigisbert à Nancy, pour lequel une recherche a permis d’exhumer quelques documents d’époque, on peut retrouver l’émotion engendrée par ces instants uniques.

Mgr Guise (1867-1947), supérieur de l’école Saint-Sigisbert depuis 1910 avait depuis longtemps souhaité voir sa chapelle embellie d’un orgue. Grâce à de généreux donateurs, le rêve devenait réalité. Le facteur Roethinger de Strasbourg avait monté l’instrument au printemps 1930. La nouvelle fut annoncée en ces termes dans le Bulletin des Anciens Elèves de la Malgrange – Saint-Sigisbert de 1930 (" Chronique de l’école Saint-Sigisbert ") :

Chapelle de l'Ecole Saint-Sigisbert à Nancy, juin 2006
( photo Christian Errard )

" Au moment où nous écrivons cette chronique, la maison Roethinger à Strasbourg termine construction d’un orgue généreusement offert à notre chapelle. L’instrument du système électro-pneumatique, comportera treize jeux répartis sur deux claviers manuels à cinquante-six notes et sur un pédalier de trente marches. Il sera béni et inauguré le dimanche 18 mai. En invitant dès aujourd’hui nos lecteurs à cette cérémonie, nous ne pouvons taire notre joie ni retarder l’expression de notre reconnaissance : joie, à la pensée que nos fêtes seront plus brillantes, nos chants plus solennels, notre piété plus conforme à celle que voulait Pie X quand il demandait que l’on prie sur de la beauté, reconnaissance à ceux (Dieu les connaît...) qui ont rendu possible, malgré l’énorme majoration des prix, la réalisation d’un projet que le signataire de ces lignes caressait depuis longtemps ".

Le dimanche 18 mai 1930, la chapelle était remplie pour la bénédiction solennelle de l’instrument, cérémonie dont le même bulletin s’est fait l’écho sous la plume de René d’Avril, critique musical et écrivain, auteur notamment du livret pour le Mystère de saint Nicolas, mis en musique par Guy Ropartz. L’instrument est tout d’abord décrit avec force détails, dans sa composition et son mécanisme :

" Le dimanche 18 mai, après-midi, a été béni et inauguré l’orgue de la chapelle de l’école Saint-Sigisbert, lequel, croyons-nous est unique en son genre. Cet instrument, sorti des Etablissements E.-A. Roethinger de Strasbourg réalise en effet les tout derniers progrès dans la facture moderne des orgues. Pour obtenir la douceur, la rapidité du toucher, on s’était servi jusqu’à présent des systèmes pneumatiques ou tubulaires. L’orgue de Saint-Sigisbert, suivant une formule neuve, pratiquée, paraît-il, en Angleterre, est électro-pneumatique. Le courant, produit par des accumulateurs, rend facile et sensible, non seulement l’exécution, mais encore la registration et les combinaisons de jeux. A la précision, ce système joint encore l’avantage d’un très faible encombrement. C’est ainsi qu’à Saint-Sigisbert, l’instrument est installé de part et d’autre de la tribune, laissant encore libre, au milieu et dans le fond, un assez vaste espace.

" Et pourtant, il y a là treize jeux, répartis sur deux claviers manuels (récit et grand-orgue) ainsi que sur un pédalier. Beaucoup moins de pédales d’accrochage. De simples boutons, à portée d’un doigt de l’exécutant permettent les accouplements et les effets préparés (combinaisons fixes : pp, p, mf, forte, fortissimo, plein-jeux, grands-jeux, octaves graves et aiguës, accouplements en 16, 8, 4, tirasses et trémolo). Quand aux durs registres d’autrefois, qu’il fallait parfois tirer à deux mains pour introduire la sonorité d’un jeu, des petites lames, basculant sans effort sur un pivot les remplacent. Selon que l’on pousse légèrement dans un sens ou dans un autre, le jeu chante ou devient muet.

" La soufflerie est automatique. Les accumulateurs permettent de jouer pendant cinq heures de suite. L’audition terminée, ils se rechargent d’eux-mêmes.

" N’est-ce pas là un très grand progrès ? Que d’efforts supprimés ! Ne faut-il pas, bien souvent à l’orgue deux personnes : l’exécutant et celui qui tire et prépare les jeux ? Ici tout tombe facilement sous la main d’un seul musicien.

" Tel est, dans ses grandes lignes, le mécanisme de l’instrument que les employés de la maison Roethinger ont monté en l’espace de quelques jours, ce qui constitue un véritable tour de force.

" Des dons généreux ont permis de compléter ainsi, de la façon la plus heureuse, l’élégante chapelle néo-gothique de l’établissement d’instruction secondaire du cours Léopold.

" Voici quelle est, en détail, la composition de l’orgue :

Grand-orgue : Bourdon de 16 pieds, montre de 8, salicional de 8, flûte harmonique de 8, prestant de 4.

Récit expressif : Bourdon de 8 pieds, flûte octaviante de 4, gambe de 8, voix céleste de 8, trompette de 8, basson-hautbois de 8.

Pédalier : Soubasse de 16 pieds, bourdon doux de 16.

Les deux claviers manuels comptent 56 notes chacun. Le pédalier est de trente marches. Il y a neuf accouplements, par touches à bascules et pédales. L’ensemble est de 706 tuyaux. "

La cérémonie de bénédiction est ensuite décrite, ainsi que le concert donné par Constant Pernin, l’organiste de la Cathédrale de Nancy :

" A 16h30, répondant à l’invitation de M. le chanoine Guise, directeur de l’école Saint-Sigisbert, arrivent, très nombreux, les auditeurs. M. l’adjoint Marchal se trouve parmi eux. Nous remarquons dans l’assistance un certain nombre de musiciens : le compositeur Pierre Bretagne, le violoniste Schaeffer...

" A la tribune, M. Constant Pernin, le maître organiste de la Cathédrale, chargé selon l’expression consacrée de réceptionner l’instrument ; des chanteurs ; M. le chanoine Baumgartner, les membres de la chorale mixte de Saint-Léon IX, sous la direction de M. l’abbé Gaudard.

" Ce sont ces derniers qui, avant que l’orgue résonne, réunis en un ensemble homogène, exécutent tout d’abord avec beaucoup de suavité dans l’expression, le chant O bone Jesu de l’immortel Palestrina.

" Aussitôt après, Mgr Jérôme, revêtu de la chape, coiffé de la mître, procède à la cérémonie liturgique de la bénédiction des orgues. Celles-ci, admises désormais à participer à la célébration des offices religieux, clament, en quelque sorte leur allégresse, et font valoir de pleines et rondes sonorités, en même temps que la souplesse du doigt détaché, dans la Toccata et fugue en ré mineur de J.-S. Bach, pages magistrales que M. Pernin traduit et développe dans un excellent style.

" L’orgue ayant fait entendre sa voix, c’est maintenant à M. l’abbé Charpentier, musicien averti, autrefois directeur de la Schola de Saint-Léon, aujourd’hui curé doyen de Conflans, de dire quel est le sens de la cérémonie à laquelle nous assistons [...]

" Il appartient ensuite à M. Pernin de mettre en relief, au moyen du programme, judicieusement varié, d’un récital, les qualités et les ressources du nouvel orgue. Elles sont nombreuses, diverses et recommandables. La différenciation des timbres, la promptitude des attaques, les entrées non brutales des jeux, ont été plus spécialement mises en valeur dans la Pastorale de Franck, à la fois pittoresque et contemplative. Les moelleux effets de la boîte expressive (maniée artistement) parurent dans la Prière à Notre-Dame de Boëllmann. Le Prélude de Pierné se prêta plutôt à l’élégance et à la souplesse du doigté. Et dans cette charmante Sœur Monique de Couperin, la finesse, la légèreté toute française du style, montrèrent quelle clarté l’on peut attendre de l’élocution, même rapide, de l’instrument. [...]

" La partie plus proprement religieuse de la cérémonie (salut et bénédiction) fut cependant très musicale encore, puisque la Schola de Saint-Léon y donna les chants latins sur des pièces d’écriture palestrinienne appartenant aux écoles anciennes et modernes. L’O quam suavis est de Perruchot, le Regina caeli d’Aichinger, le Surge Petre de Boyer, le Tantum de Vierne, interprétation juste et sensible, sous la direction de M. l’abbé Gaudard.

" Et l’orgue affirma une dernière fois sa puissance, avec la Toccata brillante de Théodore Dubois. "

Après la cérémonie et le concert, quelques invités furent réunis pour des agapes à l’issue desquelles, le Supérieur adressa avec humour quelques mots pour exprimer sa gratitude :

" Je me plais à constater que vous avez fait un accueil sympathique à l’hôte harmonieux que l’école abritera désormais sous son toit. Hôte harmonieux... et pieux ! Voyez : tandis que nous venions ici pour fêter son arrivée parmi nous, il est resté à la chapelle, dans la tribune à présent solitaire où il est installé princièrement comme il convient au roi des instruments. [...]

" Messieurs, il n’y a pas dans notre orgue de voix humaine... Le registre sera tenu par nos élèves. [...]

" Il me reste à lever mon verre en l’honneur de nos aimables hôtes. Ce verre est une coupe : Monsieur l’Econome, une flûte eût peut-être été de circonstance. En vous rappelant un jeu de notre orgue, elle m’eût donné l’occasion, pour vous montrer que vous l’avez échappé belle, de vous dire qu’en l’an 1689, tel tuyau de l’orgue d’Ulm pouvait contenir 315 mesures de vin, à la mode du pays : vous trouverez en Michel Pralonius ce détail savoureux. "

Cet instrument sera régulièrement mis en valeur par des concerts et lors des célébrations religieuses. Ses titulaires successifs : les abbés Navel, Masson, Charlemagne, Royer, Burgard et Mlle Geneviève Haas cédèrent parfois leurs claviers à un invité. Ainsi, en 1934, Robert Antoine, premier prix du conservatoire de Nancy et futur organiste de la Cathédrale de Toul (successeur de Joseph Oury) accompagne-t-il la messe de la fête du saint patron de l'école en jouant les pièces suivantes :

Entrée : Variations de concert de Joseph Bonnet.
Offertoire : Prélude en ré majeur de Bach.
Communion : Pièce en style libre de Vierne.
Sortie : Final de la Septième Symphonie de Widor.

Un concert avec trompette et orgue eut également lieu les 12 et 13 février 1987 avec Geneviève Haas (professeur d'allemand et ancienne élève de Pierre Cortellezzi au CNR de Nancy) aux claviers.

Avant de citer quelques passages du sermon de bénédiction de l’abbé Charpentier, il convient de signaler que la composition de l’instrument est restée inchangée jusqu’en 1986 où, à l’occasion du tri-cinquantenaire de l’école, l’économe consentit à financer une révision de l’orgue. C’est Emmanuel Cavazzana, accordeur de piano à Bouxières-aux-Dames qui fut chargé d’effectuer le démontage et les réparations urgentes de l’instrument. La composition fut remaniée selon une esthétique plus classique en recoupant certains tuyaux. La voici telle qu’elle se présente aujourd’hui :

Grand-Orgue : Montre 8, bourdon 8, prestant 4, doublette 2, larigot 1 1/3.

Récit : Bourdon 8, flûte octaviante 4, nasard 2 2/3, tierce 1 3/5, trompette harmonique 8, basson-hautbois 8.

Pédalier : Soubasse 16, bourdon doux 16.

 

Chapelle de l'Ecole Saint-Sigisbert à Nancy, construite par les Jésuites en 1867
Chapelle de l'Ecole Saint-Sigisbert à Nancy, construite par les Jésuites en 1867
( photo Bernard Grienenberger, aimablement communiquée par l'auteur )

Extraits du sermon prononcé par le chanoine Charpentier:

" Ce que la religion demande spontanément à l’art musical, c’est un support, un appui, un moyen d’expression qu’elle sait profondément humain. [....] Oui, la musique prend sa source au plus profond de l’âme humaine. En preuve, c’est que, non seulement toute parole passionnée, mais encore tout discours qui exprime une pensée quelque peu teintée de sentiment, module et chante à son insu. [...]

" Il semblerait que l’orgue, de par son histoire ancienne du moins, n’ait pas été particulièrement prédestiné à ce rôle liturgique qui est proprement le sien aujourd’hui. L’orgue en affet, quoi qu’en dise certaine littérature, est d’origine profane et païenne. A Rome, l’orgue jouait à l’entrée des empereurs au cirque, de même que le cérémonial des évêques prescrit son jeu à l’entrée du Pontife dans l’église ; et dans l’office de notre chère sainte Cécile, le Cantantibus organis ne désigne rien moins qu’un instrument sacré, puisque la vierge lui opposait pour ainsi dire l’exorcisme de sa prière : " fiat cor meum immaculatum ! "

" Et pourtant, ce profane, ce païen, devait lui aussi recevoir le baptême. [...] Certes, son éducation fut longue et laborieuse ! Mais grâce à des progrès techniques considérables, grâce surtout à l’apport spirituel désormais inaliénable des grand maîtres inspirés de l’art organistique, elle aboutit au triomphe que nous connaissons aujourd’hui : l’orgue est devenu le roi des instruments et comme l’a dit Lamenais : " il est la voix de l’Eglise universelle et l’écho du monde invisible ". [...]

" Tel est le rôle de l’orgue. Mais telle est surtout, car ici encore l’esprit compte bien plus que la lettre, telle est surtout la mission de l’organiste. " Mission sublime, a dit Jacques Lemmens, car c’est un sacerdoce ! " [...]

" C’est qu’en effet, et il convient de le dire aujourd’hui, le véritable organiste, si éblouissantes que soient ses techniques diverses, ne saurait exister parfaitement maître en son art, en dehors de certaines conditions spirituelles indispensables. C’est encore le maître Lemmens qui l’a dit : " l’art pur, l’art pour l’art, loin d’être dans le culte un levier pour les âmes, en devient la plus fâcheuse distraction. " Le plus grand compositeur du monde, le plus prodigieux improvisateur doit en faire son deuil. Quand même il aurait avec la fécondité d’un Mozart, l’âme tendre d’un Weber, la puissance d’un Beethoven, tout le vaste génie d’un Bach ou d’un Franck, si le Christ ne vit et ne respire en lui, et si lui-même ne vit et ne respire dans le Christ, il ne sera jamais dans l’assemblée des fidèles qu’ " un airain sonore ou une cymbale retentissante ". [...] Autant dire, avec le facteur Silbermann, qu’il faut monter à l’orgue " avec un cœur en état de grâce ".

Laus Deo ! Dieu soit loué ! L’orgue va reprendre son chant que j’ai interrompu. Puisse donc sa parole majestueuse nous enseigner encore comment l’on prie avec l’âme tout entière ; et que la beauté surhumaine des saintes mélodies nous fasse soupirer après l’audition des cantiques éternels. "

Cantique à Saint-Sigisbert
Cantique à Saint-Sigisbert roi d'Austrasie, musique de Thuber, harmonisation d'Olivier Geoffroy. Saint-Sigisbert (630-656), roi d'Austrasie (actuelle Lorraine avec partie en Allemagne), est le Patron de la ville de Nancy. Fragment d'un cantique du XIX° siècle, réduction sur 2 portées
( coll. Olivier Geoffroy )

Plus rare de nos jours, l’inauguration d’un orgue neuf constitue cependant l’occasion de rassembler une communauté. On sait que pratiquants ou non, les habitants d’un quartier sont attachés à leur patrimoine. Souhaitons que, longtemps encore, les orgues résonnent sous les voûtes de nos églises et que les propriétaires prennent davantage conscience de la valeur de ces instruments séculaires.


Les professeurs de l'École Saint-Sigisbert de Nancy, vers 1950.
Les professeurs de l'École Saint-Sigisbert de Nancy, vers 1950.
( coll. Olivier Geoffroy )

De gauche à droite,
1er rang : Chanoine René Hochenedel, professeur d'allemand, Père Bastien, professeur d'histoire, Monsieur Wendling, professeur d'allemand, Chanoine Emile Louyot, professeur de lettres, Père H. Weber, directeur, Chanoine L. Hottier, professeur de sciences, Père A. Moine, professeur de sciences, Père Hann, professeur honoraire de philosophie.
2ème rang : Père P. Watrin, directeur du primaire, Abbé Louis Claude, surveillant, Monsieur Fredrick, professeur de lettres, Père André Louyot, professeur de mathématiques, Père B. Misserey, professeur de lettres, Père L. Fersing, économe, père H. Prévôt, professeur d'histoire, Père L. Barbesant, professeur de philosophie puis directeur, Père J. Goettmann, professeur d'histoire.
3ème rang : Père M. de Metz-Noblat, professeur de sciences, Père J. Marin, professeur de lettres, Père E. Burgard, professeur de lettres, Père A. Strebel, professeur de sciences, Père L. Köll, professeur d'histoire, Père C. Marchal, professeur de lettres, Père L. Arnauld, Père P. Vilière, professeur de lettres.

UN NOUVEL ORGUE EN 2006

La transformation de 1986 fut assez malheureuse car bricolée (encoches d’accord recouvertes de ruban adhésif ce qui était problématique pour l’accord de l’instrument). A la suite des travaux dans les salles voisines de la tribune dans les années 1990, l’orgue fut empoussiéré et, à partir de l’an 2000, donnait d’évidents signes de fatigue (la transmission électrique, d’origine, pouvait aussi faire craindre l’incendie). En septembre 2004, le moteur du ventilateur grilla et l’orgue se tut définitivement.

Des contacts furent pris avec plusieurs facteurs d’orgue afin d’envisager toutes les hypothèses quant à l’avenir de l’instrument. La solution la plus intéressante et la moins onéreuse consistait en l’achat d’un instrument d’occasion. L’orgue Roethinger a été soigneusement démonté en août 2006 par des anciens élèves de l’établissement et cédé à un particulier.

Un facteur d’orgue allemand (Société Ladach) dont la spécialité est de servir d’intermédiaire entre des paroisses ou particuliers désireux de vendre leur orgue et d’éventuels acheteurs a proposé un orgue du facteur Kemper de Lübeck construit en 1961. Provenant d’une église évangélique qui souhaitait le remplacer par un instrument plus important, il comporte 10 jeux répartis sur deux claviers et pédalier. De facture robuste, la transmission pour les notes et les jeux est entièrement mécanique. Voici la composition de l’instrument, traduite en français :

Manuel I : Flûte à cheminée 8, principal 4, flûte 2, mixture 4 rangs.

Manuel II : Bourdon 8, flûte pointue 4, principal 2, sesquialtera 2 rgs.

Pédalier : Soubasse 16, basse 8.

En allemand :

Hauptwerk : Rohrflöte 8, Prinzipal 4, Waldflöte 2, Mixtur 4 f.

Oberwerk : Gedackt 8, Spitzflöte 4, Prinzipal 2, Sesquialtera 2 f.

Peadl : Subbass 16, Pommer 8.

Accouplement des claviers, tirasses et tremblant (" Tremulant ") au positif.

Orgue de St-Sigisbert, Nancy
Orgue de St-Sigisbert, Nancy
Orgue Kemper, console et tuyaux
( photos Christian Errard, professeur de mathématiques et animateur en pastorale à l'École Saint-Sigisbert, 2006 )

Par son esthétique, il permet de jouer plus particulièrement la musique baroque de style allemand (toute l’oeuvre de J.-S. Bach, Buxtehude, Pachelbel etc.), quelques romantiques allemands (Brahms, Mendelssohn, Schumann) et une partie du répertoire du XXè siècle (Messiaen, Litaize...). Les français de la période symphonique (Franck, Vierne, Widor) sont moins bien servis mais mieux vaut un orgue bien adapté à un genre musical qu’un instrument à tout (mal) jouer, tant du point de vue pédagogique que musical.

L’orgue Kemper a été monté à la chapelle de l’école au cours du mois d’octobre 2006 et inauguré le lundi 13 novembre à 20h30 par Dominique Bréda. Le programme comprenait des pièces de N. Bruhns (Prélude et Fugue en mi mineur), G. Boehm (Choral " Vater unser "), D. Buxtehude (Magnificat du premier ton), J. Pachelbel (Partita " Was Gott tut "), J.-S. Bach (Choral " Allein Gott " et Toccata, Adagio et Fugue en ut), W.-A. Mozart (Fantaisie en fa mineur), F. Mendelssohn (Andante varié), A.-P.-F. Boëly (Andante en sol mineur), L.-J.-A. Lefébure-Wély (Choeur Andante), L. Vierne (Scherzetto), G. Litaize (Méditation improvisée), Camonin (Ave Maria) et J. Alain (Litanies).

Nous souhaitons longue vie au nouveau venu qui, en plus de sa fonction liturgique, permettra aux jeunes organistes de l’établissement et du Conservatoire tout proche de répéter dans de bonnes conditions.

Olivier Geoffroy
Professeur agrégé d’éducation musicale
à l’école Saint-Sigisbert de Nancy

 


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