JACQUES BOISGALLAIS
(1927-2021)


Jacques Boisgallais
Jacques Boisgallais
( coll. J. Boisgallais )

Prix de composition du Festival international de Divonne (1958) avec son Quatuor à cordes n° 1 (créé le 28 octobre 1958, Salle du Conservatoire de Paris, par le Quatuor Quattrocchi, inédit) et Grand Prix musical de la Ville de Paris (1971) pour sa Symphonie n° 2 " Les Ombres ", Jacques Boisgallais, metteur en ondes durant une trentaine d’années à la Radiodiffusion française, s’est forgé au fil des années un langage qui lui est propre dans lequel on perçoit une recherche stylistique constante, refusant de s’attacher à aucune chapelle afin de ne pas s’enfermer dans un système trop rigide. Ses dernières compositions pour orchestre, notamment Vexilla regis (1995, Eschig), Rituel symphonique (1995, pour le centenaire de la mort d’Anton Bruckner, Eschig), Dies irae (1998, inédit), ainsi que des œuvres de musique de chambre récemment écrites, comme il le déclare lui-même " empruntent aux mélodies modales de caractère incantatoire, une forme de développement où consonances et dissonances, tonalité et atonalité, modes et chromatismes ne s’opposent pas mais interviennent dans des situations sonores qui traduisent les variations-même de toute vie. "

Né le 9 août 1927 au Mêle-sur-Sarthe, non loin d’Alençon (Orne) aux confins de la Normandie et du Maine, Jacques Boisgallais effectue des études classiques tout en prenant des cours de piano notamment auprès de Lucette Descaves. Etabli à Paris en 1947, il commence par être auditeur libre dans la classe d'harmonie de Samuel-Rousseau au Conservatoire National Supérieur de musique, avant d’y être admis l’année suivante en classe d’harmonie, puis en 1952 en classe de contrepoint et fugue de Simone Plé-Caussade et en 1955 dans celle de composition de Darius Milhaud et Jean Rivier. Dès 1949, il compose une Sonate pour piano en hommage à Albert Roussel (inédit). Ses premières œuvres laissent apparaître une certaine prédilection pour la dynamique du discours par la construction contrapunctique. A cette époque Roussel, Stravinsky et Bartok l’inspirent davantage que Debussy ou Ravel. Le cycle des Quatuors de Bartok1, entendu au lendemain de la guerre, de son propre aveu le marquera profondément et l’incitera à cette recherche de la diversité avec une richesse de la palette sonore dans la force du propos.


Conservatoire national supérieur de musique, 1951, classe de contrepoint de Simone Plé-Caussade : Colette Bailly (2e rang, 2e à gauche, habillée en noir), Jacques Boisgallais (dernier rang, à l'angle du mur)
(coll. Sophie Boisgallais) DR.

A cette même époque (1953) et parallèlement à ses études musicales, il est organiste titulaire de l’église Notre-Dame Auxiliatrice de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Construit au début du XXe siècle par le facteur Béasse, l’orgue était alors composé de 17 jeux, répartis sur 2 claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Gaston Singéry, qui avait été quelque temps professeur d’orgue intérimaire au CNSM entre Gigout et Dupré, avait touché cet instrument à la fin des années trente. Dans cette tribune, aux claviers de son instrument Jacques Boisgallais peut donner libre cours à son style et langage d’alors, au travers de ses improvisations dont il soigne particulièrement la composition orchestrale. Dans son catalogue on trouve une page composée spécialement pour orgue (1953) : Sonate en trio (inédit). Celle-ci a été créée le 22 mars 1953 par René Saorgin aux grandes orgues de l’église St-Pierre-de-Montmartre (Paris XVIIIe). Révisée par le compositeur en décembre 2011, elle est "bâtie comme un reflet des "sonates" de Bach avec un cheminement mélodique assez aérien et une harmonie parfois équivoque entre sérénité tonale et réflexion atonale." [20 janvier 2013, lettre à l'auteur de cette notice, dédicataire de cette nouvelle version]

Au début des années cinquante, en compagnie de quatre autres jeunes compositeurs d’esthétiques diverses (René Maillard, Pierre Doury, Bernard Wahl alors directeur de l’Orchestre de chambre de Versailles, et le canadien Clermont Pépin venu en France pour achever ses études de composition), il fonde le groupe " Pentacorde ", accueilli par le " Triptyque " de Pierre d’Arquennes, sous l’égide d’Arthur Hoérée. Sa première apparition en public eut lieu le 16 mars 1953 à la Salle Cortot de l’Ecole Normale de Musique de Paris et au cours de cette séance fut notamment interprété un Trio d’anches de sa composition. Entre 1953 et 1956, furent également créées lors des concerts du Pentacorde plusieurs autres œuvres de Jacques Boisgallais : une Sonate n° 3 pour piano (Monique Duphil, ENM, 12 décembre 1953, Eschig), une Sonate à deux pour violoncelle et piano (Françoise Evelie et Chantal Auber, ENM, 31 mars 1955, Eschig), une mélodie pour baryton et piano : Chant de mort d’Uryen (Jacques Villisech et Chantal Aubert, ENM, 31 mars 1955, inédit).

En 1955, Jacques Boisgallais quitte la région parisienne pour résider à Saint-Jean-de-Luz, où il écrit un Concerto da Socoa pour orchestre à cordes (inédit) qui est retenu par la Tribune Internationale des Compositeurs et créé par l’Orchestre de chambre de la Radio, sous la direction de Tony Aubin. Mais, reçu l’année suivante au concours de musicien metteur en ondes à la Radiodiffusion française, il part pour Lyon où il est nommé en 1957 et retransmet à la radio les concerts de l’Orchestre de Lyon, alors dirigé par René Corniot. C’est de cette époque que date sa Symphonie concertante pour violon et orchestre, commandée par Fernand Lazerne, violon solo de l’Orchestre de Lyon, qui crée cette œuvre le 22 mars 1960. Ultérieurement restructurée, elle deviendra en 1999 le Concerto pour violon et orchestre (inédit). C’est également à la fin des années cinquante que Jacques Boisgallais évolue dans son esthétisme musical par un infléchissement du style et du langage au profit du développement thématique, devenu pour lui principe essentiel de composition. Il voit dans cette tendance " la volonté de sortir du confort des formes traditionnelles pour exprimer les variations d’une vie intérieure, ou le classicisme et l’expression romantique ne s’opposent pas mais au contraire deviennent complémentaires. "

Jacques Boigallais
Jacques Boisgallais
( coll. J. Boisgallais )

Nommé à Paris en 1959, il rejoint à la Radio ses collègues metteurs en ondes Yvan Devries, Jean-Etienne Marie, Michel Philippot, Pierre Hasquenoph, tous excellents musiciens. Il restera jusqu’en 1989 au sein de cet établissement, devenu plus tard Radio France, et sera notamment responsable des retransmissions de l’Orchestre National de France et de l’Orchestre Philharmonique, ainsi que des enregistrements commerciaux effectués par ces formations. A ce titre il participe à l’enregistrement des concerts radio, des festival, des tournées d’orchestre et à l’élaboration de nombreux disques qui lui donnent l’occasion de collaborer avec des chefs prestigieux : Charles Munch, Otto Klemperer, Hermann Scherchen, Eugen Jochum, Léonard Bernstein, Lorin Maazel… Il côtoie également d’éminents compositeurs : André Jolivet, Darius Milhaud, Paul Hindemith, Olivier Messiaen, Maurice Ohana, Luigi Dallapicolla, Witold Lutoslawski, Dimitri Chostakovitch et bien d’autres encore. Ses nombreuses activités professionnelles ne l’empêchent pas pour autant de poursuivre son œuvre de compositeur et entre 1960 et 1970 il écrit, sur commande, plusieurs partitions d’illustration musicale radiophonique (L’Homme et la Sirène, Neuf métamorphoses d’Ovide, Le Gendre…), ainsi qu’une pièce pour ensemble instrumental intitulée Cercles II (inédit), créée à la Salle Gaveau le 28 mars 1962 par Jacques Bondon à la tête de l’Orchestre de chambre de musique contemporaine, une œuvre pour ondes Martenot, percussion et cordes : Relation 12 (inédit), donnée en première audition à la Maison de la Radio le 8 février 1967 par Robert Quattrocchi et l’Orchestre de chambre de l’O.R.T.F., et des pages symphoniques : Cantus tractus pour orchestre (1969, Editions Transatlantiques), créé le 7 juin 1969 par l’Orchestre philharmonique de l’O.R.T.F., Symphonie n° 2 " Les Ombres " (1970, éditions Billaudot), commandée par Pierre Petit, créée l’année suivante par l’Orchestre national de France, sous la direction de Pierre-Michel Le Conte, qui lui vaut le Grand Prix musical de la Ville de Paris.

Jacques Boisgallais
Jacques Boisgallais
( coll. J. Boisgallais )

Les années suivantes verront composer en 1973 un curieux Quatuor " Les Distances " (inédit), sorte d’essai de musique dans un espace microphonique variable, où les interprètes se déplacent et évoluent dans des climats sonores très différenciés. Cette pièce, écrite pour alto, hautbois, trompette et trombone, a été créée à France Musique le 27 juillet 1978 et est restée exclusivement radiophonique. Puis en 1978, le compositeur et chef d’orchestre Max Deutsch, fondateur en 1960 des Grands Concerts de la Sorbonne, lui commande un quatuor à cordes, qui sera son Quatuor n° 2 (inédit). Créée par le Quatuor de l’O.R.T. F., cette œuvre comporte de nombreuses séquences aléatoires, dont l’exécution sera facilitée ultérieurement par une réécriture plus traditionnelle qui en fixe les rapports instrumentaux (2001). Cette nouvelle version a été créée le 8 août 2004 au Festival d'Automne de Moscou. Dans cette même optique seront écrits Musique pour violon et alto (1982-1996, éditions Max Eschig), Variations lyriques pour orchestre à cordes (1983, créées en 1956 par l’Orchestre de chambre de Toulouse, éditions Max Eschig) et Sextuor à cordes (1989-1990, commande de Radio France, créé à la Salle Gaveau le 20 janvier 1990 par le Sextuor de Vienne, éditions Max Eschig).

Depuis 1989, année où il cesse ses activités de metteur en ondes, Jacques Boisgallais se consacre exclusivement à la composition. Il résume lui-même son travail dans ce domaine qui se présente d’ailleurs sous deux formes complémentaires. Tout d’abord révision de certaines œuvres dans un souci de synthèse et de cohérence d’expression, qui aboutissent à des versions définitives. Parmi celles-ci : Sonate à deux pour violoncelle et piano, 1954-1995 (deuxième version créée le 4 mars 2003 au CNSM de Paris par Clémentine Meyer et Thomas Valverde); Sonata breve pour deux violoncelles et piano, 1956-1995 (première version créée le 29 octobre 1957 à Paris par Paul et Maud Tortelier, et Christiane Verzieux ; seconde version le 28 mai 1995 aux Rencontres musicales de La Prée, par Christophe Beau, Pejman Memarzadeh et Eric N’Kaoua) ; Sonate n° 3 pour piano, dédiée à Jean Rivier, 1953-1996 ; Toccata pour deux pianos (inédit), 1957-1997 (première version créée le 13 février 1958 à Lyon par Jean Derbès et Arlette Wenger) ; seconde version en 2007, créée le 24 avril 2007 à Paris, Salle Landowski, par Philippe Neuteboom et Zachary Deak) ; Symphonie n° 1 pour orchestre à cordes, dédiée à Darius Milhaud, 1959-1996 (Eschig); Variations lyriques pour cordes, 1983-1996 ; Cercles II pour ensemble instrumental, 1962-1997. Il révise également en 2000 sa suite concertante pour instruments à vent, piano, ondes Martenot et percussion " Musique pour Divonne " (dédiée à Georges Auric), écrite en 1959 sur commande du Festival de Divonne et créée le 29 juin 1959 au Théâtre de cette ville par Pierre Colombo à la tête de l’Orchestre de chambre de Genève (inédit).

La seconde forme du travail de composition de Jacques Boisgallais consiste en l’écriture de plusieurs œuvres symphoniques nécessitant un large déploiement orchestral, forme qu’il affectionne tout particulièrement de nos jours : Vexilla régis, Rituel symphonique, Dies Irae. Il ne délaisse pas pour autant les œuvres de musique de chambre, domaine dans lequel on lui doit notamment un Moderato tranquillo pour tuba et piano (Billaudot, 1992), une Chaconne pour violoncelle et piano, écrite en mémoire de Paul Hindemith (1995-1997, inédit), créée à Paris, Temple St-Marcel, le 16 novembre 2000 par Guy Bonnemain et Gérard Saint-Guirons, une nouvelle Sonate pour piano (2000, inédit), un Trio pour piano, violon et violoncelle, dédié à Alain de Chambure (2001, inédit), un Duo pour violon et violoncelle (2001), créé à Paris le 16 mars 2002 par Jean-Claude Bouveresse et Onana Unc (2001), Fuocoso I pour violoncelle (2001, inédit), créé à Nancy le 29 septembre 2002 par Paul Boufil et Fuocoso II pour alto (2002, inédit), Vexilla pour ondes Martenot et quatuor à cordes (2002, inédit), un Quatuor pour clarinette si b, violon, violoncelle et piano (2002, inédit), une Sonate n° 1 pour violon et piano (dédiée à Nicolas Bacri), créée aux concerts Cantusformus le 6 janvier 2004 (Le Chant du Monde), une autre Sonate n°2 pour violon et piano (2004), créée le 28 avril 2006 à Paris, Salle Landowski, par Geneviève Laurenceau et Lorène de Ratuld (Delatour), une Fable pour baryton et quintette à cordes, d'après Lafontaine (dédiée à Hervé Désarbre), créée en 2005 au Val-de-Grâce à Paris, par Guillaume Palissy et l'Ensemble Stringendo, sous la direction de Jean Thorel, In Memoriam John Downey pour 2 contrebasses (2005, Delatour), Jeu de modes pour 2 violons (2005, Le Chant du Monde), la musique de scène de la pièce d'Olivier Dhénin Ellénore, pour voix d'enfant, mezzo-soprano et quatuor à cordes, créée le 29 juillet 2006 à Rochefort-sur-Mer (Charente-Martime), Fantasiestück pour hautbois d'amour et piano, créé le 9 décembre 2006 au Moulin-d'Andé (Eure) par Philippe Pélissier (hautbois) et Nicole Rivière (piano), Sonate pour alto et piano (2007), créée le 18 décembre 2007 à Radio France par Elisabeth Balmas et Jean-Hisanori Sugitani, Sonate pour piano n° 4 (2007) créée également 18 décembre 2007 à Radio France par Philippa Neuteboom...

Plus récemment, cette même pianiste a créé le 29 avril 2008, au CRR de Paris, sa Sonate n° 2 pour piano, écrite voilà plus d'un demi-siècle (1950) et révisée en 2008 par le compositeur. Cette même année, il écrit un Dixtuor pour quintette à vent et quintette à cordes, à la demande de David Lefèvre, violon solo de l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo, qui le crée le 24 janvier 2009. Le 30 janvier 2009 au CRR de Paris, le Quatuor Sirius crée son Quatuor à cordes n° 2, dans sa troisième version (définitive). On doit encore à Jacques Boisgallais une Sonate n° 3 pour violon et piano, dédiée à David Lefèvre et à Héloïse Hervouët, composée au cours de l'été 2009 et créée le 21 janvier 2014 en l'église de Val-d'Isère par les dédicataires ; la musique de scène de Cendres, une pièce d'Olivier Dhénin, créée le 27 mais 2010 au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) ; un Lied pour soprano, violon concertant et ensemble instrumental sur une musique d'Hugo Wolf (poème d'Eichendorff), créé le 30 juillet 2011 à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime) et version définitive créée le 21 septembre 2012 à Lviv (Ukraine) par l'Orchestre philharmonique de Lviv dirigé par Jean-Jacques Kantorov, avec Lilya Nikitchuk (soprano) et Gabriel Tchalik (violoniste) ; une Sonate n° 2 pour violoncelle et piano ; un Quatuor à cordes n° 3, créé le 7 janvier 2012 à l'Auditorium Marcel Landowski du CNR de Paris par le Quatuor Sirius; Cantus ostinatus pour alto et piano (terminé le 1er avril 2012) ; Duo pour clarinette en si b (terminé le 4 janvier 2013), écrit à la demande du Centre Giono de Manosque pour l'inauguration de sa nouvelle maison en mai 2013.

Plusieurs fois récompensé pour ses partitions : Prix William Copley (Chicago, 1956), Prix Georges Auric (1957), Prix Emmanuel Chabrier (1958), Prix du Festival de Divonne (1958), Grand Prix de la Ville de Paris (1971), Jacques Boisgallais, parvenu de nos jours à une maturité artistique qu’il revendique au travers de ses œuvres, continue de s’adonner à la composition dans le calme des montagnes suisses où il aime se retirer en compagnie de son épouse Maya Boisgallays, peintre graveur, non loin du château de Chillon que le poète Byron rendit célèbre.

Jacques Boisgallais est décédé en Suisse au cours de la soirée du 26 novembre 2021, dans l'établissement médico-social Gambetta de Clarens (canton Vaud) où il résidait depuis un an. Il est mort le même mois que sa première épouse Colette Bailly, disparue à l'âge de 48 ans, le 18 novembre 1976. Pianiste et compositrice, elle avait été notamment élève de Simone Plé-Caussade et Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris, avant de bénéficier des conseils de Max Deutsch. Quatre enfants étaient nés de cette union : Vérane, Nathalie, Sophie et Jean-Christophe, tous musiciens.

Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
(janvier 2014)


CD Triton, TRI 331145 Parution en 2006 :

Bela Bartok, 44 Duos pour violons et 3 hommages
Eric Crambes, François Payet-Labonne, violons

44 Duos pour violons, Bela Bartok
Sonata in memoriam Bela Bartok pour deux violons, op. 96, Nicolas Bacri
Jeu de modes pour deux violons, Jacques Boisgallais
Sonate en duo pour deux violons, op. 22-a, René Maillard

1 CD Triton, TRI 331145, www.disques-triton.com
Jacques Boisgallais: Musique de chambre Parution en 2009 :

JACQUES BOISGALLAIS, musique de chambre
Geneviève Laurenceau (violon)
Sébastien van Kuijk (violoncelle)
Jérôme Comte (clarinette)
Lorène de Ratuld, Philippa Neuteboom, Zachary Deak (Piano)
Quatuor de l'Ensemble Syntonia : Paul Oddon et Mathieu Godefroy (violons),
Anne-Aurore Anstett (alto), Patrick Langot (violoncelle)

Sonate pour violon et piano n° 1
Toccata pour deux pianos
Trio-Passacaille pour piano, violon et violoncelle
Divertimento pour clarinette, violon, violoncelle et piano
Quatuor à cordes n° 1

CD Le Chant du Monde (Harmonia Mundi) LCD 2781151
parution : 2009, www.lechantdumonde.com

CD ZAJ Klassik, © 2013 E. Kühne : Scharwenka - Shostakovich - Boisgallais Parution en 2013 :

Scharwenka – Shostakovich – Boisgallais
Elizabeth Balmas (alto) – Tahmina Feinstein (piano)

Sonate pour alto, op. 106, Philipp Scharwenka
Sonate pour alto, op. 147, Dmitri Shostakovich
Sonate pour alto (2007), Jacques Boisgallais

CD ZAJ Klassik, © 2013 E. Kühne
Parution en 2020 :

Jacques Boisgallais
Quatuors n° 2 et n° 3 – Quintette à cordes

Quatuor SIRIUS :
Claire Eeckeman et Frédéric Daudin-Clavaud, violons,
Clarisse Rinaldo, alto et Pierre Joseph, violoncelle
et Sylvain Durantel, second alto dans le Quintette.

1 CD Triton, https://disques-triton.fr/


Voici un disque important pour deux raisons. Il permet de découvrir trois très belles œuvres d'un compositeur fécond et méconnu et permet de modifier notre regard sur la musique française du XXème siècle. Le nom de Boisgallais n'est pas inconnu des auditeurs de France Musique où il mena une longue carrière de musicien metteur en ondes. Le compositeur fut plus discret. Les deux Quatuors et le Quintette au programme, composés au début du XXIème siècle sont incontestablement contemporains, atonaux le plus souvent. Ils dénotent une maîtrise de la grande forme et ne comprennent qu'un seul long mouvement, riche en sections variées.

Pour autant, ils ne se réfèrent guère à la tradition de la musique sérielle, qui fut souvent, pour sa génération, une sorte de sens obligatoire, mais plutôt à celle de Bartok (pour le travail thématique, la polyphonie et les développements, mais sans le folklore) avec un caractère typiquement français dans la clarté de la construction. Une telle esthétique est rare en France et, de fait, ces partitions ne ressemblent à rien de connu sous nos cieux. Jacques Boisgallais a trouvé chez les jeunes membres du Quatuor Sirius et l'altiste Sylvain Durantel des interprètes engagés. La sonorité de l'ensemble est homogène, la lecture très dynamique, le travail sur le son intelligent et varié et l'interprétation d'une grande précision, qualité nécessaire pour défendre ces délicates marqueteries.

Jacques Bonnaure

(Classica, octobre 2020, p. 92)

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1) Interprétés par le " Quatuor Vegh ". Fondé en 1940 (dissous en 1980) par le violoniste hongrois Sandor Vegh (1er violon), avec Sandor Zöldy (2e violon), Georg Janzer (alto) et Paul Szabo (violoncelle), cette formation remporte le 1er Prix du Concours de Genève en 1946, avant de devenir l'un des plus importants quatuors de sa génération. [ Retour ]



LES AMIS DE JACQUES BOISGALLAIS
Association à but non lucratif régie par la loi de 1901
J.O. du 9 juin 2007
Siège Social : 1098 chemin de la Mole, 06670 Levens
courriel : g.saint-guirons@wanadoo.fr

Comité d'honneur : Henri Dutilleux, Charles Chaynes, Gilles Cantagrel, Nicolas Bacri

 
 
CONCERT
pour le 80e anniversaire de Jacques Boisgallais
organisé par "Les Amis de Jacques Boisgallais"
avec le soutien de "Musique nouvelle en liberté"

Mardi 18 décembre 2007, à 19 heures
Studio 106 de la Maison de Radio France
116 avenue du Président Kennedy, Paris 16e

avec la participation de
Elisabeth Balmas, Jérôme Comte, Geneviève Laurenceau, Clémentine Meyer
Philippe Neuteboom, Philippe Pélissier, Lorène de Ratuld, Nicole Rivière
Jean-Hisanori Sugitani, Sébastien van Kuijk

Jacques Boigallais : Fantasiestück pour hautbois d'amour et piano
Sonate n° 2
pour violon et piano
Sonate n° 4 pour piano (création mondiale)
Sonate pour alto et piano (création mondiale)
Divertimento pour clarinette, violon, violoncelle et piano
Dmitri Chostakovitch : Sonate pour violoncelle et piano, op. 40

 
 
CONCERT
Hommage à Jacques Boisgallais
Dimanche 9 décembre 2007, à 15 heures
au Moulin d'Andé (Eure)
réservation : moulin@moulinande.asso.fr
site Internet : www.moulinande.fr

avec la participation de
Gaëlle Israëlievitch (violon) – Hélène Dautruy (violoncelle) – Anna Kemp (piano)

Jacques Boisgallais : 1ère Sonate pour violon et piano
Sonate à deux pour violoncelle et piano
Trio-passacaille pour piano, violon et violoncelle
Nicolas Bacri : Trio n° 3 Sonata notturna pour piano, violon et violoncelle
Serge Prokofiev : Sonate pour violoncelle et piano
Dmitri Chostakovitch : Trio n° 1 pour piano, violon et violoncelle



Affiche concert Val d'Isère (Boisgallais)
www.festival-classicaval.com


Au concert de Cantus Formus
le 14 janvier 2017, 16h30, CRR de Paris, rue de Madrid
création de la version complète du
Quintette à cordes de Jacques BOISGALLAIS
par l’Ensemble Sirius


 


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