Nos listes seront peu à peu dotées de notices biographiques
concernant tous les compositeurs lauréats du Prix de Rome.
Dès que possible, nous mettons en ligne des photographies et notes provisoires. Ces dernières seront remplacées par des textes plus développés.
Cette section étant en construction, les renseignements sur les musiciens non encore mis en ligne peuvent être obtenus directement auprès de la rédaction : .
AVERTISSEMENTS CONCERNANT LES LISTES CHRONOLOGIQUES :
Dans la liste chronologique du menu de gauche, comme dans les notices des pages de décennies, les compositeurs ayant concouru à plusieurs reprises ne sont mentionnés qu'une seule fois : à l'année où ils ont obtenu la meilleure distinction.
Sous chaque millésime du menu de gauche, comme dans les notices des pages de décennies, les lauréats sont toujours placés dans l'ordre des nominations.
Pour plus de précisions historiques, nous vous proposons un tableau du palmarès complet donnant la liste détaillée de toutes les distinctions décernées chaque année.
Pour leur contribution initiale à cette compilation quand elle n'était qu'embryonnaire sur le site du cours d'écriture musicale de Michel Baron, mais alors seul exemplaire élaboré sur le Web, nous adressons nos remerciements à MM. André Côté (son site sur l'orgue), Hervé Lussiez (site sur les compositeurs du nord de la France), Gérard Reyne, Germano Rossi (page des Prix de Rome sur le site de l'Université de Vérone).
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Le château de Compiègne ( Photo site Les monuments de Compiègne )
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L'Académie de France à Rome, créée en 1666 à l’initiative conjuguée de Lebrun et de Colbert, a reçu depuis cette date les lauréats peintres, sculpteurs, graveurs, architectes et compositeurs. Jusqu'en 1968 l'Académie des Beaux-Arts, composante de l'Institut de France (photo ci-dessus) décernait les Prix de Rome.
En composition musicale les candidats, qui devaient avoir moins de trente ans, se présentaient à des épreuves successives :
Épreuve préliminaire: écrire une fugue.
Concours d'essai: écrire une oeuvre pour choeur sur un texte imposé.
Épreuve principale: écrire une cantate sur un texte imposé. Cette épreuve était une mise en loge qui, à certaines époques, a duré jusqu'à un mois.
Au début du XXe siècle, à partir de 1903, les épreuves de mise en loge du concours de Rome se tenaient au château de Compiègne. Dans un passé plus récent, elles se sont déroulées au château de Fontainebleau.
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Le château de Fontainebleau ( Photos © Michel baron )
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Au début du concours, le Premier Grand Prix de Rome était invité à séjourner jusqu'à cinq années à Rome. On attendait de lui la production d'une oeuvre importante par an. À partir du début du XXe siècle, le premier lauréat séjournait deux ou trois ans à la Villa Médicis. Mais, selon les années, un second ou plusieurs Seconds Prix étaient décernés, le « premier Second Prix » bénéficiant d'un séjour de moindre durée à Rome.
Si l'on se demande, outre le prestige attaché à cette distinction, quels étaient les attraits d'un tel séjour ou quels bénéfices les artistes pouvaient en retirer, on en trouvera réponse dans les textes de notre page À la Villa Médicis.
Hector Berlioz, qui a réussi à obtenir non sans peine en 1830 un Premier Grand Prix, a le premier sérieusement critiqué le Prix de Rome, notamment en dénonçant la compétence du jury : sur 40 membres, seulement 5 musiciens ! Il s'en est longuement expliqué dans ses mémoires.
À propos d'un passé moins lointain, on entend dire parfois que « Maurice Ravel n'a jamais obtenu le Prix de Rome ». C'est une demi-vérité qui contribue encore aujourd'hui à ancrer dans les esprits égalitaristes l'idée selon laquelle les épreuves intellectuelles ou les concours conduisent à des récompenses injustes, ou sont malsains par nature ( sauf dans le sport, naturellement car le sport c'est sérieux, comme chacun sait ).
En fait, lors de multiples essais, Ravel a obtenu un « deuxième Second Prix » mais, sachant ce que sont les jurys, même quand ils ne sont pas académiques, s'indigner de cette place de troisième pour Ravel serait comme s'indigner aujourd'hui du second prix décerné à David Oistrakh au concours international Wieniawsky, en Pologne, alors que la jeune et talentueuse Ginette Neveu remportait le premier prix, perdant la vie peu après dans un accident d'avion.
Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que tous ces Prix de Rome sont des gens qui ont atteint un sommet dans la maîtrise de leur art. Qu'ils aient eu ensuite, ou non, une carrière fulgurante de compositeur, c'est tout à fait un autre sujet. C'est la raison pour laquelle ce site présente aussi bien les Premiers Grands Prix que tous les autres lauréats.
L'ordre des distinctions décernées était : premier Premier Grand Prix, deuxième Premier Grand Prix, premier Second Grand Prix, deuxième Second Grand Prix et enfin, Mention. L'usage a remplacé ces formules un peu lourdes par simplement : Grand Prix (ou Premier Grand Prix) et second Grand Prix... De plus, à partir des années quarante, il semble qu'on ait pris l'habitude de ne plus décerner de deuxième Premier Grand Prix et de ne plus parler que de Grand Prix, premier Second Grand Prix et deuxième Second Grand Prix. À partir de 1960 la traditionnelle "Cantate" a été remplacée par un "Poème lyrique".
À la suite de critiques diverses sur la tenue du concours, et peut-être aussi dans la foulée de l'esprit égalitariste de mai 1968, le concours de Rome a été supprimé, du moins dans la forme qu'il avait jusqu'alors. Depuis 1971, une commission désigne les " pensionnaires " qui sont admis au séjour à la Villa Medicis. L'Académie de France à Rome est à présent un établissement public national à caractère administratif doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, placé sous la tutelle, non plus de l'Académie des Beaux-Arts, mais du ministre des affaires culturelles. Du point de vue juridique, elle a son siège à la Villa Médicis.
M.B. & D.H.M.
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