JEAN RIVIER
Jean Rivier
( photo X..., Le Guide du Concert,
29 mars 1946 )
Les systèmes? Je ne suis l'ennemi d'aucun système, pourvu qu'il ne dessèche pas ni ne tarisse la sève musicale. Seul compte le résultat final. Et je le juge, avant tout, "avec mes oreilles".
Jean Rivier, 1952
Né à Villemomble (Seine-Saint-Denis) le 21 juillet 1896, Jean Rivier est mort à La-Penne-sur-Huveaune (Bouches-du-Rhône) le 5 novembre 1987. Il avait été gazé pendant la Première Guerre mondiale. Bachelier en philosophie, il entreprit des études musicales supérieures au Conservatoire de Paris (1922) où il eut pour maîtres : Jean Gallon (harmonie), Georges Caussade (fugue et contrepoint) et Maurice Emmanuel (histoire de la musique). Il étudia également le piano avec M. Braud, et le violoncelle avec Paul Bazelaire, instrument pour lequel il écrivit bientôt une Rapsodie avec orchestre (1927), et qui lui donna le goût de la musique de chambre (4 Quatuors et Trios à cordes, ainsi que de nombreuses partitions pour divers instruments, et Grave et Presto pour 4 saxophones). " Ses premières œuvres révèlent un style aux arêtes vives, au sens très net de l'architecture sonore, un goût marqué pour la concision, un "art graveur" comme on l'a souvent dit."1
Entre 1936 et 1940 Jean Rivier prend une part active au "Groupe du Triton", avec Pierre-Octave Ferroud et Henry Barraud. En 1947 il enseigne la composition au Conservatoire de Paris, d'abord en alternance avec Darius Milhaud, puis entièrement seul, de 1962 à 1966.
Son catalogue d'œuvres comprend une centaine de partitions symphoniques, de chambre, chorales ou lyriques, dont 7 Symphonies (de 1932 à 1961), et 8 Concertos pour alto (1935), violon (1942), piano (1953), saxophone et trompette(1955), clarinette (1958), basson (1963), cuivres et timbales (1963), haubois (1966).
"Dès avant 1940, Jean Rivier représentait une tendance romantique fort peu répandue à l'époque, plaçant l'expression musicale avant toute recherche abstraite de langage2. Ayant le sens de l'humour, (Vénitienne, ou final du Concerto de Saxophone), il peut atteindre au dépouillement le plus convaincant (Heureux ceux qui sont morts...)
Homme de qualité, de rigueur, de cœur et de sensibilité, c'est, en fait, un indépendant au sens le plus fort de ce terme, "demeuré fidèle aux formes consacrées par la tradition"3 C'est aussi "un imaginatif et, qualité profondément française, un visuel"4 (ce qui est particulièrement sensible dans ses œuvres de l'entre-deux-guerres).
Gazé à l'ypérite dans sa jeunesse, Jean Rivier était de santé fragile. Il a attendu la période de sa plus haute maturité pour "donner une splendide incarnation musicale aux expériences spirituelles que les situations extrêmes, le danger permanent de la mort, permettent de connaître et d'approfondir. D'abord dans son Requiem de 1953, ensuite dans son ChristusRex de 1967.Il y exprime, avec une maîtrise d'écriture et une puissance expressive des plus hautes, sa foi dans la destinée métaphysique de l'homme, au-delà et au-dessus de sa vie terrestre"5.
Bernard Gavoty et Daniel Lesur6 nous disent que "Jean Rivier est si aimable, si modeste, si accueillant, qu'au bout de cinq minutes on croirait avoir à faire à un ami de vingt ans ! L'homme n'a pas plus d'idée préconçue que le musicien n'a de système. L'un et l'autre ont du bon sens. Homme du monde accompli, c'est un ami sûr et fidèle. Quant au musicien, c'est un constructeur. Fuir à la fois le conventionnel et le sensationnel, tel semble être le parti auquel s'est arrêté Rivier".
Jean-Marie LONDEIX 7
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Le Saxophone, n° 32, avril 19881) Jean Rivier, Frédéric Robert, Salabert. [ Retour ]
2) La Musique..., Antoine Goléa, Leduc, 1977. [ Retour ]
3) Dictionnaire de la musique contemporaine, Claude Rostand, Larousse, 1970. [ Retour ]
4) La Musique..., op. cit. [ Retour ]
5) ibid. [ Retour ]
6) Pour ou contre la musique moderne?, Flammarion, 1957. [ Retour ]
7) Nous remercions vivement Jean-Marie Londeix et Serge Bertocchi, président de l'Association des Saxophonistes (éditrice de la revue « Les Cahiers du saxophone »), successeur de la défunte Association des Saxophonistes de France (autrefois éditrice de la revue " Le Saxophone "), de nous avoir autorisé à reproduire ici ce texte. [ Retour ]
Monsieur Kenichi Fujimaki, traducteur de la version en japonais du Traîté de la Fugue de Gedalge, a publié des échantillons audio des exemples musicaux inclus dans cet ouvrage (et autres fugues)
sur la chaîne YouTube des éditions Glycine, avec suivi automatique de la partition.
Cette chaîne propose des fugues de MM. Revel, Messiaen, Rivier, Enesco, Schmitt, Morpain, Malherbe, Boulay, Depecker, Koechlin, Van Doren, Vidal.
EXTRAIT DES
MÉMOIRES
de Thérèse BrenetJean Rivier était un homme charmant et chaleureux; et il savait encourager ses élèves. Il était habitué à reprendre la classe de composition un an sur deux, lorsque Darius Milhaud, qui en était titulaire, enseignait, au Mills College, en Californie, puis, lorsque Milhaud, atteint par la limite d’âge, fut mis à la retraite (en France, mais pas aux U.S.A.!…) Jean Rivier lui succéda à temps complet dans son enseignement. Personne ne ressentit la moindre réticence, ni la moindre dysharmonie à ce délicat héritage.
J’avais donc travaillé un an avec Milhaud, et l’année suivante, c’était désormais Jean Rivier qui assurait la classe. J’appris avec ces deux professeurs à ouvrir les fenêtres sur l’inconnu et sur le monde moderne, et à oublier l’enseignement, formateur, certes, mais trop poussé et trop strict, que j’avais reçu dans les classes d’écriture. Et je remercie mes deux professeurs de m’avoir aidée à oublier la rigueur excessive de cet indispensable carcan, et à me défaire de la raideur qui en résultait pour devenir moi-même. Certes, la composition ne s¹enseigne pas - ou guère -, mais Rivier fut un remarquable professeur de composition, dans le sens où il ne chercha jamais à marquer ses élèves de ses propres idées de compositeur - il fut aussi un compositeur non négligeable et fort indépendant1 -, mais où il s’efforça toujours de trouver en chacun de nous ce qu-il y avait de " spécial ", d’" unique ", de " différent ", qui pourrait mériter d’être amplifié et nous aiderait à développer notre personnalité et, parfois, à faire émerger une véritable force créatrice qui, avec un autre, aurait pu être étouffée.
Pour évoquer Jean Rivier, il me semble que je ne peux faire mieux que de citer les plus beaux passages de l’adieu qui fut lu le 10 novembre 1987, pour ses obsèques - trop peu de ses anciens élèves s¹étaient dérangés pour l’entendre!…2 - et qui me fut envoyé par son petit-fils, Didier :
" […] Cette musique, elle a empli ta vie, elle a été ta vie.
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Je n’aurais rien pu faire d¹autre, je ne sais rien faire d¹autre", disais-tu souvent.
Et à la veille de ton départ, tu nous as avoué que tu avais encore des notes plein la tête.
En nous quittant, tu nous laisses ton oeuvre, et nous savons que c¹est ta manière à toi de continuer à vivre parmi nous.
Dans un siècle où la musique a cherché sa voie, tu t’es méfié de tous les systèmes.
Tes élèves le savent, tu leur as toujours préféré la sensibilité, la vérité des émotions, la maîtrise de leur expression. Et c’est pourquoi ta musique restera, parce qu¹elle s’adresse non seulement à nos oreilles, mais aussi - et surtout - à notre cœur.
Que ceux qui sont là aujourd’hui, et qui ne connaissent de toi que le compositeur, sachent que tu étais dans la vie tel qu¹on te devine dans tes partitions.
Un homme généreux, enthousiaste, entier, un homme vrai.
Mais aussi un homme sensible, bienveillant, un homme bon.
Ce dernier trait de caractère, tes proches le savent, tu le masquais derrière une grande pudeur.
Oui, Jean, tu n’aimais pas l’ostentation. Cette bienveillance, tu la portais comme une manière naturelle, une évidence, en somme.
Il t’est arrivé de te cacher pour aider tel ou tel : tu aurais mal supporté qu’on t’en remerciât.
Quelles que soient les épreuves, tu n’as jamais varié. Ta chaleur nous a toujours accompagnés dans ce morceau de vie que nous avons parcouru ensemble.
Elle nous fait soudain cruellement défaut et nous voilà comme des enfants, incapables d¹accepter qu’un Monsieur de 91 ans nous quitte [...] "1) Son œuvre est riche et très variée. Je me souviens notamment d'avoir assisté avec beaucoup d'émotion à l'exécution au Théâtre des Champs Elysées, par l'Orchestre de Paris sous la direction de Zdenek Macal, de sa septième Symphonie en fa. [ Retour ]
2) Parmi ses anciens élèves étaient présents ce jour-là : Monic Cecconi, Ton That Thiet, Antoine Tisné, Michel Decoust, Jean-Paul Holstein et moi-même. Le Conservatoire ne se manifesta pas de manière officielle. [ Retour ]
Œuvres de Jean Rivier
(Catalogue arrêté en 1946)
ORCHESTRE :
1ère Symphonie en ré
Ouverture pour une opérette imaginaire
Adagio (orchestre à cordes)
3 Pastorales ((petit orchestre)
Paysage pour une Jeanne d’Arc
Rapsodie (violoncelle et orchestre)
Burlesque (violon et orchestre)
Chant funèbre
Danse du Tchad
Ouverture pour un Don Quichotte
2e Symphonie en ut (orchestre à. cordes)
5 Mouvements brefs
Concertino (alto et orchestre)
Le Voyage d’Urien
Musiques nocturnes
3e Symphonie en sol (orchestre à cordes)
Psaume LVI (soprano solo, orchestre et chœurs) [1ère audition le 31 mars 1946, à la salle Pleyel, par les Concerts Colonne, sous la direction de Paul Paray, avec Suzanne Juyol, les Chœurs de Saint-Eustache et l’Orchestre Colonne]
Concerto (piano et orchestre.)
4e Symphonie en si bémol (orchestre à cordes)
Concerto (violon et orchestre.)
Ballade des amants désespérés (soprano solo, chœurs et orchestre)
MUSIQUE DE CHAMBRE :
Sonatine (violon et violoncelle)
Burlesque (violon et piano)
Trio à cordes
Rapsodie (violoncelle et piano)
Petite Suite (hautbois, clarinette et basson)
Concertino (alto et piano)
1er Quatuor
Pièce en ré (contrebasse et piano)
Grave et Presto (quatuor de saxophones)
3 Pastorales (flûte, violon, piano)
2e Quatuor
Sonatine (flûte et piano)
PIANO :
5 Mouvements brefs
Musiques pour piano
2 Valses-caprices et une Ballade
Presto violento
MELODIES :
8 Poèmes d’Apollinaire (avec orchestre ou piano)
3 Mélodies pour soprano ou ténor (avec petit orchestre)
3 Poèmes
7 Mélodies
2 Chansons (voix moyennes)
3 Chansons dans le style populaire
3 Poèmes de Ronsard et un de Clément Marot
Mélodies sur des poèmes de Valéry, Apollinaire, Klingsor
THEATRE
Vénitienne, opéra-comique, en un acte
RADIO
Musiques pour « Henri IV » de B. Zimmer
« La Marche des Rois » de L. del Vasto
« Louis XIV » d’André Obey.
Un entretien en 1946 avec Jean Rivier
« On ne peut rapporter une conversation sans la modifier, disait W. Holmes ; c'est aussi naturel que de s’attifer devant un miroir » Je veux aujourd’hui faire mentir W. Holmes. Donc, foin de- littérature ! Tout d’abord, suppression du décor. Il est encombrant et souvent inexact. Le lecteur voudra bien imaginer à sa fantaisie le cadre de cet entretien. Point de portrait du compositeur, hormis celui qui est publié sur la couverture. Une précision, toutefois. Elle est capitale. Jean Rivier porte une barbe « dorée » — tous les interviewers sont unanimes à le proclamer — une courte barbe que : surmonte une moustache taillée comme un motif de jardin à la française. Voilà. Et maintenant je démarre ex abrupto.
En parcourant le catalogue de vos œuvres, j’ai été frappé par son abondance. Fécondité allant de pair avec facilité, j’en ai déduit que, pour trouver l’inspiration, vous n’aviez pas besoin, comme Goethe, de prendre un bain de pied froid, ni, comme Lamartine, de saupoudrer de tabac à priser votre table de travail.
Oh ! ne croyez pas que si je dois toujours bien disposé ! Il m’est arrivé de mettre trois fois sur le métier un mouvement de symphonie, alors que ma « Ballade des amants désespérés », qui comporte cependant une partie chorale, a été écrite très rapidement.
Vous éprouvez, semble-t-il, une particulière dilection pour, les voix. Mais, je ne puis oublier qu’avec Albert Roussel et quelques autres compositeurs, vous avez rénové la symphonie en la parant de séduisants atours. Par ailleurs, ne me disiez- vous pas que vous songiez à une cinquième Symphonie, à un troisième Quatuor ?
Il est vrai. J’aime bien les « cordes ». Sans doute parce que je suis violoncelliste.
Je crois que vous aimez, aussi les instruments à vent, et en particulier le saxophone. Au vrai, il y a dans votre œuvre une très grande diversité, non seulement quant aux instruments, mais quant aux genres musicaux, depuis l’« Ouverture pour une Opérette imaginaire » jusqu’au « Psaume », en passant par « Vénitienne », la « Danse du Tchad » et l’« Ouverture pour un Don Quichotte »...
A l’occasion de quoi je fus traité d’anthropophage.
Ce mot s’appliquerait mieux à votre « Danse du Tchad » qui est, je crois, ce que vous avez écrit de plus dynamique, de plus percutant, de plus « sauvage ». Mais ce qui m’émerveille, c’est de trouver, dans chaque partie d’un œuvre aussi nombreux et varié que le vôtre, le signe quasi mystérieux de la personnalité. En quoi consiste-t-il exactement ce signe ? signe ?
Je ne sais. Des exégètes ont parlé d’une certaine courbe mélodique, d'une ampleur de phrase, de particularités rythmiques. Personnellement, je serais bien en peine d'indiquer ce qui caractérise ma musique. Tout au plus vous avouerai-je mon souci de plus en plus affirmé de la construction et de l'équilibre, mon goût pour la clarté, pour la simplicité de réalisation et l’économie des moyens employés, mon horreur de la complication et du « pathos ».
Et, sous le rapport de l’harmonie, des procédés techniques en général ?
Je n'ai aucun système harmonique, aucune idée préconçue sur l'emploi de tels ou tels accords. J'écris pour chaque œuvre, et inconsciemment, dans la langue qui paraît lui convenir, qu’il s'agisse de « Don Quichotte » ou du « Psaume LVI ».
Alors, si je vous demandais, avec l’un de mes savantissimes confrères, à quel « canon » se réfèrent vos œuvres ?
Je semis bien en peine de vous répondre.
Jean Rivier n’est pas bavard. C'est regrettable pour un interviewer. Plusieurs questions ayant fait long feu, le « canon » aussi, je tirai une cigarette pour me donner le temps de la réflexion, et, machinalement : « Fumez-vous ? » — « Ypérite », répondit le compositeur, sur un ton de mélancolie qui m’eût fait croire à un reproche, s’il n’y avait ajouté ce sourire qui lui est familier, où se lisent son optimisme naturel et sa volonté d’action.
Cette réponse imprévue nous plongea réciproquement dans nos souvenirs de la der’ des der’. Je revoyais un Jean Rivier de 18 ans, qui venait d’obtenir son bac de philo et partait volontaire pour les tranchées. Entre deux marmitages, il voulait faire régner l’harmonie parmi les éléments constitutifs d’une Sonate pour violoncelle. Et puis, une vague de gaz, l’hôpital, la réforme, le long repos obligatoire, le travail enfin avec Jean Gallon et Caussade, et la rapide ascension vers la place qu’il occupe aujourd’hui au premier rang de nos compositeurs contemporains.
Vision... fugitive. Opéra. Et, sans transition apparente : Puis-je vous demander ce qu’est devenu cet ouvrage de théâtre auquel vous pensez, je crois, depuis assez longtemps ?
C'est, en effet un vieux | projet qui demeure jusqu'à présent sans suite. Je cherche toujours le sujet idéal, celui qui déclencherait en moi le choc indispensable. Je le voudrais écrit dans une langue riche. Il y a des mots qui font corps avec l’idée et qui ont une résonance musicale.
Sans doute. Il faudrait que le librettiste fût un poète musicien. Mais que peut-il attendre en retour de ses mérites ? Une maigre place sur une affiche, et puis l’oubli.
C'est vrai, et pourtant je reçois cinq ou six livrets par an.
Si vous n’aviez pas peur d’en lire un septième, je demanderais à l’un de mes amis de sortir de ses cartons le livret, sur un sujet de l’antiquité grecque, qu’il destinait jadis à Saint-Saëns. C’était, autant qu’il m’en souvienne, un sujet plein de grandeur, de noblesse et d’émotion contenue. Malheureusement, mon ami, jeune alors, avait été quelque peu rabroué par l’auteur de Samson pour avoir donné — pas dans le livret évidemment —- une variante de la « Ronde du Veau d’or » : « Rois et peuples à genoux dansent une ronde folle... » ...Une ronde pour culs-de- jatte !
Et comme Jean Rivier riait, je trouvai soudain, grâce à sa barbe « dorée », au grec et à Saint-Saëns, un mot que je cherchais depuis un bon moment.
Euréka ! C’est « Sphénopogome » !
Qu'est-ce, une espèce antédiluvienne ?
Pas tout à fait. Il s’agit de Saint-Saëns, Julles Claretie, Jean Richepin, Poincaré, Barthou, Jules Lemaître, peut-être Théodore Dubois et quelques autres. Ces seigneurs des lettres, des arts et de la politique, tous sphénopogomes — néologisme grec qui signifie à peu près porteurs de barbe en pointe — se réunissaient périodiquement vers 1885-87. L’objet de leurs réunions, l’histoire le garde jalousement, mais je présume qu’en désespoir de trouver un sujet de conversation qui les satisfasse, ils se rangeaient en bon ordre autour d'une table bien garnie.
Dommage, dit Jean Rivier, que Zeus ne m’ait pas fait naître un demi-siècle plus tôt.
Gabriel Bender
in Le Guide du Concert, 29 mars 1946
(coll. DHM)