Eglise Sainte-Marie des Batignolles, Paris XVII°

Construite en 1828, grâce à des dons de Charles X et de la duchesse d'Angoulême, agrandie en 1834, puis en 1851. Orgue STOLZ, 36 jeux (seconde moitié du XIXe siècle), muet en 1912, puis MUTIN-CAVAILLÉ-COLL (1923), relevé en 1936 par GLOTON-DEBIERRE (de Nantes), restauré en 1946 par BEUCHET-DEBIERRE, restauré en 1993 par DARGASSIES-GONZALEZ. Possédait également un orgue de choeur Merklin (v.1880) de 16 jeux, transféré en 1918 à Saint-André d'Antin sans être remplacé.

Eglise Sainte-Marie des Batignolles, avant 1851
( Dessin X..., paru dans la plaquette «Centenaire de l'école Sainte-Marie des Batignolles, 1878-1978» )
Eglise Sainte-Marie des Batignolles, après son agrandissement de 1851


Ste-Marie-des-Batignolles : communion solennelle, années 1940
Sainte-Marie-des-Batignolles, communion solennelle, années 1940
( coll. DHM )

Denis HAVARD DE LA MONTAGNE

Joachim Havard de la Montagne
à la console de l'orgue de Ste-Marie-des-Batignolles, en 1949

( photo Studio Legendre, coll. D.H.M. )


L'orgue de Ste-Marie-des-Batignolles
Grand orgue Mutin-Cavaillé-Coll (1923), relevé en 1936 par Gloton-Debierre, restauré en 1946 par Beuchet-Debierre, puis en 1993 par Bernard Dargassies et inauguré le 8 octobre 1994 par son titulaire Joachim Havard de la Montagne. Cet instrument est actuellement composé de 35 jeux, dont 30 réels, répartis sur 3 claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes (environ 2300 tuyaux).
( Photo décembre 2005, aimablement communiquée par l'Association ''Concerts à Sainte-Marie-des-Batignolles'', D.R. )

A bout de souffle!...

Dès la seconde moitié du XIXe siècle l'église Sainte-Marie des Batignolles possédait un grand-orgue Stoltz (36 jeux), sur lequel nous manquons de renseignements, mais dont on sait qu'il fonctionna jusqu'en juillet 1912, date à partir de laquelle il était devenu injouable. L'année suivante on songeait déjà à sa reconstruction, mais la Grande Guerre vint interrompe tout projet. Durant l'indisponibilité de cet instrument, on se servit uniquement de l'orgue d'accompagnement, installé dans le chœur : un Merklin de 16 jeux (2 claviers manuels et pédalier), construit vers 1880. Plus tard, en 1918, cet instrument fut transporté à Saint-André-d'Antin, où il est utilisé jusqu'en 1998 avant d'être remplacé par l'actuel Béasse. Ce n'est qu'au début des années 1920 qu'un nouveau grand-orgue fut construit dans la tribune en revers de façade principale par Mutin Cavaillé-Coll (1923). En 1936, il dut faire l'objet d'un relevage complet par la maison nantaise Gloton-Debierre et plus tard, au lendemain de la Seconde Guerre, une restauration avec transformations fut réalisée par la même manufacture (devenue Beuchet-Debierre) avec une inauguration par Maurice Duruflé (novembre 1947). Régulièrement entretenu durant une vingtaine d'années, il se dégrada rapidement par la suite au point qu'en 1977 l'instrument était devenu muet à 50% et peu après, en 1982, il rendit l'âme!

Durant 10 ans, son titulaire Joachim Havard de la Montagne dut alors se contenter d'un orgue électronique installé dans le bas-côté de l'église! En 1991, il fut enfin décidé de faire renaître ce grand-orgue avec une restauration complète (et ajout de 7 jeux) confiée à la Manufacture des Grandes Orgues Dargassies-Gonzalez, pour une somme de plus de 1 500 000 francs, qui débuta en mai 1992. La bénédiction et l'inauguration par son titulaire eurent lieu le 8 octobre 1994. L'instrument comportait alors 35 jeux (dont 30 réels) sur 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier à l'allemande de 30 notes, 12 pédales de combinaisons et la pédale d'expression du Récit ; l'ensemble représentant environ 2300 tuyaux. Le facteur Bernard Dargassies avait effectué "un travail splendide, conservant le meilleur et la richesse particulièrement de jeux de fonds bien dans le goût de Cavaillé-Coll, mais donnant à l'instrument une clarté nouvelle et une "aération" qui lui manquait." Lors de cette restauration, le ventilateur, considéré comme récent puisque datant de 1980, avait été nettoyé, les porte-vent revus, les réservoirs d'air étanchéifiés et les gosiers refaits à neuf. L'on sait l'importance de l'alimentation en vent qui est les poumons de l'orgue.

Or, depuis 1994, une lente dégradation des 2 réservoirs du Grand-orgue (placés de chaque côté de la machine Barker) et de celui du Récit, avec de nos jours des fuites importantes, altère inexorablement l'instrument qui à présent ne peut plus être joué avec le maximum de ses possibilités. Il est extrêmement urgent de procéder à une restauration de l'alimentation en vent et plus particulièrement des soufflets, si l'on ne veut pas revenir à la triste situation des années 1912 puis 1982 qui virent à deux reprises l'orgue devenir muet!

Ces travaux de réfection sont estimés, à ce jour, à une somme de 25 000 euros. Les personnes désireuses d'y participer peuvent envoyer directement leurs dons à l' "Association des Concerts à Sainte-Marie des Batignolles", Rénovation de l'orgue, 77 place du Dr Félix Lobligeois, 75017 Paris ou entrer en relation par l'intermédiaire du site de l'Association [http://concerts.batignolles.free.fr/] ou encore acquérir le CD "Un souffle à travers les âges" édité au profit de la restauration de la soufflerie du grand-orgue, à commander à cette adresse : concertssaintemariebatignolles@club-internet.fr (15 euros + 4,35 euros de frais d'envoi pour 1 ou 2 CDs).

D.H.M. (septembre 2007)

CD au profit de la restauration de la soufflerie du grand-orgue de Ste-Marie-des-BatignollesCD au profit de la restauration de la soufflerie du grand-orgue de Ste-Marie-des-Batignolles

Les concerts à Sainte-Marie-des-Batignolles

 


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