Gilles BOIZARD - Jean-Claude HENRY - Christian MANEN - Pierre DURAND - Alain PETITGIRARD - Antoine TISNÉ - Yves CORNIÈRE - Michel DECOUST - Xavier DARASSE - Thérèse BRENET - Lucie ROBERT-DIESSEL - Monique CECCONI-BOTELLA - Michel MERLET - Michel RATEAU - Philippe DROGOZ - Alain LOUVIER - Édith LEJET - Alain ABBOTT
1960
Gilles BOIZARD (1933-1987)
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Page de garde des Cinq pièces pour piano, révision et annotation de Gilles Boizard, Premier Grand Prix de Rome en 1960, membre des jurys au Conservatoire de Paris et directeur des concours de l'U.F.A.M. - Paris, Éditions Musicales Transatlantiques, 1965 ( coll. DHM )
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Pianiste concertiste, professeur de solfège (chanteur) au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, membre des jurys dans cet établissement supérieur, directeur des Concours de l'Union Française des Artistes et Musiciens (U.F.A.M.), Gilles Boizard s'est principalement consacré à la pédagogie, ce qui transparaît également dans son corpus musical qu'il n'a pas eu le temps d'achever.
Né le 1er août 1933 à Juniville, un petit village des Ardennes, Gilles Boizard débute enfant l'étude du piano avant d'entrer au Conservatoire de Paris. Il y poursuit ses études de solfège, d'harmonie et surtout de piano avec Yves Nat, avant d'entamer l'apprentissage de la composition qui le mène au Concours du Prix de Rome. En 1959 il remporte un premier second Grand Prix et l'année suivante, le Grand Prix avec la Cantate du Printemps de Milosz. Après un séjour de trois années à la Villa Médicis (janvier 1961 à avril 1964), Gilles Boizard réintègre le Conservatoire de Paris, mais cette fois comme professeur de solfège (chanteur), et, quelques années plus tard est également nommé directeur des concours de l'U.F.A.M. Il poursuit parallèlement une carrière de pianiste et se produit lors de concerts et récitals en région parisienne.
Décédé à l'âge de 53 ans, le 5 mai 1987 à Paris XIVe, Gilles Boizard n'a pu terminer une oeuvre commencée dans les années soixante, qui consistait principalement dans ses débuts à des ouvrages pour un ou deux instruments et des pièces de concours. C'est ainsi qu'il a écrit pour piano : Berceuse en carillon (1965, Lemoine), Partita : Prélude, Aria, Interlude, Toccata (1965, Editions Musicales Transatlantiques), Offrande d'Automne (1966, Choudens), Par le sentier bleu (1968, Combre), Musette (1969, EMT) ; pour harpe : Deux Esquisses : A l'estompe, A la pointe sèche, annotées et doigtées par Gérard Devos (1969, Rideau rouge) ; pour accordéon de concert : Accordéondes (1973, EMT) ; et pour 2 instruments : pour contrebasse et piano : Ballade (Concours CNSMP 1977, Combre), pour basson et piano : Fantaisie (Concours CNSMP 1971, EMT), pour trombone basse et piano : Diptyque "Aux statues de Bomarzo" (Concours CNSMP 1967, EMT). Ses Deux Esquisses pour harpe ont été enregistrées en 1974 à Bruxelles (disque 33 tours, "La Harpe en France au 20e siècle", Alpha 218). Plus récemment, en 2000 et 2001 son Accordéondes faisait partie des oeuvres au choix imposées pour l'option musique, exécution instrumentale, par le Ministère de l'Education nationale au baccalauréat technologique techniques de la musique et de la danse.
On lui doit également des ouvrages pédagogiques : Onze Leçons de solfège, avec accompagnement de piano, pour les concours du Conservatoire national de musique : 1er volume : 7 Leçons sur 5 clés, 4 Leçons sur 7 clés - 2e volume : Mêmes Leçons sur 2 clés (1972, Lemoine), Onze Leçons de solfège, sans accompagnement de piano, 2 volumes (1972, Lemoine), et pour piano des révisions d'œuvres avec annotations (éditions de concours utilisées aux concours de l'UFAM) parues aux Editions Musicales Transatlantiques:
- Cinq Pièces (1965) : Lied (op. 6) de Schuman, Musette (BWV Anh. 126) de Bach, Gigue "La Boiteuse" et Menuet "Le Lardon" (1er Livre de pièces de clavecin) de Rameau, Valse (KV 606 n°1) de Mozart.
- Quatre pièces (1966) : Andante religioso de Le Couppey, Menuet (7e Suite, 3e Recueil) de Haendel, L'Indifférence (2e Livre de pièces de clavecin) de Rameau, Menuet (BWV 828 (6)) de Bach.
- Cinq morceaux (1967) : Menuet (Pièces pour clavecin, 3e volume, n°7) d'Haendel, Choral (Album fûr die Jugend, op. 68) Schumann, Menuet (2e Suite française BWV 813) de Bach, Le remerciement de Couperin, La joyeuse-Rondeau (Pièces de clavecin) Rameau.
- Six morceaux (1968) : Petite Pièce (Album für die Jugend, op. 68, n°5) de Schumann, Rigaudon (2e Livre des pièces de clavecin) de Rameau, Les Amours (1er Livre des pièces de clavecin) de Dandrieu, Bourrée (6e Suite française BWV 817) de Bach, Air de chasse (Album für die Jugend, op. 68, n°7) de Schumann, Prélude de Haendel.
- Six Pièces (1969) : Musette de Gilles Boizard, Marche (BWV Anh. 122) de Bach, La Coquetterie (8e couplet des Folies françaises, ou les Dominos, 13e Ordre, 3e Livre de clavecin) de Couperin, Ecossaise (op. 33) de Schubert, Menuet (2e Livre des Pièces de clavecin) de Rameau, Valse (Albumblätter op. 124, n°15) de Schumann.
- Cinq Pièces (1970) : Un poco adagio de Clementi, Sarabande (4e Suite du 2e Livre de clavecin) de Haendel, Le Timpanon de Dandrieu, La Belle Javotte (4ème Livre de pièces de clavecin, 24e ordre) Couperin, Menuet (Suite Française pour clavecin BWV 814) de Bach.
- Six Pièces (1971) : oeuvres de Bach, Couperin, Haendel, Le Couppey, Schubert, Schuman.
Denis HAVARD de la MONTAGNE
Jean-Claude HENRY
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Jean-Claude Henry ( Coll. J.C. Henry )
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Né le 30 décembre 1934 à Paris, Jean-Claude Henry a effectué la plus grande partie de ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, auprès d’Henri Challan pour l’harmonie, de Noël Gallon pour le contrepoint et la fugue, de Rolande Falcinelli pour l’orgue et l'improvisation, d’Olivier Messiaen pour l’analyse et de Tony Aubin pour la composition. Après avoir remporté plusieurs premiers Prix : contrepoint en 1955, harmonie, fugue, orgue et improvisation l’année suivante, philosophie de la musique en 1959, il décroche un premier Second Grand Prix de Rome en 1960, avec un poème lyrique Cantate du Printemps, écrit sur un texte de Milosz. L'année suivante il épouse Fanou Cotron, pianiste et compositeur, second Grand Prix de Rome en 1959, qui lui donnera deux enfants.
Après un long service militaire qu’il termine comme sous-chef de musique, il décide de ne pas se représenter au Concours de Rome et devient le suppléant de Marcel Bitsch qui vient d’être nommé professeur de contrepoint et fugue au CNSM de Paris. En octobre 1963, il est nommé professeur de solfège dans ce même conservatoire, puis de contrepoint, cet art du mouvement, à partir d’octobre 1967. Il aura la chance, jusqu'à son départ en septembre 2000, d’enseigner l’écriture à un nombre important de remarquables musiciens qui par leurs dons, leur culture et la variété de leurs fortes personnalités, seront pour lui une source d’enrichissement musical et intellectuel incessant. Les analyses, chaque année plus nombreuses, qu’il réalise pour sa classe, un échange permanent entre enseignés et enseignant, le stimuleront dans sa carrière de professeur et le soutiendront dans un constant souci de renouvellement pédagogique.
Parallèlement à ses activités pédagogiques, Jean-Claude Henry donne un certain nombre de concerts d’orgue et écrit plusieurs pages pour cet instrument. C’est ainsi qu’à la demande de Gaston Litaize, pour la revue L’Organiste liturgique, il compose en 1961 Quatre pièces brèves sans pédale obligée : Pour un office funèbre, Pour un temps de pénitence, Pour un temps d’allégresse et Pour tous les temps ; à celle de Norbert Dufourcq, pour la revue Orgue et Liturgie : Prélude à l’Introït, Offertoire, Elévation, Communion et Postlude pour l’Office du Dimanche de Séxagésime qui seront publiés successivement dans cinq recueils entre 1961 et 1967 ; et en 1966, sur commande du Conservatoire de Paris un " morceau de concours " pour le concours d’orgue de 1967 : Chacone (éd. Leduc). Après un Mouvement pour saxhorn et piano (1972, éd. Leduc), il écrit une nouvelle œuvre pour orgue : Thalle (1973, éd. Leduc). Celle-ci, d’une écriture plus avancée esthétiquement sera à la fois vivement rejetée par certains organistes et vaillamment défendue par d’autres, au premier rang desquels il faut citer Loïc Mallié qui ne craindra pas d’inscrire cette composition au programme de plusieurs de ses concerts.
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Signature autographe de Jean-Claude Henry, en 1965 ( collection D.H.M. )
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En tant qu’organiste, lauréat du Concours International d'orgue de Münich en 1959, Jean-Claude Henry est depuis 1957 titulaire de St-Nicolas-St-Marc de Ville-d’Avray, non loin de Versailles, où il à plaisir à jouer sur un orgue de 20 jeux répartis sur 2 claviers et un pédalier, construit par Abbey et réharmonisé par Pérou peu de temps avant son arrivée. En 1970 il succédait également à Raffi Ourgandjian à l’orgue Mutin de l’église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine et pouvait ainsi donner sa pleine mesure. Cet orgue important de 52 jeux répartis sur 3 claviers et un pédalier, construit dans une église qui est la plus importante paroisse de Neuilly, était alors utilisé pour de nombreux offices. En outre, fait assez exceptionnel pour être souligné ici, le clergé a toujours su s’entourer de musiciens de grande valeur : Henri Letocart, René Meugé, Xavier Darasse, Raffi Ourgandjian, Jean-Claude Henry, Loïc Mallié. A partir de 1975, à la suite du décès prématuré de son épouse Fanou Cotron, pris par des responsabilités familiales (ses deux enfants, ont alors 10 et 12 ans) il demandait à Loïc Mallié, organiste, compositeur et improvisateur de grand talent, de devenir cotitulaire de l’orgue1. Il continuait cependant de donner des concerts d'orgue et, après une période de silence de quelques années, reprenait le crayon. Parmi toutes ses œuvres citons celles récemment écrites : Benthos, pour orgue (Lemoine), Toccata pour orgue (Lemoine), Voies Intérieures pour violoncelle et piano (Billaudot), Prélude pour orgue (Billaudot, collection Panoramas), Stances pour cinq cuivres (inédit), Iorti pour violon, violoncelle et piano (Notissimo/Leduc) pour une commande du Conservatoire de Paris pour le bicentenaire, Reflet froid pour hautbois et piano (inédit), Etiouse pour percussion solo (inédit), Souffles pour violon, alto, violoncelle, flûte, clarinette/clarinette-basse et piano (commande de l’Ensemble " Les temps Modernes ", Notissimo/Leduc), Traces pour piano (Lemoine, collection Ibanez), Anche, archet , marteaux, " conte pour un trio " pour saxophone ténor/soprano, violon et piano (Notissimo/Leduc), Trois Préludes... et une petite canzone pour orgue (La flûte de Sylphe, Hiver, Marimborg, Canzone), éditions musicales Jobert/Rubin, Fontaines obscures pour violon et piano (Musicare, Conservatoire de Nîmes, non distribué), Six courtes études pour orgue avec ou sans pédale : 1) Secondes, 2) Sixtes (ces deux sans pédale), 3) Tierces et quartes, 4) Scherzetto, 5) Chants mêlés, 6) Perpetuum mobile (Editions IMD, diffusion Arpèges)...
En 1996, Jean-Claude Henry s’est remarié avec une de ses anciennes élèves, Rikako Watanabé, compositeur. Celle-ci, après avoir obtenu une Maîtrise ès arts de composition à l'Université de musique de Kunitachi à Tokyo, a suivi parallèlement l'enseignement des Conservatoires supérieurs de Lyon et de Paris et obtenu le « diplôme supérieur dans la discipline écriture » au CNSM de Lyon, ainsi que divers premiers prix à celui de Paris. Elle est l'auteur de plusieurs œuvres pour ensemble de percussions, pour orgue et pour différentes formations instrumentales, et en avril 2002 a été nommée sur concours professeur de formation musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Fin musicien, pédagogue avisé et organiste talentueux, Jean-Claude Henry est aussi un homme chaleureux à l’écoute des autres. Les circonstances de la vie, ainsi que sa modestie, l’ont sans doute empêché de conquérir la célébrité, même si son œuvre d’une haute tenue est pleine de charme et si caractéristique de cette génération de musiciens de la fin du XXe siècle.
Denis HAVARD de la MONTAGNE
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1) Jean-Claude Henry quittera St-Pierre à la fin de l'année 1990, suivant de peu Jean Couret, le maître de chapelle, et Loïc Mallié qui, professeur au CNSM de Lyon, était nommé en janvier 1989, titulaire de l'orgue de l'église St-Pothin de Lyon. [ Retour ]
1961
Christian MANEN
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Christian Manen ( Coll. C. Manen )
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Christian Manen se veut en marge de tout système, utilisant les richesses que peuvent lui apporter les uns ou les autres suivant sa fantaisie. Tonale, modale, polytonale, atonale, la musique n'a pas de limites et doit refuser de se laisser enfermer dans un seul système qui limite forcément et qui confère, selon lui, uniformité et monotonie au discours musical. Il aime la couleur que seule peut apporter une modulation et c'est la raison pour laquelle il ne veut pas voir dans la tonalité le langage du seul passé. Il considère que tout est présent, que tous les systèmes peuvent coexister avec la couleur qui leur est propre et qu'il y a encore beaucoup à faire et à trouver en se servant des matériaux traditionnels. "Seule la pauvreté de l'imagination fait considérer que tout a été dit ! Une seule condition doit être remplie : sans les trois éléments que sont la Mélodie, l'Harmonie et le Rythme, la Musique ne mérite pas de porter ce nom noble et sacré, elle reste simplement un bruit..." Ce n'est pas un avant-gardiste, il n'est ni d'hier ni de demain, il vit avec son temps, c'est un musicien d'aujourd'hui.1
Né le 3 juillet 1934 à Boulogne-sur-Seine, d'un père ami d'enfance de Claude Delvincourt2, Christian Manen a commencé ses études musicales à Nice et les a poursuivies au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris entre 1948 et 1961. Durant cette longue période, il connut trois directeurs successifs : Claude Delvincourt, Marcel Dupré et Raymond Loucheur ! Elève de Berthe Duru (solfège), Jules Gentil (piano), Félix Passerone (percussion), Marcel Dupré et Rolande Falcinelli (orgue et improvisation), Louis Fourestier (direction d’orchestre), Noël Gallon (contrepoint et fugue), Henri Challan (harmonie), Norbert Dufourcq (histoire de la musique) et de Tony Aubin (composition), il a obtenu dans cet établissement huit Premiers Prix ! En outre, l'Académie des Beaux-Arts lui décernait3 en 1961 le Premier Grand Prix de Rome de composition musicale pour sa cantate La Loreley. Après quarante mois passés à la Villa Médicis dans la Ville éternelle, de janvier 1962 à avril 1965, il entama, à son retour en France une carrière aux multiples facettes : professeur, administrateur, concertiste, chef d'orchestre, organiste et compositeur.
Professeur, il l'a été de 1954 à 1999 au Conservatoire de Musique et de Danse d'Asnières, non loin de Paris, et de 1965 à 1999, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Entre temps il a enseigné au Conservatoire Supérieur de Paris (C.N.R.) et dans diverses écoles et associations, dont l’Ecole supérieure de musique César-Franck, le solfège, l'harmonie, le contrepoint, la fugue, la composition, le piano, l'orgue ou la direction d'orchestre. Depuis 1985 il assure chaque été des cours dans le cadre de l'Académie Internationale d'Eté de Nice. Hors de nos frontières, il a été chargé de cours magistraux dans divers pays, notamment en Croatie et au Maroc. De très nombreux élèves ont bénéficié de l’enseignement de Christian Manen durant ses 45 ans d’activité dans ce domaine. Parmi ceux-ci on peut citer Thierry Escaich, Pascal Devoyon, Nicolas Bacri, Pascal Godart, Raphaël Sanchez, Rémi Guillard, Alexandre Tharaud et Cédric Tiberghien...
Administrateur, il a dirigé pendant 45 ans le Conservatoire d’Asnières-sur-Seine. Depuis 1966 il est également directeur du Concours International de Musique et d'Art Dramatique Léopold Bellan.
Concertiste, il l'est depuis longtemps avec les nombreux récitals qu'il a donnés tant en France qu'à l'étranger, en particulier en Italie.
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Fac-similé d'un programme de concert ( Coll. D.H.M. )
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Comme chef d'orchestre, Christian Manen a dirigé plusieurs orchestres en France et à l'étranger, notamment l'Orchestre National de Turquie à Istanbul. Il a aussi dirigé régulièrement jusqu'en 1999 l'Orchestre des Cadets d'Asnières qu'il avait fondé en 1970 et avec lequel il a donné 98 concerts à Paris, en province, ainsi qu’à travers toute l’Europe et les Etats-Unis d'Amérique.
Organiste, après avoir obtenu un premier Prix d’orgue en 1961, dans la classe d’orgue du CNSM où il était entré en 1956, Christian Manen partagea longtemps les claviers des églises Sainte-Geneviève et Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours d’Asnières et eut maintes occasions de se produire dans d’autres tribunes parisiennes : Ste-Trinité, St-Germain-l’Auxerrois, St-Charles-de-Monceau, St-Pierre-du-Gros-Caillou, St-Pierre-de-Neuilly et Notre-Dame-d’Espérance notamment. Il avait d’ailleurs rejoint dès 1960 les rangs de l’Union des Maîtres de Chapelle et Organistes, alors dirigée par Henri Busser et au sein de laquelle il milita activement lorsque fut arrivée l’époque mal comprise de Vatican II, qui eut pour triste résultat de supprimer de nos églises tant de trésors musicaux liturgiques amassés depuis des siècles.
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Signature autographe de Christian Manen ( Coll. D.H.M. )
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Compositeur enfin, Christian Manen a écrit jusqu'à ce jour 140 œuvres orchestrales, lyriques, de musique de chambre et pour presque tous les instruments (piano, violon, violoncelle, hautbois, clarinette, saxophone, basson, trompette, trombone, percussion, ondes Martenot et bien entendu orgue), ainsi que de nombreux ouvrages pédagogiques. Son dernier numéro d'opus est une Fanfare pour le siècle nouveau pour 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones et tuba (2001). On ne peut que déplorer que seul le tiers environ de ses œuvres soit édité à ce jour.
Tous ces titres, toutes ces fonctions, toutes ces décorations (il est titulaire de nombreuses distinctions, dont la Médaille d'or de la Ville d'Asnières et la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris) et tous ces honneurs sont cependant peu de choses au regard de la valeur de l’homme, car Christian Manen est un homme d’honneur, courtois, obligeant et dévoué qui a toujours su se faire apprécier de tous, aussi bien de ses élèves que de ses collègues. Il n’a que des amis autour de lui et c’est bien normal, puisque c’est un gentleman musicien !
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
Catalogue général et catalogue des œuvres imprimées de Christian Manen.
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1) Nous remercions vivement le compositeur d'avoir bien voulu nous faire part de sa philosophie musicale et de nous avoir communiqué la plupart des matériaux nécessaires à la rédaction de cette notice. [ Retour ]
2) Ils avaient tous deux effectué leur Communion Solennelle dans la chapelle du collège Saint-Ignace, 14 rue de Madrid, Paris VIIIe, fondé par les Jésuites en 1874. Fermé en 1904, lors du vote de la loi interdisant l’enseignement aux congrégations religieuses et la mise sous séquestre de leurs biens, le Conservatoire national supérieur de musique en provenance de la rue Bergère s’installera dans ces locaux en 1911, et le collège rouvrira ses portes rue Franklin.
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3) Les 12 membres du jury étaient cette année-là : Henri Busser, Marcel Dupré, Louis Aubert, Emmanuel Bondeville, Paul Paray, Georges Auric, Raymond Loucheur, Tony Aubin, Darius Milhaud, Olivier Messiaen, André Jolivet et Henri Dutilleux. [ Retour ]
Pierre DURAND (1935-1998)
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Pierre Durand, 1996 ( (coll. Bernadette Durand) )
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Auteur principalement de pièces pédagogiques, Pierre Durand n’a jamais recherché la notoriété, préférant consacrer sa vie à enseigner aux autres sa passion pour l’art musical, en prenant garde de ne pas nier l’avenir, ni renier le passé, et en refusant de ne proscrire aucun système, sans forcer quiconque à tout aimer.
Né le 6 avril 1935 à Paris Ve, Pierre-Michel Durand effectue toutes ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique auprès de Vlado Perlemuter (piano), Pierre Revel (harmonie), Noël Gallon (contrepoint, fugue) et Tony Aubin (composition). En 1961, il se présente au Concours de Rome et remporte un Premier Second Prix avec la cantate La Loreley, écrite sur un poème de Guillaume Apollinaire. L’année suivante, il est pensionnaire de la Casa Velazquez de Madrid (33ème promotion artistique) et en 1969 obtient le Certificat d’Aptitude d’écriture musicale.
Pendant plus de trente années, Pierre Durand professe le solfège, matière ô combien ingrate, mais cependant indispensable et incontournable dans le cursus d’une formation musicale sérieuse. Il conservait sans doute toujours présente à l’esprit cette définition de la musique de Jean-Jacques Rousseau : " l’art de combiner les sons d’une manière agréable à l’oreille ", car cet art , non naturel, émane de l’homme, au même titre d’ailleurs que tous les autres arts et obéit donc à certaines règles dont on ne peut s’affranchir… Longtemps enseignant dans des écoles de la Ville de Paris ainsi que dans certains lycées de l’Académie de Paris, il est également, entre 1971 et 1993, assistant d’une classe de solfège, puis conseiller de la bibliothèque des orchestres au CNSM. Parallèlement, à partir de 1980 il est Inspecteur de solfège et de déchiffrage (solfège et instruments) à l’Ecole Normale de Musique du boulevard Malesherbes, où il enseigne également le solfège dans les classes supérieures, et professeur d’écriture musicale au Conservatoire municipal Maurice Ravel (21, rue Albert-Bayet, Paris XIII). Durant plusieurs années, au cours des années 1990, il est chargé par Pierre Asselin de la rédaction des épreuves des concours d’écriture des conservatoires de la Ville de Paris.
Comme compositeur, Pierre Durand, parfois connu sous le nom de Durand-Audard, en dehors d’une page orchestrale intitulée Passacaille pour piano et orchestre (Billaudot), a surtout écrit de la musique pour piano ou de chambre, principalement sur commandes du CNSM ou de l’ENM. Pour le piano seul, on note chez Combre une Étude de concert (1983) et un Tempo giusto (1990), et chez Durand une Petite histoire et un Murmure. La catalogue de sa musique de chambre pour 2 instruments, excepté quelques pièces pour cordes : Rêverie pour violon et piano (Durand), deux Pièces brèves pour contrebasse à cordes et piano (Combre, 2000) et Tambourin de Printemps pour violoncelle et piano (Combre, 1983), concerne plus particulièrement les vents. C’est ainsi que l’on découvre des pages pour basson et piano : Sarments (Combre, 1995), flûte et piano : Tendre histoire (Combre, 1983), cor en fa et piano : Vers la forêt (Combre, 1990), cornet (trompette ut et si b) et piano : Variations (Combre, 1981), cornet en si b et piano : Moment musical (Leduc, 1969), hautbois et piano : Rêverie (Combre, 1987), saxophone alto ou ténor et piano : Saxo véloce (Combre, 1989), saxhorn basse (ou tuba en ut ou trombone basse) et piano : Dialogue (Leduc, 1970), Parcours (Rideau Rouge/Durand, 1975) et Tournevalse (Billaudot, 1978) …
On doit également à Pierre Durand des ouvrages pédagogiques, notamment 22 Leçons de lecture de rythme et d’indépendance pour piano ou claviers (Rideau Rouge/Durand, 1974) et quelques pages de musique de film, dont celle du court-métrage documentaire La Terre se repose, tourné en 1965 par le cinéaste Henri Théron.
Marié en 1969 à Paris avec Bernadette Hénon et père de deux enfants : Sébastien et Benoît, Pierre Durand est décédé le 31 août 1998, dans sa soixante-quatrième année, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE1
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1) Nous remercions vivement Mme Bernadette Durand d'avoir obligeamment mis à notre disposition la documentation nécessaire à la rédaction de cette esquisse biographique. [ Retour ]
1962
Alain PETITGIRARD
Antoine TISNÉ (1932-1998)
( article dans la section des Obituaires )
1963
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Signature d'André Cornière,1959, père du Prix de Rome ( Coll. D.H.M. )
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Yves CORNIÈRE
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Eglise Saint-Lambert-de-Vaugirard (Paris XVe) au début du XXe siècle. ( cliché LL )
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Il existe certains musiciens que la modestie et les circonstances de la vie ont fait qu’ils se sont éloignés des chemins de la notoriété, même s’ils ont consacré toute leur énergie à servir l’art pour lequel ils ont opté dès leur prime enfance. Yves Cornière fait partie de ceux-là ! On sait en effet très peu de choses sur cet artiste, qui obtint pourtant un premier Grand Prix de Rome en 1963, devant Michel Decoust et Thérèse Brenet.
Né le 29 octobre 1934, c’est son père, André Cornière, qui lui inculqua les premiers éléments de musique. Ancien élève de la maîtrise de la cathédrale de Rouen, celui-ci était à l’époque maître de chapelle et organiste de l’église Saint-Lambert de Vaugirard, dans le quinzième arrondissement parisien. Yves Cornière intégra ensuite le Conservatoire national supérieur de musique et après l’obtention de son Prix de Rome effectuait le traditionnel séjour à la Villa Médicis, du 28 janvier 1964 au 30 avril 1967. Il reprit ensuite son poste d’organiste dans la même église que son père, qu’il avait dû abandonner lors de son séjour à Rome. En effet, dès le début des années soixante, alors qu’il étudiait au CNSM, il suppléait déjà son père aux grandes orgues de cette église.
Yves Cornière fit toute sa carrière à St-Lambert qu’il ne quitta qu’au mois d’octobre 1999, afin de prendre une retraite bien méritée, après près de 40 ans de musique au service de l’Eglise. St-Lambert de Vaugirard, construit en 1854, ne reçut un grand orgue qu’en 1899, installé par Louis Debierre. Il possède actuellement 31 jeux réels répartis sur 3 claviers et un pédalier. Florent Schmitt a notamment touché cet instrument au début du XXe siècle, ainsi que Suzanne Chaisemartin un peu plus tard, avant d’être nommée à Saint-Augustin.
On sait peu de choses sur l'œuvre musicale d'Yves Cornière, en dehors de l'ouvrage Salomé pour chant et orchestre, écrit en 1965 sur un poème de Henri de Régnier, mais certainement contient-elle nombre de pages religieuses destinées au service liturgique.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
Michel DECOUST
1964
Pas de premier prix.
Xavier DARASSE (1934 - 1992)
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Xavier Darasse ( photo aimablement communiquée par Les Arts Renaissants, Toulouse )
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Le 24 novembre 1992, à Toulouse sa ville natale, est décédé le directeur du Conservatoire de Paris, Xavier DARASSE, des suites d'un cancer. Né le 3 septembre 1934, il fut tout d'abord l'élève de sa mère organiste de la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, puis de Maurice Duruflé (orgue) et d’Olivier Messiaen (composition) au Conservatoire de Paris et remportait un second Grand Prix de Rome en 1964, après avoir obtenu le ler Prix d'orgue en 1959.
Professeur d'orgue au conservatoire de Toulouse (1964), producteur d'émissions musicales à France-Musique (1962-1975), il menait une brillante carrière d'organiste qui fut, hélas, interrompue en 1976 après un grave accident au cours duquel il perdit l'usage d'un bras. Il se jetait tout entier dans l'enseignement et professait l'orgue au Conservatoire de Lyon (1985) avant de prendre la direction de celui de Paris en septembre 1991, où il succédait ainsi à Alain Louvier. Il avait été un temps organiste de l'église Saint-Pierre de Neuilly dans les années 1960. Curieux de toutes les musiques, il avait créé des œuvres contemporaines et joua un rôle important au sein de la commission de restauration des orgues. Il a beaucoup écrit pour l’orgue et travaillait ces derniers mois à un opéra Le Portrait de Dorian Gray, d'après un roman de Wilde. Homme de cœur et d'esprit, il laisse un vide dans le monde musical.
La ville de Toulouse, afin d'honorer sa mémoire, a donné son nom à une fontaine qui coule pour l'éternité.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE (notes provisoires)
Xavier Darasse faisait partie du jury et proposait les thèmes pour l'improvisation lors du concours d'orgue 1978 au CNSM de Paris.
Xavier Darasse
________________________________________biographie
Xavier Darasse naît, à Toulouse, le 3 septembre 1934, dans une famille de musiciens. Sa mère, Renée Darasse-Laroyenne, élève de Marcel Dupré, est organiste de la Cathédrale Saint-Etienne. Son père, Joseph Darasse, est organiste amateur, et son oncle, Monseigneur Louis Ollier, est Maître de Chapelle de la Cathédrale.
Il commence à 5 ans l’étude du piano, qu’il poursuivra, sur les conseils de Marcel Dupré, ami de la famille, jusqu’à 18 ans. Marguerite Long, l’ayant entendu, lui conseille d’entrer au Conservatoire et de se consacrer à la musique. Il s’inscrit au Conservatoire de Toulouse où il obtient les premiers prix de solfège, d’harmonie et de piano en 1950.
Agé de 16 ans, il se rend à Paris afin de continuer ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique. Il y suit la classe d’harmonie de Maurice Duruflé où il obtient u premier prix en 1954, puis l’année suivante les premiers prix de contrepoint et de fugue dans la classe de Simone Plé-Caussade. Après avoir suivi les cours de Rolande Falcinelli, il décroche, en 1959, les premiers prix d’orgue et d’improvisation. S’ajoutent à ces diplômes, en 1965, les premiers prix de composition et d’analyse musicale, dans les classes respectives de Jean Rivier et d’Olivier Messiaen.
Nommé titulaire des grandes-orgues de Saint-Pierre de Neuilly, en 1962, il est également producteur d’émissions sur France Musique, activité qu’il poursuivra jusqu’en 1975.
En 1963, la société des " Amis de l’Orgue " lui décerne un premier prix de virtuosité. Il est nommé professeur à Angers, et commence une carrière de concertiste qui le mènera dans le monde entier. Dans un souci d’ouverture, il se tourne vers le passé et étudie avec ferveur les traités des Maîtres anciens, tout en jouant des œuvres contemporaines qu’il présente en création dans les festivals " d’avant-garde ".
Il obtient, l’année suivante, en 1964, le Premier-Second Grand Prix de Rome.
En 1965, il se voit attribué le Prix Rameau. Il s’établit à Toulouse où il crée la classe d’orgue du Conservatoire National de Région.
En 1966, il obtient le Premier Prix d’exécution et improvisation des " Amis de l’Orgue ".
Dès 1967, et jusqu’en 1973, Xavier Darasse est Directeur Musical du Centre Culturel de Toulouse.
Le 30 octobre 1968, il est nommé par André Malraux, Membre de la 5ème section, " orgues historiques " de la Commission Supérieure des Monuments Historiques.
En 1969, l’Académie Charles-Cros lui décerne un grand prix du disque pour son enregistrement de la Messe du 3ème ton d’André Raison et des 5 fugues de Jean-Henri d’Anglebert. Cette même année, il compose " Espace ", ballet commandé par le festival " Messidor " de Toulouse pour célébrer le lancement de l’avion " Concorde ".
En 1970 , il compose son premier Organum.
Il participe dès lors à d’innombrables académies d’été, master-classes, jurys, tout en donnant de nombreux concerts, laissant partout l’image d’un homme sympathique et plein d’humour. Académies d’été à Saint-Maximin du Var (1971 et 1972), Saint-Hubert (Belgique 1973 et 1974), Saintes (1974 et 1975), Saint-Dié (1976), aux U.S.A. (1978), Internationale Studienwoche Sinzing en Allemagne (1981 – 1983), à Haarlem (Pays-Bas, 1982, 1984 et 1985), master-classes au Japon (1984 et 1985), au Luxembourg (1985), à Toulouse… 50 concerts au U.S.A. (1974 à 1976), concerts en Allemagne, en Autriche, au Canada, en Italie, aux Pays-Bas, en Suisse, etc… Membre de Jury à Bruges, Chartres, Paris, Nimègue, Haarlem, Nuremberg, Tokyo, Dublin... Il participe au Festival d’automne de Varsovie, festival des Flandres, Liège Anvers, Bruxelles, Nimègue, Haarlem, Loyola, Mahon (Espagne), Royan, Aix-en-provence, Avignon, Saint-Donnet, Bordeaux, Metz, Prades, Festival Estival de Paris, Festival de Musique Sacrée (Paris), Toulouse…).
Le mercredi 6 octobre 1976, après un concert à la Cathédrale de Condom, Xavier Darasse s’endort au volant de son véhicule : son bras est sectionné dans l’accident. Malgré une greffe réussie, il ne pourra plus jouer de l’orgue. Il se tourne alors vers la composition, sans délaisser pour autant l’enseignement ; ainsi ; le catalogue de ses œuvres s’allonge d’une ou de deux pièces par an.
En 1980, l’Institut de France lui décerne le Prix de Musique de l’Académie des Beaux-Arts.
En 1981, il est fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite.
Il est nommé, en 1985, Professeur de la classe d’orgue du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.
En 1989, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.
Il est nommé, en 1991, Directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
En 1992, il reçoit la Médaille d’Or de la Ville de Toulouse.
Il décède des suites d’un cancer, le 24 novembre 1992.
Les Arts Renaissants
24, rue Baragnon, 31000 Toulouse
tél. & fax : +33 (0)5 61 25 27 32
Les-Arts-Renaisants@wanadoo.fr
1965
Thérèse BRENET (1935)
Pages spécifiques :
Biographie et catalogue
Extraits des Mémoires de Thérèse Brenet
Fugues du concours de Rome (partitions et MIDI)
Photos de la Villa Médicis par Adolfo Tomeucci
Lucie ROBERT-DIESSEL
1966
Monique CECCONI-BOTELLA
Michel MERLET
1967
Michel RATEAU (1938 - )
Voilà un musicien bien discret, sur lequel la littérature musicale est muette. On sait très peu de choses sur sa carrière professionnelle et le catalogue de ses œuvres.
Né le 4 septembre 1938 dans le quinzième arrondissement parisien, Michel Rateau entrait dans la classe d'harmonie préparatoire de Maurice Duruflé au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, à l'époque où Raymond Loucheur succédait à Marcel Dupré à la tête de ce vénérable établissement. Ses professeurs ont certainement eu pour noms Henri Challan (harmonie), Marcel Bitsch (contrepoint et fugue) et Tony Aubin (composition). Quoi qu’il en soit, Michel Rateau se présentait en 1967 au Concours de Rome et remportait le Grand Prix avec la scène lyrique écrite Voyageur, où t’en vas-tu ?, écrite sur un poème du bengali Rabindranath Tagore (1861-1941), Prix Nobel de littérature en 1913. Cette cantate pour soprano, ténor, baryton et orchestre, d’une durée totale de 14’30, a été éditée par la suite par Billaudot.
Michel Rateau effectuait ensuite le traditionnel séjour aux frais de l’Etat à la Villa Médicis entre janvier 1968 et avril 1971. Ce qu’il advint à son retour de Rome ne nous est pas connu dans l’immédiat. Nous savons cependant qu’il est l’auteur de plusieurs pages de musique de chambre éditées principalement dans les années soixante-dix : Matinale pour flûte et piano (Leduc, 1972), Sonnant pour trompette ut ou si bémol et piano (Leduc, 1972), Fiction pour cor et piano (Eschig, 1974), Dialogue avec l’oiseau pour flûte et piano (Eschig, 1975), Nature morte à la contrebasse pour contrebasse et piano (Salabert), Copeaux de lune pour deux pianos (Billaudot)... et de quelques pièces orchestrales, parmi lesquelles Trois musiques pour orchestre (Billaudot), dont il existe une réduction pour deux pianos sous le titre de Trois musiques pour un citoyen (Billaudot) et une page écrite pour cinq accordéons : Astéroïdes (AA, 1983)...
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
novembre 2001
Philippe DROGOZ
1968
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Alain Louvier ( photo Denis Briquet )
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Alain LOUVIER
Issu d’un milieu scientifique, son père René est biologiste, et lui même formé aux mathématiques, Alain Louvier, passionné de botanique et d’entomologie, est assurément un compositeur dont l’œuvre est marquée, du moins dans la précision de l’écriture, par la rigueur de la méthode scientifique, et dans laquelle on retrouve parfois une recherche d’adéquation de l’algèbre ou de la géométrie avec l’espace sonore (Hommage à Gauss pour violon et orchestre, 1968, Leduc - Sigma de NP deux moins un pour violon et piano, 1974, Leduc - L’Isola dei Numeri, cycle de 6 pièces pour piano, en trois livres, Leduc). Ses recherches sur les micro-intervalles des instruments (Clavecin non tempéré pour clavecin ou épinette accordée en 1/3, 1/4 ou 1/6 de ton - Anneaux de Lumière pour 2 pianos accordés à 1/4 d’intervalle, 1983, Leduc), ainsi que sa technique personnelle d’attaque des claviers (Etudes pour Agresseurs, 1964-1983, Leduc) montrent également un esprit cartésien désireux de mettre au service de l’art la démarche scientifique. Tout cela ne l’empêche pas cependant de produire une musique subtile que l’on retrouve notamment dans ses pièces orchestrales, qui se situent incontestablement dans la tradition symphonique française. Sa science de l’orchestration se reconnaît à la première écoute, notamment dans son Canto di Natale pour plain-chant et 12 instruments (1976, Leduc) qui est à la fois un " Chant de Noël " et un " Chant de naissance " symbolisant la création (conception, attente, naissance), ses Poèmes de Ronsard pour voix et orchestre de chambre (1985, Leduc) ou plus récemment ses Météores pour 2 pianos et orchestre (1998, commande de l’Orchestre national d’Ile-de-France, Editions Musicales Européennes) créées le 5 février 1999 par Isabelle et Florence Laffitte (pianos) et l’Orchestre national d’Ile-de-France placé sous la direction de Jacques Mercier.
Bien que sa famille soit originaire de Boulogne-Billancourt, Alain Louvier est né dans le quinzième arrondissement parisien le 13 septembre 1945. Titulaire d’un baccalauréat de mathématiques obtenu en 1961, puis étudiant en Mathématiques supérieures, il entre néanmoins au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dès 1955; il a tout juste 10 ans ! Ses longues études dans cet établissement auprès de Simone Petit (solfège), Henri Challan (harmonie), Marcel Bitsch (contrepoint et fugue), Henriette Puig-Roget (accompagnement au piano), Olivier Messiaen (analyse musicale), Norbert Dufourcq (histoire de la musique), Tony Aubin (composition), Robert Veyron-Lacroix (clavecin) et Manuel Rosenthal (direction d’orchestre) lui vaudront 9 premiers prix : solfège spécialisé (1956), harmonie (1962), contrepoint et fugue (1964), accompagnement au piano (1965), analyse (1966), composition (1966), histoire de la musique (1969), clavecin (1970) et direction d’orchestre (1970). Ses premières œuvres sont destinées au clavier : Thème et variations pour piano (1963, inédit), premier livre (1964) pour ses Etudes pour agresseurs (Leduc), Sonate pour deux pianos (1966, inédit).
En 1969 Alain Louvier était le dernier à obtenir un premier Grand Prix de Rome de composition musicale, avec la scène lyrique intitulée Folie et mort d’Ophélie, ce qui lui permettra, juste après avoir écrit son Chant des limbes (Leduc), d’aller séjourner à la Villa Médicis, en tant que pensionnaire de l’Académie de France à Rome, de septembre 1969 à octobre 1972. De cette période dans la Ville éternelle datent les pièces suivantes : Chant des limbes (1969, Leduc), Shima et Candrakâla pour 6 percussions (1970, Leduc), basées sur deux des rythmes hindous popularisés par Olivier Messiaen, 4 préludes pour cordes (1970, Leduc), Duel pour 2 à 5 percussions (1970, Leduc, commande du CNSMP), nécessitant une scène théâtrale les percussionnistes devant se déplacer sans cesse dans une gestuelle précisément notée, Houles pour ondes Martenot, piano et percussion (1970, Leduc), Promenade pour flûte en sol (1971, Leduc), Sept caractères d’après La Bruyère, essai de théâtre musical avec argument littéraire à la manière de La Bruyère, pour piano soliste et 13 instruments (1971, Leduc), In memoriam Jean-Pierre Guézec pour violoncelle seul (1971, Leduc), Neuf carrés pour quatre flûtes (1972 Leduc), qui utilisent toute la famille des flûtes traversières et sont prévus pour être accompagnés par la projection de diapositives montrant les schémas géométriques ayant permis leur élaboration, Cromagnon pour tuba (ou saxhorn basse en si bémol) et célesta (1972, Leduc, commande du CNSMP)
A son retour d’Italie Alain Louvier prenait la direction du CNR de Boulogne-Billancourt jusqu'en 1986. Il s’évertua durant ces années à rénover l’enseignement dispensé dans cette école, en introduisant notamment de nombreuses pièces commandées à des compositeurs contemporains et en renouvelant le répertoire mis à la disposition des étudiants. Lui-même y enseignait d’ailleurs la musique d’ensemble, la culture et l’analyse musicale. Concertiste-conférencier aux Jeunesses Musicales de France, il menait également à cette époque, parallèlement à ses activités pédagogiques, une carrière de chef d’orchestre. C’est ainsi que depuis 1972, Alain Louvier a dirigé l’Ensemble Ars Nova (fondé en 1963 et dirigé par Marius Constant), les orchestres des Concerts Colonne, des Concerts Lamoureux, du CNSM de Paris, le Philharmonique de Radio-France et celui des Pays de la Loire, l’Ensemble 2e 2m (fondé en 1971 à Champigny et dirigé par Paul Méfano) et l’ensemble L’Itinéraire (fondé en 1973 par un groupe de compositeurs et d’instrumentistes désireux d’interpréter de la musique contemporaine). Avec cette dernière formation, ainsi d’ailleurs qu’avec divers ensembles d’étudiants, Alain Louvier a joué et même parfois créé un nombre important d’ouvrages contemporains d’auteurs tels que Jolas, Eloy, Decoust, Bancquart, Jolivet, Barraqué, Guézec, Ligeti, Varèse, Messiaen.... C’est lui qui a donné en première audition en France en 1971 Trans pour orchestre de Karlheinz Stockhausen.
En octobre 1986 François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication, nommait Alain Louvier directeur du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, en remplacement de Marc Bleuse nommé à la Direction de la musique et de la danse. Durant son mandat à la tête de cette vénérable institution il dut assurer en 1990 le déménagement de la rue de Madrid à la Cité de la musique de la Villette. Il ne se contenta pas de changer de locaux mais fit en sorte de donner l’impulsion nécessaire à ce nouveau site du XXIe siècle pour " former et susciter l’esprit critique, la curiosité et le désir de création. " Il est en effet à l’origine de la création de nouveaux départements (pédagogie, métiers du son) qui illustrent parfaitement ce désir d’ouverture au monde. Alain Louvier s'attache en effet a étendre la pédagogie aux instruments et à développer les métiers du son avec la collaboration d'autres institutions. De même, la danse, trop longtemps négligée en raison notamment de locaux exigus, pouvait enfin retrouver la place qu’elle n’aurait jamais du perdre avec la création d’un département des Etudes chorégraphiques. C’est ainsi que le CNSM fut rebaptisé en 1990 Conservatoire National Supérieur de Mmusique et de Danse de Paris (CNSMDP), mais il ne faut pas oublier que dès 1989 Alain Louvier avait déjà créé un poste de professeur de danse contemporaine confié à Susan Alexander. En septembre 1991, il abandonne la direction de cet établissement, au profit de Xavier Darasse, et depuis cette époque y enseigne l’analyse musicale, tout en professant également l’orchestration au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris (CNR).
Ses nombreuses activités de compositeur, interprète et pédagogue lui ont valu plusieurs prix et distinctions : Prix Arthur Honegger de composition musicale (1975), Prix Paul Gilson de la Communauté des Radios de langue française (1981), Prix Georges Enesco délivré par la S.A.C.E.M. (1986), officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres et chevalier dans l’Ordre National du Mérite.
Vice-président (1992) de la section française de la Société internationale de musique contemporaine, Alain Louvier est un compositeur fécond. Son catalogue comporte un grand nombre de numéros d’opus aussi bien de musique pour orchestre, vocale ou encore de chambre et instrumental. Principalement édité chez Leduc, on trouve néanmoins quelques pièces chez Choudens (Etude 38 pour 16 agresseurs apprivoisés), Salabert (Chant des aires pour flûte soliste et 24 flûtes, 1988), Combre (Concerto pour alto et orchestre, 1996), Lemoine (Triangle, sur le Triangle de Pascal, pour piano à 4 mains, 1997) et les Editions Musicales Européennes (Livre pour virginal, 1990-1993, Janus et Moebius pour 2 clarinettes, 1995, Clamavi pour violoncelle et percussion en hommage à Dominique Troncin, 1994, Missa de Angelis pour chœur mixte, 2 cors et percussion, 1995, Une cloche de feu rose dans les nuages pour piano solo et 11 voix, 1999). On doit également à Alain Louvier deux ouvrages didactiques : Musiques à chanter pour les classes de formation musicale, en collaboration avec J.-P. Holstein et P.Y. Level (9 volumes en 3 cycles, Leduc) et 50 Basses et chants d’accompagnement, exercices de style du XVIe au XXe siècle pour l’improvisation à vue sur le piano (Leduc), ainsi qu’un livre sur la musique L’Orchestre, écrit en collaboration avec Pierre-Albert Castanet (1978, Combre).
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Page de couverture et premières mesures du Livre 1 (niveaux débutant à moyen)
des Agrexandrins pour piano d'Alain Louvier (1981). ( Avec l'aimable autorisation des Editions Leduc. )
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La liste des ouvrages d’Alain Louvier peut être utilement consultée dans les catalogues des Editions Leduc (175, rue St-Honoré, Paris) ainsi que sur les sites du Centre de Documentation de la Musique Contemporaine de Paris et des Éditions Musicales Européennes. En dehors des œuvres déjà citées ici, notons néanmoins les partitions suivantes toutes éditées chez Leduc : Chimère pour harpe (1973), 3 Gymnopédies automatiques pour piano (1975) dans le style des Gymnopédies de Satie, Agrexandrins, 19 pièces de difficulté progressive destinées à familiariser les élèves pianistes de tous niveaux avec les techniques gestuelles de la fin du XXe siècle, notamment celles utilisées dans les " Etudes pour Agresseurs " (3 Livres, 1981-1992, Leduc), Concerto pour orchestres (1982), Le jeu des 7 musiques pour quatuor de saxophones (1985) et Itinéraires d’outre-rêve pour piano solo et 17 instruments (1994)...
N’omettons pas enfin plusieurs autres pages inédites : Messe des Apôtres pour la célébration liturgique (1978), Casta Diva pour le spectacle de Maurice Béjart à l’I.R.C.A.M. (1980), Et Dieu créa l’enfant pour chœur d’enfants et sextuor à cordes (1981) sur un texte original de Paul Fournel, Atomes de Requiem pour chœur mixte et piano en seizièmes de ton, écrit à la mémoire de Jean-Etienne Marie (1990), Cantique de Saint-Jean (poème de Mallarmé) pour soprano et 15 instruments (1998) et S pour 2 claviers en ¼ de tons (1999) à la mémoire de Gérard Grisey.
Si certains ouvrages d’Alain Louvier ont été enregistrés sur disques vinyles (Etudes pour Agresseurs, Candrakâla et Shima, Canto di natale, Et Dieu créa l’enfant...) chez Philipps ou Erato, seuls quelques uns sont actuellement disponibles sur le marché en CD : Envols d’écailles pour flûte, alto et harpe (3D 3C88002), Chant des aires pour flûte solo et 24 flûtes (ADDA 581257), Chimère pour harpe (Quantum QM6919), intégrale de l’œuvre pour clavecin : Etudes pour Agresseurs (Livre 3 bis), Livre pour virginal et Le clavecin non tempéré (collection MFA, Musique du XXe siècle, Université de Rouen, CD UR 003), et enfin L'œuvre pour piano sortie récemment (2000) chez Saphir Production (2 CD).
Dernièrement, plusieurs des œuvres d’Alain Louvier ont été créées par l’Orchestre national d’Ile-de-France, le Quatuor Ludwig ou encore l’Ensemble Musicatreize, notamment Une cloche de feu rose dans les nuages le 24 octobre 2000 à Montpellier, par l'Ensemble Musicatreize, Paysages le 23 février 2001 à Montpellier par le Trio Controverse, et Nuit de feu, rumeur d'espace pour quintette (piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse) le 11 mars 2001 à la Bibliothèque Marmotan de Boulogne, par l'Ensemble Double-B.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
Édith LEJET
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Edith Lejet, mai 2001 ( photo Edith Lejet, avec son aimable autorisation )
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En octobre 1992, lorsque Xavier Darasse, tout juste un mois avant sa mort, créait au CNSMP une nouvelle classe d’écriture, musique du XXème siècle, c’est à Edith Lejet qu'il en confiait la charge, poste qu’elle occupe toujours actuellement. Là, elle s’est spécialisée sur les esthétiques qui ne prennent pas appui sur l’harmonie fonctionnelle. Sa longue réflexion et son analyse pointue concernant les différents aspects de la pensée musicale lui valent d’être considérée comme un maître en la matière et c’est ainsi que notamment en 1999, elle a animé un workshop de composition à l’Université Gutenberg de Mayence en Allemagne. Ses activités de pédagogue stimulent assurément son énergie créatrice car c'est la composition qui représente la partie essentielle de sa vie. Elle déclare elle-même " ne se rattacher esthétiquement à aucun courant particulier, recherchant la concision, la meilleure qualité du matériau sélectionné pour construire, et la justesse des proportions. "
Née à Paris le 19 juillet 1941, après avoir obtenu un baccalauréat de mathématiques, Edith Lejet entreprend de longues études au Conservatoire de Paris, notamment auprès de Marcel Beaufils (esthétique) et de Jean Rivier et André Jolivet (composition), tout en suivant les classes d’harmonie, de contrepoint et de fugue. Elle est l’une des dernières candidates au Prix de Rome de composition en 1968, année où elle remporte un premier Second Grand Prix avec la cantate Folie et mort d’Ophélie. De nombreuses autres récompenses lui seront décernées par la suite au fil des années pour ses activités de compositeur : Prix de la Casa de Velazquez qui lui permet de séjourner à Madrid de 1968 à 1970, Prix de la Vocation, Prix Florence Gould de l’Académie des Beaux-Arts (1970), Prix de la Fondation Copley (Chicago), Prix Hervé Dugardin, délivré par la S.A.C.E.M. en 1976, et le Grand Prix de la Musique de chambre également attribué par la S.A.C.E.M. en 1979.
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Signature autographe d'Edith Lejet ( Coll. D.H.M. )
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En 1972, Raymond Gallois-Montbrun, directeur du CNSM, l'accueille chaleureusement, suite à sa nomination officielle par le Secrétariat d'Etat à la Culture sur un poste de solfège-chanteurs et en 1987-1988, à la demande d'Alain Louvier, elle assure l’intérim de la classe d’instrumentation et orchestration de Marius Constant, avant d’être nommée professeur titulaire d’écriture musicale en octobre 1988.
En tant que compositeur, Edith Lejet est l’auteur d’un catalogue varié où tous les genres de musique se côtoient avec bonheur : musique pour orchestre, vocale et de chambre ou pour instrument solo et même quelques pièces de musique religieuse, parmi lesquelles un Ave Maria pour orgue et une Missa brevis pour chœurs et orgue. On relève cependant un goût certain pour le chant et la musique vocale. De nombreuses commandes lui ont été passées aussi bien par Radio-France (Monodrame, Espaces Nocturnes, Trois chants pour un Noël), le CNSM de Paris pour son 200e anniversaire (Almost a Song pour guitare et alto), le Conservatoire d’Aix-en-Provence (Deux poèmes de Rimbaud pour soprano, clarinette en Sib, saxophone-ténor, marimba et harpe), les Editions Lemoine (Fleurs d'opale pour piano) ou encore l’Etat (Mini-concerto pour guitare), que par des organismes étrangers, tel le Verdehr Trio de Michigan State University avec Echoes in the Valley pour violon, clarinette et piano. Ses nombreuses œuvres ont été créées ou interprétées par des ensembles tels que Ars Nova, 2e2m, le Nouvel Orchestre philharmonique de Radio-France, Musique Vivante, dans le cadre de festivals comme celui de Royan ou encore Les Journées musicales nordiques d’Oslo, ainsi que dans des séries de concerts tels que les Mardis de France-Musique, les Concerts-lectures de France-Musique.... France-Culture lui a consacré souvent des émissions et sa musique a été diffusée ou rediffusée sur de nombreuses stations de par le monde : Japon, Canada, Israël, Hollande, Belgique, Suisse, Norvège, Portugal, Yougoslavie...
Ses oeuvres sont éditées chez Amphion, Billaudot, Eschig, Fuzeau, Heugel, Lemoine, Salabert, et Transatlantiques.
Musicienne raffinée, Edith Lejet marque de son sceau la musique de notre temps par son indépendance et sa philosophie musicale qui lui est propre : il ne s’agit pas de rejeter tout système ancien ou actuel, mais au contraire de trouver en chacun d’eux ce qu’il y a de meilleur et de l’incorporer dans sa propre culture afin de disposer de matériaux de premiers choix pour créer.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE1
Des éléments complémentaires sur Edith Lejet (photographies, extraits sonores de ses oeuvres...) peuvent être obtenus en visitant son site http://www.edith-lejet.com/
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1) Nous remercions vivement le compositeur d'avoir eu l'amabilité de nous communiquer les matériaux nécessaires à la rédaction de cette esquisse biographique. [ Retour ]
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CATALOGUE CHRONOLOGIQUE
(ŒUVRES PRINCIPALES)
* Cinq Pièces brèves pour piano, 1965
* Quatre mélodies sur le poème de Cante Jondo de Federico Garcia Lorca pour mezzo ou soprano et piano, 1965
* Musique pour trompette et quintette de cuivres (Billaudot), 1968
* Le Journal d’Anne Frank pour chœur de femmes et 8 instruments : flûte, clavecin, harpe, guitare électrique, alto, contrebasse, percussion (2 stands), commande de Radio-France (Billaudot), 1968-1970
* Monodrame pour violon et orchestre, commande de Radio-France (Billaudot), 1969
* Fresque pour 15 instruments, 1971
* Palette pour percussion, commande du Conservatoire de Boulogne-Billancourt (Heugel), 1973
* Quatuor de saxophones (commande du Quatuor Deffayet), 1974
* Hauteurs-lointains pour cordes, 1975
* Harmonie du soir pour douze cordes 4-3-2-2-1 (commande de l'Etat), 1975-1977
* Espaces nocturnes pour flûte, flûte en sol, clarinette, clarinette basse, percussion, harpe et contrebasse (Radio-France), 1977
* Concerto pour violoncelle et ensemble instrumental, (commande de l'Etat), 1978
* Trois figures du Zodiaque : Gémeaux, Lion, Balance, pour guitare (Amphion, Eschig, Transatlantiques), 1978, 1991, 1982
* Triptyque pour orgue, commande de Radio-France (Lemoine), 1979
* Métamorphoses pour harpe, commande de l'Etat (Transatlantiques), 1981
* Volubilis pour violoncelle, commande du CNSM de Paris (Amphion), 1981
* Petits Poèmes pour flûte, alto et harpe (commande de l'Etat), 1981
* Aube marine pour quatuor de saxophones, commande du Quatuor Contemporain (Lemoine), 1982
* Jade pour saxophone et percussion, commande de l'Etat (Salabert), 1983
* Couleurs et Contrastes pour guitare, commandes des Editions Transatlantiques (Transatlantiques), 1983
* L’Homme qui avait perdu sa voix pour 5 voix et 11 instrumentistes : flûte, clarinette, cor, trompette, percussion (4 stands), piano, violon, contrebasse, texte de René David (commande de Radio-France), 1984
* Trois petits Préludes pour saxophone et piano, commande de l'Etat (Lemoine), 1985
* Ave Maria pour orgue (Fuzeau), 1985
* Cérémonie pour un groupe de saxophonistes, entre 15 et 200, commande du Conservatoire de Boulogne-Billancourt (Lemoine), 1986
* Tourbillons pour clarinette et piano, commande des Editions Billaudot (Billaudot), 1986
* Les Rois-mages, oratorio pour 6 voix, chœurs et 11 instruments : flûte, clarinette, saxophone-baryton, trompette, percussion (1 stand), guitare, quintette à cordes, texte de Vincent Fournier, commande de l’Etat (Amphion), 1987-1989
* La Voix des Voiles pour guitare, commande du Festival de Sablé pour célébrer le poète Pierre Reverdy (Eschig), 1989
* Les Mille-Pattes, conte musical pour chœur d’enfants et instruments, texte de René David, commande du Ministère de la culture en relation avec le Ministère de l’Education nationale (Lemoine), 1989
* Sept Chants sacrés pour chœur et orgue, 1990
* Améthyste pour douze cordes 4-3-2-2-1 (commande de l’Ensemble Stringendo), 1990
* Trois Eaux-fortes pour piano, commande de l’Etat (Amphion), 1990-1992
* Soliloque pour cor, commande du Ministère de la Culture (Amphion), 1991
* Océan pathétique pour flûte, harpe et trio à cordes (hommage au peintre Maurice Denis), 1994
* Echoes in the Valley pour violon, clarinette et piano (commande du Verdehr Trio), 1995
* Trois chants pour un Noël pour chœur à voix égales et orgue (commande de Radio-France), 1995. Création le 22 décembre 2003, à 20 h 30 à Notre-Dame de Paris (concert de Noël gratuit), par la Maîtrise de Notre-Dame sous la direction de Lionel Sow.
* Almost a Song pour guitare et alto, commande du CNSM de Paris pour son bicentenaire, création à New-York en mars 1996 (Eschig), 1995
* Missa brevis pour chœurs et orgue, 1996
* Des fleurs en forme de diamants pour guitare solo et 7 instruments : flûte, clarinette, basson, marimba, alto, violoncelle, contrebasse (commande de l’Etat), 1997
* Fleurs d’Opale pour piano, commande des Editions Lemoine (Lemoine), 1997
* Psaume de joie pour chœur mixte à 4 voix, 2 stands de percussion et une contrebasse (commande de la Société des concerts de l’E.N.M.D. de Saint-Omer), 1998
* Deux poèmes de Rimbaud pour soprano, clarinette en Sib, saxophone-ténor, marimba et harpe (commande du Conservatoire d’Aix-en-Provence). Création à Aix-en-Provence le 1er février 2000 sous la direction de Michel Camatte, avec Laure Florentin , soprano.
* Diptyque pour orgue et cordes (commande de l’Ensemble Orchestral Stringendo dirigé par Jean Thorel et de l’organiste Hervé Désarbre, titulaire du Cavaillé-Coll du Val-de-Grâce). Créations le 3 mai 2003 en l’église Notre-Dame du Val-de-Grâce à Paris Ve par Hervé Désarbre et l’Ensemble Orchestral Stringendo dirigé par Jean Thorel et le 3 janvier 2004, à 19 h en l'Eglise Notre-Dame du Val-de-Grâce (Paris), par Julien Bret et l'Ensemble Orchestral Stringendo sous la direction de Jean Thorel.
* L'Herbier de Colette pour soprano et piano. Cycle de 6 pièces (Rose, Jacinthe, Orchidée, Anémone, Glycine, Ellébore) dont les textes sont extraits de l'ouvrage "Pour un herbier" de Colette. Commande de l'Association "Colette en Corrèze" liée à l'arboretum de 5 hectares "Les Jardins de Colette" à Varetz (Corrèze). 1re audition le 15 septembre 2006 au Château de Castel Novel à Varetz, par Sandrine Piau (soprano) et Christian Ivaldi (piano).
Alain ABBOTT
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Alain Abbott ( photo Bernard Collet, aimablement communiquée par M. A. Juan, professeur d'accordéon à l'E.N.M. de Tulle )
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Avec ce musicien, l’un des tout derniers lauréats du Prix de Rome de composition musicale, nous entrons dans un domaine peu fréquenté par les mélomanes, puisqu’il s’agit de l’accordéon, autrement nommé " l’instrument du diable ". Et pourtant, c’est Alain Abbott qui a sorti cet instrument de son ghetto populaire pour le faire entrer au concert, grâce à son harmonéon. Au contraire de l’accordéon chromatique, dont le brevet avait été présenté en 1897 par Paolo Soprani, cet instrument à vent présente deux claviers identiques et rejette les accords tout faits (le clavier main gauche est le même à droite). Il a été inventé en 1952 par Pierre Monichon et c’est lors d’un premier récital mondial à Paris, qu’Alain Abbott, accompagné au piano par Jacqueline Medinger, fit découvrir, dans des œuvres de Bach (Sinfonie de la deuxième partita, Toccata et fugue en ré mineur, Fantaisie et fugue en sol mineur...), Fauré (Dolly), et Chostakovitch (Concertino), les immenses capacités techniques et sonores de cet instrument. Cela se passait le 7 mars 1959, dans la Salle Berlioz du Conservatoire (rue de Madrid). Guy de Lioncourt et René Allix, alors directeurs de l’Ecole supérieure de musique César-Franck, présentaient en personne cet harmonéon.
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Annonce du 1er concert mondial d'harmonéon, le 7 mars 1959 à Paris. ( Le Guide du Concert, 27 février 1959 )
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Né en 1938, Alain Abbott s’est très tôt intéressé à l’accordéon et en est devenu rapidement l’un des rares virtuoses. Ses études musicales menées au Conservatoire national supérieur de musique l’ont conduit jusqu'à l’obtention en 1968 d’un deuxième second Prix de Rome, avec la cantate Folie et mort d’Ophélie pour soprano, bayrton et orchestre, sur un texte de Shakespeare (Billaudot). C’était la dernière année avant la suppression de ce concours par Malraux.
S’il lutte depuis longtemps pour faire reconnaître l’accordéon comme un instrument classique à part entière pour lequel il a composé d’ailleurs une multitude d’œuvres, il n’a jamais délaissé les autres instruments plus conventionnels. Son catalogne varié renferme notamment des Covalences pour flûte et vibraphone (Billaudot), des Fusions pour contrebasse et piano (Editions musicales transatlantiques, 1974), un Hommage à Copernic : cinq inventions pour 2 ondes Martenot et percussion (E.F.M. Technisonor/Billaudot 1973), une curieuse pièce pour piano intitulée Le Cluster bien tempéré (Salabert, 1982), un Poème pour quatuor de saxophones (Billaudot, 1971), un Prélude n° 1 et un Prélude n° 2, pour flûte à bec ou hautbois et guitare ou clavier, violoncelle ad libitum (Heugel, 1973), 4 Minisuites pour flûte à bec ou flûte traversière et piano (Heugel, 1972), un Choral dans le style de Bach pour 5 instruments divers (Heugel), une œuvre symphonique : Les nombres invisibles (E.F.M./Billaudot) et même une page pour ondes Martenot solo : Proslambanomenos (Editions musicales transatlantiques, 1971)...
Mais, c’est assurément pour l’accordéon qu’Alain Abbott a le plus œuvré. C’est certainement grâce à son action, reprise et poursuivie par d’autres musiciens tels que Frédéric Guérouet, Myriam Bonnin, Christiane Bonnay, que l’accordéon fut enfin reconnu en France en 1986 par le Ministère de la Culture et est entré dans les écoles de musique. Lui-même d’ailleurs avait fondé dès 1970 l’Union pour la Promotion de l’Accordéon de Concert (UPAC) et depuis cette époque il enseigne à l’Université musicale de Paris, à l’Ecole normale de musique de Paris, ainsi qu’au Conservatoire Européen et au Lycée Michelet de Vanves (Hauts-de-Seine). Il faut reconnaître que bien des progrès ont été accomplies depuis quelques années en matière de facture instrumentale et surtout dans la formation des interprètes. L’accordéon classique a pu ainsi susciter davantage d’intérêt de la part du public, mais également et c’est là le plus important, de la part de compositeurs attirés par les nouvelles possibilités sonores d’un tel instrument, notamment Jacques Deneuville, Serge Lancen, Désiré Dondeyne, Claude Ballif, Bernard Cavanna, Tony Murail ou encore Jean Wiéner. Mais après tout ceux-ci ne font que de poursuivre l’action de leurs aînés qui dès 1883 avaient introduit l’accordéon dans leur orchestration ! C’est Tchaïkovski qui osa le premier l’utiliser dans sa Suite pour orchestre n° 2, en ut majeur. Viendront ensuite l’opéra Wozzeck d’Alban Berg (1917-1922), le Kammermusik n° 1 , op. 24/1, pour petit orchestre, de Paul Hindemith (1922), l’opéra Die Dreigroschenoper (L’Opéra Quat’Sous) de Kurt Weill (1928), le ballet L’Age d’or op. 22, de Dimitri Chostakovitch (1930) et la cantate Octobre de Sergueï Prokofiev, écrite en 1937 pour le 20e anniversaire de la révolution russe, sur des textes de Marx, Lénine et Staline (pour 2 chœurs, musique militaire, accordéons et percussions)...
Pour son instrument de prédilection, Alain Abbott a bien évidemment composé de nombreuses pages : 8 Préludes pour 2 accordéons de concert (Leduc), Hommage à Ludwig (Billaudot), Les petites tableaux d’une exposition (id.), Toccata pour accordéon de concert (id .), Pour Fabrice, 12 pièces pouvant s’enchaîner (id.), Musique pour accordéon et orchestre à cordes (id.), 2e Esquisse pour accordéon et percussion (id.), Concertino romantique pour accordéon (ou piano) et orchestre (id.), Electrique II pour accordéon, vibraphone et guitare électrique (E.F.H./Billaudot)... Il a ainsi enrichi considérablement le répertoire, car ce compositeur se situe assurément dans cette école française de la fin du XXème siècle, caractérisée par la complexité de l’écriture, s’attachant à utiliser au maximum toute la palette sonore mise à sa disposition. Il s’est également beaucoup investi dans le domaine pédagogique, les méthodes d’accordéon classique n’étant pas légion à l’époque. Les jeunes accordéonistes en herbe lui sont ainsi redevables de nos jours de toute une littérature facilitant l’apprentissage de cet instrument si décrié, grâce à sa Méthode complète d’accordéon classique en 2 parties (Leduc, 1969, 2 volumes), pour laquelle Olivier Messiaen écrivait que son auteur " a donc pu établir une suite d’exercices logiquement gradués, basés sur la technique de l’accordéon et se servir de ses connaissances en harmonie pour guider l’élève vers une musique plus noble et des enchaînements d’accords plus complexes que ceux que nous entendions autrefois... ". Ils peuvent également se référer à ses nombreux autres ouvrages didactiques : 8 mini-lectures en recueil pour accordéon de concert (Combre, 1985), 8 mini-études en recueil pour accordéon de concert (Combre, 1988), Accord parfait pour accordéon de concert, préparatoire 1 (Combre 1983), Cinquante-quatre exercices de technique : le travail du rythme en accordéon (Leduc, 1970), Cours complet de lecture à vue à l’usage de l’accordéoniste, 1er Cahier : débutant préparatoire , 38 leçons de lecture servant également d’exercices techniques, 2ème Cahier : degré moyen-supérieur, 60 leçons de lecture servant également d’exercices techniques (Lemoine, 1969), D’un continent à l’autre pour accordéon de concert (Salabert, 1985), En rondes et blanches, 28 pièces d’initiation pour débutants, pour accordéon tous systèmes (Leduc, 1970), 54 Exercices de technique. Le travail du rythme (Leduc), 20 Etudes faciles d’après H. Bertini, pour 2 accordéons de concert (Lemoine, 1978). Alain Abbott est également l’auteur de plusieurs transcriptions : Œuvres classiques pour accordéon, transcription et doigtés (3 recueils), Lemoine, 1970 et 1971, Claude Debussy (1862-1918), transcriptions pour accordéon (Lemoine, 1987), Alexandre Scriabine (1872-1915), transcriptions pour accordéon (Lemoine, 1987)..., ainsi que le 5e Concerto pour orchestre à cordes et clavier de Michel Corrette (1709-1795), réalisation et cadence (Billaudot, 1992)...
Même s’il est encore assez rare de nos jours de pouvoir se rendre à un concert d’accordéon classique, on doit à Alain Abbott d’avoir donné ses lettres de noblesse au " piano à bretelles " de nos grands-mères.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE