Simon LEBORNE - Victor RIFAUT - Joseph LEBOURGEOIS - Hippolyte DE FONTMICHEL - Edouard BOILLY - Louis ERMEL - Maximilien SIMON - Théodore LABARRE - Auguste BARBEREAU - Albert GUILLON - Adolphe ADAM - Claude PARIS - Paul BIENAIMÉ - Jean-Baptiste GUIRAUD - Alphonse GILBERT - Guillaume ROSS dit DESPRÉAUX - Julien NARGEOT
1820
Simon LEBORNE
1821
Victor RIFAUT
1822
Joseph LEBOURGEOIS (1799-1824)
Voilà encore un jeune artiste dont le destin ne lui a pas permis de donner le meilleur de lui-même, le Roi des Aulnes l’ayant enlevé dans la fleur de l’âge, à 21 ans.
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Signature du père de Joseph Lebourgeois apposée sur son acte de naissance, le 6 ventôse an 10 à Versailles ( A.D. Yvelines )
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C’est le 4 ventôse de l'an X (23 février 1802)1 à Versailles, au début du Consulat, que Joseph-Auguste Lebourgeois vint au monde. Son père2 Jean-Jacques Lebourgeois, né le 25 novembre 1741 à Versailles et mort dans cette même ville le 7 septembre 1814, touchait alors les claviers de l’orgue de Notre-Dame de Versailles depuis août 1785. Il avait succédé à son maître, Nicolas Paulin, dont il avait obtenu la survivance en 1771. Il était également l’un des derniers organistes du roi dans sa Chapelle de Versailles avant sa fermeture en 1792. Il y enseignait le chant et le clavecin aux Pages et compte au nombre de ses élèves Alexandre Boëly, le futur organiste de St-Germain-l’Auxerrois. Veuf d’un premier mariage en octobre 1796, Jean-Jacques Lebourgeois convola rapidement en secondes noces avec Geneviève Le Nourichel, fille de Jacques Le Nourichel et de Marie-Catherine Bardé, qui lui donna au moins deux enfants : Joseph et Jacques.3
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Le château de Versailles en 1782, à l'époque où Jean-Jacques Lebourgeois obtenait la survivance à l'orgue de Nicolas Paulin.
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La chapelle royale du château de Versailles au XVIIIe siècle, oeuvre de Mansart et de Cotte. Julien Mathieu, premier professeur de Pierre Lebourgeois y sera maître de musique entre 1769 et 1792.
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Joseph Lebourgeois débuta son apprentissage de la musique auprès de son père et de l’un de ses amis autrefois maître de musique à la Chapelle royale, à l’époque où lui-même tenait les orgues : Julien Mathieu.4 Anobli par le roi en février 1788, ce dernier était violoniste aux 24 Violons et au Concert de la reine. Auteur de nombreux motets, dont un Te Deum pour la naissance du dauphin en 1781, ainsi que de pièces de musique de chambre, il publia également des ouvrages pédagogiques qu’utilisa sans aucun doute son jeune élève : 6 Etudes pour la double corde et 6 Sonates faciles à l’usage des jeunes élèves. Admis par la suite au Conservatoire de Paris, Joseph Lebourgeois fréquenta la classe de piano, où il reçut un 2e prix en 1819 et un 1er prix en 1821, puis celles d’harmonie de Victor Dourlen et de composition de Jean-François Lesueur.5 Candidat en 1822 au concours de composition musicale de l’Institut, sa cantate Geneviève de Brabant lui permit d’enlever le premier Grand Prix de Rome ; elle fut exécutée au mois d’octobre de cette année lors d’une séance de l’Académie des Beaux-Arts. Devenu pensionnaire du gouvernement, il rejoignit la Villa Médicis à Rome en mars 1823, mais n’eut guère le loisir de profiter des bienfaits qu’offre la Ville éternelle aux artistes, car il fut surpris par la mort dans le courant du mois de mars 1824 ; il n’avait pas encore atteint sa vingt-deuxième année !
Malgré son jeune âge, Joseph Lebourgeois a eu le temps d’écrire quelques compositions vocales et instrumentales laissées à l’état de manuscrit.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
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1) Fétis, qui est un des rares auteurs à mentionner Lebourgeois dans sa Biographie universelle des musiciens... (Paris, Didot, 1860-1880, 10 volumes), rapporte que d'après les registres du Conservatoire il est né en mars 1799 et d'après ceux des inscriptions au concours de l'Institut, au mois d'octobre de la même année. En outre, il lui attribue par erreur les prénoms de Pierre-Auguste. Ses allégations ont été reprises depuis par d'autres auteurs, mais la découverte récente de l'acte de naissance de l'intéressé dans les Archives de l'état-civil de Versailles atteste de la véracité des éléments mentionnés dans notre texte. Les témoins présents pour la déclaration de naissance effectuée à la Mairie de Versailles (le 6 ventôse de l'an 10), sont " le citoyen Joseph Lebourgeois, rentier, demeurant rue de Labondance, n° 3, grand oncle de l'enfant" et "Dame Madeleine Germaine Durup, veuve de Jacques Martin Jollivet, demeurant à Paris, faubourg et ancienne barrière St Jacques, n° 181, grande tante de l'enfant."
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2) Jean-Jacques Lebourgeois était fils de Jean-Joseph "marchand papetier" à Versailles, et de Germaine Jollivet. Il avait épousé en premières noces Françoise-Pélagie Paulin, fille de son professeur, l'organiste Nicolas Paulin.
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3) Jacques-Martin Lebourgeois, né le 15 février 1798 à Versailles, également organiste, succéda en 1814 à son père à Notre-Dame de Versailles. Il semble avoir quitté Versailles au tout début des années 1830.
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4) Julien-Amable Mathieu est né à Versailles le 31 janvier 1734 et mort à Paris le 6 septembre 1811. Fils de Michel Mathieu (1689-1768), également violoniste à la Chapelle du Roi, Julien Mathieu obtenait le 21 septembre 1765 la survivance d'Antoine Blanchard comme maître de musique de la Chapelle du Roi. Ce fut, avec François Giroust, le dernier maître de musique de la Chapelle. Il fut également le professeur de Marrigues.
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5) Jean-François Lesueur comptera plus tard parmi ses nombreux autres élèves : Berlioz et Gounod.
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Hippolyte DE FONTMICHEL (1799-1874)
Curieux personnage digne d’un roman balzacien , que ce musicien pittoresque, né d’ailleurs la même année que le célèbre romancier. Compositeur, organiste, chef d’orchestre, fin latiniste, fils d’un garde de la porte du roi Louis XVI, il finit par se retirer dans sa région natale, la Provence, pour s’occuper de travaux agricoles. Son fils, Gaston, conseiller général de Grasse et maire de la commune de Saint-Vallier-deThiey (Alpes-Maritime) a même donné son nom à une avenue de Mandelieu-la-Napoule.
Né à Versailles1 (Yvelines) le 20 mai 1799, Hippolyte-Honoré-Joseph Court de Fontmichel est issu d’une vieille famille de Cabris, non loin de Grasse, où elle est attestée depuis le XVI° siècle. Son père, Joseph de Fontmichel, garde de la porte de Louis XVI, avait été autrefois le premier élève de l’Ecole normale supérieure originaire du département du Var, avant de devenir maire de Grasse sous l’Empire et la Restauration. Il avait épousé sa nièce, Marie-Françoise-Antonie Court d'Esclapon, fille unique de son frère aîné. Cette famille porte pour armes : d’or à un arbre arraché de sinople, sommé d’un pigeon d’argent, becquetant le fruit de l’arbre ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or2. Passionné de musique pour laquelle il était visiblement doué, il entrait à l’Ecole royale de musique et de déclamation3 en octobre 1819, l’année même où François Benoist recueillait la succession de Nicolas Séjan dans sa classe d’orgue. Dans ce prestigieux établissement, alors dirigé par François Perne, et dépendant du ministère de la Maison du Roi, enseignaient à cette époque Dourlen et Daussoigne-Méhul (l’harmonie), Fétis (le contrepoint), Berton, Lesueur et Boieldieu (la composition). Parallèlement il prenait des leçons particulières auprès d’Hippolyte Chélard, un ancien Prix de Rome (1811) qui ira bientôt chercher la notoriété en Allemagne. En 1822 il se présentait au Concours de composition de l’Institut et était couronné par un deuxième Second Grand Prix de Rome, pour sa cantate Geneviève de Brabant. Ne pouvant bénéficier du séjour dans la Ville éternelle aux frais de l’Etat, offert seulement aux titulaires de Premier Grand Prix, de Fontmichel décida de partir pour l’Italie à ses frais. C’est ainsi qu’il fit représenter à Gênes son opéra Amadeo il Grande, et à Livourne, un autre opéra de sa composition : I due Forzati. De retour en France, il s’installa quelque temps dans sa famille et parvint à donner en 1835 à Marseille Il Gitano, mais ce nouvel opéra n’eut pas le succès escompté et l’engagea à essayer les scènes parisiennes. L’année suivante4 le 6 août, l’Opéra-Comique programmait un nouvel opéra-comique en trois actes, Le Chevalier de Canolle5, écrit sur des paroles de Sophie Gay, qui tenait un Salon renommé à Paris6. Accueilli froidement par le public parisien, Hippolyte de Fontmichel décida de se retirer définitivement à Grasse pour se consacrer à ses domaines agricoles. S’il mit son projet a exécution, il ne put cependant se résoudre à abandonner totalement la musique et c’est ainsi qu’on lui doit encore la musique des chœurs des Amalécites, de Châteaubriand7, ainsi qu’un opéra italien en cinq actes, Amleto (1860), qui ne sera d’ailleurs jamais représenté, et quelques romances qu’il s’amusait à écrire pour se délasser des travaux des champs. Président du Conseil de fabrique de la cathédrale de Grasse où il tenait très régulièrement l'orgue, ainsi d'ailleurs qu'au Couvent de la Visitation où pendant les cérémonies religieuses il lui arrivait d'improviser des airs d'opéra, il a également composé des œuvres religieuses8.
Marié à Albertine de Forton, fille du marquis de Forton, puis à Caroline de Roys de Lédignan de Saint-Michel, il a notamment eu de ce second mariage un fils : Gaston (1849-1916). Engagé volontaire en 1870, conseiller général de Grasse, maire de Saint-Vallier-de-Thiey, celui-ci est le grand-père d’Hervé de Fontmichel, né en 1936, avocat au barreau de Grasse, chargé de cours à la faculté de droit de Nice, qui a été durant de longues années vice-président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes et maire de Grasse.
Mort à Paris le 19 octobre 1874, Hippolyte de Fontmichel a été inhumé à Grasse, en la chapelle familiale de Saint-Jean de Malbosc.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
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Signature de Honoré Court apposée le 3 prairial de l'an VII sur l'acte de naissance de son petit-fils, enregistré à la Mairie de Versailles ( coll. A.D. des Yvelines )
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1) Hippolyte de Fontmichel est bien né à Versailles, comme le mentionne Vapereau dans son Dictionnaire des contemporains (Paris, Hachette, 1870), contrairement à d'autres auteurs qui le font naître par erreur à Grasse. La découverte récente de son acte de naissance nous permet de dire qu'il est né le 20 mai 1799 (1er prairial de l'an 7), "fils du citoyen Joseph Court fontmichel, propriétaire, et de la citoyenne Marie Marthe Court". La déclaration en Mairie fut faite le surlendemain par " le citoyen Jean Antoine Jobart, officier de santé, place de la Loi, n° 6, assisté du citoyen Honoré Antoine Marie Court, propriétaire à Grasse, département du Var, ayeul de l'enfant, et de la citoyenne Marie Louise Lheritiée, épouse du citoyen Claude Bigot, marchand parfumeur, place de la Loi n° 1er, et l'enfant enregistré sous les prénoms de "Honoré Joseph". [ Retour ]
2) Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, Evreux, 1903-1929, 20 vol. in-8.
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3) Sous la deuxième Restauration le Conservatoire national supérieur de musique prit ce nom.
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4) Une trentaine d'années plus tard, Auber s'inspira du même sujet pour son opéra-comique Le Premier jour de bonheur, dont la première eut lieu le 15 février 1868 à l'Opéra-Comique également.
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5) Le 27 mai 1816 avait déjà été donnée au Théâtre de l'Odéon (Paris) une comédie en 5 actes et en prose de Joseph-François Souque, intitulée Le Chevalier de Canolle, ou épisode des guerres de la Fronde (Paris, Firmin-Didot, 1817, in-8, VIII-118 p.) L'auteur (1767-1824), qui avait publié sa pièce sous le nom de M. de Saint-George, avait été auparavant secrétaire d'ambassade en Hollande sous le Directoire, secrétaire-général du département du Loiret sous l'Empire et député à la première Chambre en 1814. Il s'occupa ensuite de littérature. On lui connaît une autre comédie : Orgueil et Vanité, jouée au Théâtre français en avril 1819. (de Feller, Biographie universelle..., 1834)
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6) Madame Sophie Gay organisait des soirées littéraires dans son Salon parisien. Pour la réception de Lamartine à l'Institut, elle fêta l'événement le 10 avril 1830 en invitant la Malibran à chanter.
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7) C'est François-Joseph Fétis, dans sa Biographie universelle des musiciens... (Paris, Didot, 1860-1881, 10 vol)., qui donne ce détail.
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8) Note de M. Hervé de Fontmichel, que nous remercions pour son aide précieuse.
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1823
Édouard BOILLY (1799-1854)
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Portrait de François Boieldieu (1775-1834) par Louis Boilly. Celui-ci enseigna la composition à Edouard Boilly. ( Musée de Rouen )
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Avec ce musicien, qui notamment arrangea en 1855 (Richault) pour piano à quatre mains la Sérénade en ré majeur, op.8 (1793), que Beethoven avait composé pour violon, alto et violoncelle, nous abordons ici le monde des peintres et graveurs puisqu’il était fils de Louis Boilly, auquel on doit près de cinq milles portraits. Celui-ci, né à La Bassée, dans le Nord de la France, le 5 juillet 1761, était issu lui-même d’un sculpteur sur bois, Arnould Boilly. Il s’installa à Paris en 1784 et se spécialisa dans le portrait, avant de peindre les mœurs et coutumes de son temps puis de se livrer à la lithographie. On lui doit de très nombreuses œuvres actuellement exposées dans la plupart des musées français, ainsi qu’à Copenhague, Berlin et Londres. Parmi celles-ci citons le Sacre de Napoléon, un portrait de Lucile Desmoulins, celui de L’Acteur Chenard en costume de sans-culotte et un autre de Boieldieu...1 Décédé à Paris le 4 janvier 1845, Louis Boilly avait eu d’un premier mariage2 six enfants, parmi lesquels Simon, père d’Eugène Boilly. Ce dernier, né à Toulouse, peintre d’histoire et de portraits, exposa au Salon (Paris) en 1859 et 1866. D’un second mariage avec Adélaïde Leduc (1795), Louis Boilly eut plusieurs autres enfants parmi lesquels : Julien, l’aîné, né le 30 août 1796 à Paris, mort le 14 juin 1874, élève de l’Ecole des Beaux-Arts (1814), qui exposa au Salon de 1827 à 1865 et qui est l’auteur, entre autres ouvrages, d’un portrait de son père conservé au musée de Lille ; Edouard, né en 1799, qui fait l’objet de cette notice, et Alphonse, né à Paris le 3 mai 1801. Décédé au Petit-Montrouge (Hauts-de-Seine) le 8 décembre 1867, graveur au burin sur acier, Alphonse Boilly a laissé plusieurs œuvres de qualité, dont un Jésus et la femme adultère, d’après Le Titien et une Marie-Thérèse-Antoinette, infante d’Espagne et dauphine de France, d’après Tocqué.
Né le 16 novembre 1799 à Paris, Edouard Boilly commença tout naturellement à étudier la peinture et la gravure au sein de sa famille. C’est sans doute lui " E. Boilly " que Bénézit3 signale à Paris en 1817, comme graveur au burin amateur, auteur d’un portrait du R.P. Charles de Condren, d’après Cl. Mellan ? Attiré davantage par la musique que par la gravure ou la peinture, après avoir fréquenté le collège de Versailles, il entra au Conservatoire de Paris et suivit notamment les cours de contrepoint et de fugue de Fétis (1821). Elève par la suite de Boieldieu, que son père immortalisa sur une toile, il se présenta au concours de l’Institut en 1823 et obtint le premier Grand Prix avec sa cantate Pyrame et Thisbé.4 Après le traditionnel séjour à la Villa Médicis, suivi de voyages à Naples et en Allemagne qu’il effectua de janvier 1824 à décembre 1826, il regagna Paris au début de l’année 1827 et voulut vivre de son art. Mais ses compositions n’eurent point de succès et il dut se résoudre à donner des leçons de piano, notamment au lycée Louis-le-Grand, et à s’occuper à nouveau de dessin et de gravure. Il fut également quelque temps répétiteur de Fétis dans sa classe de contrepoint au CNSM. Edouard Boilly est mort en 1854.
Auteur de plusieurs opéras-comiques perdus de nos jours, on lui connaît cependant un ouvrage en un acte, Le bal du sous-préfet, qui fut représenté, avec un certain succès à l’Opéra-Comique le 7 mai 1844.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
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1) Les lecteurs intéressés peuvent utilement se reporter au Dictionnaire des peintres, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays d'Emmanuel Bénézit (3 vol. 1911-1921, continué et mis à jour en 8 vol., 1948-1955). La Librairie Grund a réédité récemment ce monumental ouvrage (1999) avec une mise à jour importante. [ Retour ]
2) En 1787, avec Madeleine Deligne, morte en 1795. [ Retour ]
3) op. cit. [ Retour ]
4) Nouvelle orientale, le drame de Pyrame et Thisbé, a fait l'objet par la suite d'une adaptation par Ovide qui l'a rendu célèbre durant tout le Moyen-Âge. Il a également inspiré le Roméo et Juliette de Shakespeare et Théophile de Viau (1590-1626) en tira une pièce de théâtre qui fut représentée la première fois à Paris en 1617. Cette nouvelle raconte l'histoire tragique d'un couple d'amants qui s'aiment depuis leur plus tendre enfance et dont les parents s'opposent à leur union. Ils finiront par se donner la mort et leurs cendres seront réunies à tout jamais dans un urne... [ Retour ]

Louis ERMEL
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Signature de François Simon apposée sur l'acte de naissance de son fils Maximilien, enregistré à l'état-civil de la ville de Metz (section 5) le 19 ventôse de l'an V de la République ( Archives municipales de Metz )
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Maximilien SIMON (1797-1861)
On sait très peu de choses sur ce musicien qui obtint un premier Second Grand Prix de Rome en 1823. D’aucuns le confondent même avec un homonyme, l’organiste des Petits-Pères (église Notre-Dame des Victoires) à Paris, un certain Prosper-Charles Simon, qui tint cette tribune de 1826 à 1866. Bordelais de naissance, celui-ci ne semble n’avoir cependant aucun lien avec notre Prix de Rome, puisque sa famille était messine.
Né à Metz, rue des Huilliers, le 18 ventôse de l'an V de la République (8 mars 1797), du mariage de François Simon " maître de langues " et de Marguerite Canot, on peut supposer que Maximilien-Charles Simon puisse être apparenté à Louis-Victor Simon, né également à Metz vers le milieu du XVIII° siècle, venu à Paris au moment de la Révolution, où il s’était fait connaître en mettant en musique la célèbre chanson Il pleut, il pleut, bergère, presse tes blancs moutons !, sur des paroles de Fabre d’Eglantine avant que celui-ci devienne député de Paris à la Convention, secrétaire et ami de Danton, ce qui le conduira à l’échafaud en 1794 ! Premier violon, puis administrateur du Théâtre Montansier en 1796, il avait, selon Fétis, fait représenter des opéras-comiques : La Boiteuse (1791, L’Apothicaire (1793) et La double récompense (1807). Un lien de famille avec le magistrat et archéologue messin Victor Simon, né au début du XIXe siècle, n’est pas également à exclure...
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Reçu avec signature autographe de Maximilien Simon concernant son brevet de nomination au grade de Chevalier de l'Ordre Impérial de la Légion d'honneur, 16 septembre 1860 ( LH 2522/74 )
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Maximilien Simon intégra le Conservatoire de musique de Paris à une date inconnue, mais sans doute quelques années avant l’obtention de son Prix de Rome. Elève de composition de Gossec, Méhul ou Cherubini, et de Berton ou de Catel pour l’harmonie, il se présenta au Concours de composition musicale de l’Institut en 1823 avec la scène à une voix Pyrame et Thisbé, écrite sur des paroles de J. A. Vinaty. Son œuvre lui valut un premier Second Grand Prix, derrière Boilly et Ermel.
On ne sait si Maximilien Simon continua de pratiquer l'art musical une fois son Prix de Rome obtenu. Ce qui est certain c'est qu'il n'en fit pas profession et fit carrière dans l'administration comme « Inspecteur des Postes du département de la Seine ». C'est à ce titre d'ailleurs qu'il fut nommé chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur par décret du 16 août 1860, sur proposition du Ministre des Finances, et reçu le 8 septembre de la même année par Auguste Stourm, Conseiller d'Etat, directeur général des Postes, tout comme lui messin d'origine. Un an plus tard, Maximilien Simon rendait l'âme le 20 septembre 1861 à l'âge de 64 ans.
D.H.M.
Théodore LABARRE
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Extrait de la romance La jeune aveugle (Paris, E. Troupenas, 1830) de Théodore Labarre (1805-1870), deuxième Second Grand Prix de Rome en 1823 avec sa cantate Pyrame et Thisbé. Chef d'orchestre à l'Opéra-comique et de Louis Napoléon Bonaparte, professeur de harpe au CNSM, Labarre est l'auteur d'opéras, de ballets, de nombreuses pièces pour la harpe, d'une quantité de romances à succès et d'une Méthode complète pour la harpe, éditée à Paris en 1844. ( Lithographie de Engelmann, Coll. D.H.M. ) Grand format
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1824
Auguste BARBEREAU (1799 - 1879)
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Auguste Barbereau vers 1860. ( Photo
Franck, BNF Richelieu. )
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Né à Paris, le 14 novembre 1799, Mathurin-Auguste-Balthazar Barbereau fit toutes ses études musicales au Conservatoire de cette ville à partir de 1810. Il restera d’ailleurs dans cet établissement durant 14 ans et fréquenta les classes de solfège, violon, composition et surtout celle de contrepoint avec Reicha, son maître. Dès 1813, il remportait un second prix de violon et se présenta plus tard à trois reprises au concours de composition de l’Institut : une mention lui fut décernée en 1820, un premier Second Grand Prix deux ans plus tard et enfin, un premier Premier Grand Prix en 1824 avec sa cantate Agnès Sorel. Après son séjour à Rome en tant que pensionnaire du gouvernement, il se fixa à Paris et fut engagé comme 1er violon au Théâtre de l’Opéra, d’où il démissionna le 1er mars 1830, et chef d’orchestre du Théâtre des Nouveautés. Là, il fit exécuter le 8 novembre 1831 Les Sybarites de Florence ou les Francs-Maçons, drame lyrique en 3 actes dont il avait écrit la musique en collaboration avec Léopold Aimon, sur des paroles de Jean-Baptiste Lafite et avec des emprunts à Castil-Blaze, Beethoven, Meyerbeer, Rossini, Sphor et Weber. Il dirigea également le 27 août 1831 dans cette salle de spectacle toute récente, puisqu’elle avait ouvert ses portes le 1er mars 1827, Le Barbier de Séville de Rossini. Successeur l’année suivante de Léopold Aimon à la direction de l’orchestre du Théâtre Français et de Chélard à l’Athénée Musical, il passa en 1836 à la tête de l’orchestre du Théâtre des Italiens et enfin, en 1855, à celui de la Société de Sainte-Cécile que Seghers venait d’abandonner.
Tout en poursuivant sa carrière de chef d’orchestre, il se voua à l’enseignement et aux recherches historiques. C’est ainsi qu’il compta parmi ses élèves d’harmonie et de composition Ambroise Thomas et le pianiste Maurice Decourcelle. Dès 1845 il commençait la publication à Paris, chez Schonenberger, d’un Traité théorique et pratique de composition musicale ; ouvrage divisé en trois parties. 1ère partie : Harmonie élémentaire (théorie générale des accords) ; 2ème partie : Mélodie, son application à l’harmonie ; 3ème partie : Harmonie concertante (contrepoint et fugue - style scientifique). En 1852 il livrait ses Etudes sur l’origine du système musical. Premier mémoire (Paris, Bachelier, gr. In-8°, 125 pages). L’ensemble de ces publications sont hélas restées inachevées. Après la mort d’Auber, arrivée en mai 1871, Ambroise Thomas, alors directeur, le désigna comme titulaire d’une des classes de composition du Conservatoire de Paris. Mais il préféra abandonner rapidement cette nouvelle situation afin de prendre la chaire d’histoire générale de la musique, tout nouvellement créée au début de l’année suivante. Hélas, manquant totalement d’éloquence et de talent oratoire il dut se résoudre à abandonner cette classe qu’il céda à Eugène Gautier. Il mourut peu après, le 16 juillet 1879 à Paris.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
1825
Albert GUILLON (1801-1854)
Né à Meaux en 1801, Albert Guillon étudia la musique à la Maîtrise de la cathédrale de Paris, sous la direction de Pierre Desvignes, avant d'entrer au Conservatoire de musique et de déclamation de Paris, tout en étant contrebassiste à l'Opéra-Comique. Elève notamment de Fétis (contrepoint et fugue) et de Berton (composition), il se présenta au Concours de Rome en 1824 et reçut un premier second Grand Prix, derrière Auguste Barbereau, pour sa cantate Agnès Sorel. Il récidiva l'année suivante et décrocha cette fois-ci le Grand Prix avec sa cantate Ariane à Naxos, qui fut exécutée lors de la séance publique de l'Académie des Beaux-Arts en octobre 1825. Pensionnaire du gouvernement à la Villa Médicis à Rome en 1826 et 1827, il se fixa ensuite à Venise, où il écrivit notamment en 1830 un opéra Maria di Brabante, joué avec succès au Théâtre de la Fenice. Peu de temps après il abandonna la musique pour se consacrer, en Italie, à l'agriculture et à l'élevage du vers à soie et édifia, près de Trévise, une usine de dévidage des cocons fonctionnant à la vapeur. On doit également à Albert Guillon de nombreuses innovations dans la culture de la terre, qui ont fait l'objet de publications au sein de la Société impériale et centrale d'agriculture de France, la Société d'économie politique de Saint-Petersbourg et de plusieurs autres Sociétés d'agriculture italiennes. Il est mort subitement à Venise dans le courant du mois d'avril 1854.
D.H.M., décembre 2001
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Adolphe Adam, d'après Maurin ( B.N.F. )
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Adolphe ADAM (1803-1856)
Son cantique intitulé Noël, connu aujourd'hui sous le nom de Minuit, Chrétiens. Consultez un article biographique sur une page spécifique.
1826
Claude PARIS (1808-1866)
Voici encore un musicien totalement oublié des dictionnaires, sur lequel on sait peu de choses. Seuls Vapereau dans son Dictionnaire des contemporains (1870) et Adolphe Adam dans ses Souvenirs d’un musicien (1868) le mentionnent !
Né à Lyon le 19 septembre 1808, Claude-Jean Paris rejoignit le Conservatoire de Paris où il fréquenta notamment la classe de composition de Lesueur. En 1825, il se présentait au Concours de Rome et obtenait un premier Second Grand Prix avec sa cantate Ariane dans l’île de Naxos. L’année suivante, il décrochait le premier Grand Prix avec sa cantate Herminie. Durant son séjour à la Villa Médicis, il fit jouer en 1829 au Théâtre San Benedetto de Venise un opéra-bouffe en un acte L'Allogio militaire [Le Logement militaire], à propos duquel Fétis, dans sa « Revue musicale », écrivait: « On y a remarqué de la facilité, du chant et de l'habilité à manier l'orchestre ; mais on s'accorde à reprocher à M. Paris de trop fréquentes imitations du style de Rossini. L'ouvrage a eu du succès... » A son retour à Paris une messe de Requiem de sa composition fut donnée le 29 janvier 1830 à Notre-Dame-des-Victoires. De même, le 1er octobre 1831 lors de la séance publique annuelle de l'Académie royale des Beaux-Art, consacrée aux auditions de la cantate du premier prix de Rome et des œuvres des pensionnaires de l'école française à la Villa Médicis, on put entendre l'ouverture de Themira, une tragédie lyrique composée par Claude Paris. François-Joseph Fétis, très exigeant avec ses élèves de composition au Conservatoire et dont les jugements sévères sur ses contemporains sont connus, apporte cette critique dans sa « Revue musicale » du 8 octobre 1831 : « L'ouverture de Themira [...] est peu remarquable par la nature des idées ; mais on y trouve de l'habitude, du faire, en un mot, de l'école. Nous désirons que M. paris s'habitue à une manière plus élevée. Les premiers essais de ce jeune homme annonçaient de la portée ; dans ses dernières productions, il nous a semblé qu'il cherchait des voies plus vulgaires afin d'obtenir des succès faciles ; nous pensons que c'est là une erreur qui lui serait très nuisible ».
On lui connaît également un opéra-comique, La veillée, créé à la Salle Ventadour. Chef d’orchestre au Théâtre du Panthéon, Claude Paris se livra aussi à l’enseignement, résidant soit à Paris, soit à Lyon. Il est mort le 25 juillet 1866.
D.H.M.
Émile BIENAIMÉ (1802-1869)
On assure qu’Emile Bienaimé mit vingt ans pour rédiger les trois volumes de son Ecole de l’harmonie moderne, traité complet de la théorie et de la pratique de cette science depuis ses notions les plus élémentaires jusqu’à ses derniers développements (grand in-8°, Paris, Harand, 1863). Cet ouvrage de référence à l’époque, même s’il est devenu obsolète de nos jours, est un véritable témoignage du sérieux et de la vaste connaissance de son auteur.
Né le 6 juillet 1802 à Paris, Paul-Emile Bienaimé serait, d’après Fétis, de la même famille qu’un certain Bienaimé, horloger mécanicien à Amiens, qui inventa en 1824 un nouveau métronome. Cet appareil n’eut cependant guère de succès en raison de son prix élevé, bien qu’il fut à l’époque approuvé par le Conservatoire de musique et fit l’objet d’une Notice du métronome perfectionné de Bienaimé, publiée en 1828 chez Ledieux-Candia, à Amiens (16 pages)... Emile Bienaimé fréquenta enfant la maîtrise de la cathédrale de Paris, située dans l’Hôtel de Gaillon, 8 rue Massillon. En ce temps là, les enfants étaient admis dès l’âge de 7 ou 8 ans et y demeuraient élèves jusqu’à 18 ans. Pierre Desvignes était le maître de chapelle de cette église, et François Lacodre, dit Blin, tenait les orgues. Il apprit là, comme tous les autres enfants de son âge, le calcul, l’histoire, le latin, l’écriture, le dessin et l’instruction religieuse, mais en plus la musique et le chant... Il fut ensuite admis au Conservatoire de Paris, où il suivit notamment les classes d’harmonie de Dourlen (2ème prix d’harmonie et d’accompagnement en 1822) et de contrepoint de Fétis. Il se distingua d’ailleurs particulièrement dans cette dernière discipline, ce qui lui valut en 1825 un premier prix au concours pour la composition d’une fugue à quatre parties. L’année suivante Emile Bienaimé se présentait au Concours de Rome avec la cantate Herminie qui fut couronnée par un deuxième Second Grand Prix.
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Notre-Dame en hiver. Eau-forte par Charles Pinet ( Coll. D.H.M. )
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Le 5 mars 1827, Bienaimé, qui était déjà maître de musique de la maîtrise de Notre-Dame de Paris, était engagé comme maître de chapelle, à la suite de son ancien maître Pierre Desvignes mort le 21 janvier. Il eut ici l’occasion d’interpréter quelques unes de ses compositions de musique religieuse, notamment un Requiem à grand orchestre qu’il donna à la tête d’un orchestre de 120 musiciens, le 21 janvier 1830 lors du service solennel pour Louis XVI et Marie-Antoinette. Paul Bienaimé fit également partie des tout premiers musiciens fondateurs, avec le violoniste François Habeneck, de la Société des Concerts du Conservatoire, créée le 15 février 1828 par un arrêté du ministre des beaux-arts. Le premier concert eut lieu le 9 mars suivant. Il se retira de cette Société le 2 novembre 1848, après avoir participé à de nombreux concerts au sein du personnel chantant (ténor). Mais, hélas, la Révolution de 1830 amena la suppression de ses postes à l’église métropolitaine, dont il fut congédié. Il se consacra alors entièrement à l’enseignement au Conservatoire, où il avait été recruté dès 1825. Tout d’abord répétiteur d’une classe de solfège, avant d’être nommé professeur 4 années plus tard, il enseigna ensuite aux femmes l’harmonie et l’accompagnement pratique (1838). Il prit sa retraite du Conservatoire en 1864, et le 17 janvier 1869 Emile Bienaimé s’éteignait subitement en donnant une leçon de musique dans un lycée parisien !
Comme compositeur, on doit à Emile Bienaimé des mélodies et autres pièces pour les salons comme cette chanson Le Soldat Suisse [ lien vers le site du Dr. Goninet offrant cet extrait ] (Paris, Au magasin de musique de J. Frey), un grand nombre de morceaux de musique religieuse, dont plusieurs Messes solennelles, et une Ouverture à grand orchestre, interprétée notamment le 25 décembre 1831 sous sa direction, lors de la séance annuelle de la Société libre des Beaux-arts, dont il était d’ailleurs membre. On lui doit aussi des ouvrages pédagogiques : Cinquante études d’harmonie pratique (1844, Paris, Troupenas, grand in-4°), recueil de basses chiffrées adopté à l’époque par les conservatoires de Paris, Bruxelles et Liège, et son Ecole de l’harmonie moderne, ainsi qu’une étude sur Claude Montal, facteur de pianos (aveugle), sa vie et ses travaux, écrite en collaboration avec Tahan et Pierre-Armand Dufau, avec une préface et une introduction de Michel Möring (1857, Paris, Firmin-Didot frères, fils et Cie, in-fol., oblong, VIII-102 pages) et un rapport fait à la Société libre des beaux-arts, au nom de la section musique, sur un mécanisme inventé par M. Le Père, pour accorder soi-même son piano à l’aide d’un moyen indépendant de l’oreille (Annales de la Société libre des beaux-arts, années 1838-1839) Il avait enfin entrepris la rédaction d’une magistrale Histoire du piano depuis son origine jusqu'à nos jours, qui fut interrompue par la mort subite de son auteur.
Denis HAVARD DE LA MONTAGNE
1827
Jean-Baptiste GUIRAUD
Alphonse GILBERT (1805-1870)
Lorsque le 21 septembre 1841 la Commission de réception nommée par le ministre des travaux publics, au sein de laquelle figuraient notamment Cherubini, Berton, Auber, Halévy, Spontini et Carafa, reçut le grand-orgue de 32 pieds construit par Cavaillé-Coll père & fils, Alphonse Gilbert prêta son concours et toucha l’instrument en même temps que la plupart des organistes renommés de la capitale.
Né le 2 février 1805 à Paris, Alphonse Gilbert débuta ses études musicales à la maîtrise de Notre-Dame, alors placée sous la direction musicale du maître de chapelle Pierre Desvignes. Sans doute y était-il entré dès l’âge de 7 ou 8 ans, pour n’en sortir qu’à 18 ans, comme le prévoyaient les statuts de juillet 1807. Cette maîtrise comprenait 12 enfants dont la vie était bien réglée : lever à 6 heures, étude de la musique le matin, puis l’après-midi jusqu'à huit heures, calcul, histoire, instruction religieuse, latin, écriture et dessin... Ils étaient logés dans l’hôtel de Gaillon, 8 rue Massillon. En octobre 1822 il fut admis au Conservatoire, où notamment il suivit les cours de contrepoint de Fétis et de composition de Berton En 1827, sa cantate Orphée lui valut un deuxième second Grand Prix de Rome. Il poursuivit quelque temps ses études de composition auprès de Berton, dans l’espoir de pouvoir décrocher un premier prix, mais ses tentatives furent vaines et il quitta défintivement le CNSM en 1831.
Violoncelliste à l’orchestre du Théâtre de l’Odéon, il tenait également les orgues de l’église Notre-Dame de Lorette située dans le neuvième arrondissement parisien. Construite entre 1823 et 1836 par l’architecte Hippolyte Lebas, qui s’inspira de l’église Sainte-Marie-Majeure de Rome, cette église bénéficia d’un grand-orgue dû au facteur Aristide Cavaillé-Coll, qui fut reçu en 1838. Il comportait alors 47 jeux répartis sur 3 claviers de 54 et 37 notes et un pédalier de 21 notes. Alphonse Gilbert en fut le premier titulaire jusqu'à sa mort arrivée en 1870. Là, il eut l’occasion de collaborer quelque temps avec César Franck qui tint de 1845 à 1853 l’orgue de chœur, avant de rejoindre l’église Sainte-Clotilde. Son mariage d’ailleurs avec Félicité Saillot-Desmousseaux fut célébré dans cette église le 22 février 1848.
Compositeur distingué, il fut notamment récompensé par un premier prix obtenu lors d’un concours ouvert par le ministre de l’Intérieur pour la composition de chants historiques et religieux.
D.H.M.
1828
Guillaume ROSS dit DESPRÉAUX (1803 - ?)
Berlioz, commentant la première représentation, le 4 octobre 1838 au Théâtre de l’Opéra-Comique, de l’ouvrage en un acte, La Dame d’honneur, de Despréaux, sur un livret MM. Edouard Monnais et Paul Duport, écrivit un jour 1 :
" La musique de M. Despréaux est d'une nature beaucoup plus simple que le poème de MM. Duport et de Monnais; je l'ai donc parfaitement saisie et goûtée d'un bout à l'autre. Les morceaux sont tous écrits dans le style que comportait le ton général de la pièce; les voix et les instruments y sont employés avec goût et une sage réserve; l'harmonie est pure; la mélodie a peut-être des formes un peu écourtées; les modulations y sont rares, mais bien motivées et préparées toujours avec un sentiment fort délicat des rapports des tonalités diverses. Le meilleur morceau, ce me semble, est un trio finissant en quatuor, dans lequel Jansenne chante avec âme une phrase charmante, bien accompagnée par les violoncelles ".
Ce gentil vaudeville, qui raconte l’histoire du chevalier de Vaudreuil, amoureux d’une jeune veuve désargentée, que son oncle empêche d’épouser, était ce jour là interprété par MM. Jensenne (chevalier de Vaudreuil), Riquier (vicomte de Marbœuf), Henri (Lajolais) et Mmes Augusta (madame de Nangis) et Prévost (Marguerite). Si l’histoire, assez compliquée du reste, ne fut pas goûtée par les critiques musicaux, notamment par Berlioz qui avoue être " dans l’impossibilité de raconter d’une façon intelligible la pièce nouvelle " et pat le journal " La France musicale "2 , qui affirme que " le poème est volatile, aérien ; c’est une véritable illusion ", la musique en est cependant appréciée par l’auteur de la Damnation de Faust. Et pourtant, Berlioz qui, on le sait, dut s’y reprendre à cinq fois pour décrocher le Premier Grand Prix de Rome (1830) !, pouvait légitimement en vouloir à Despréaux : à deux reprises, en 1827 et 1828, il lui avait ravi la place au Concours de Rome !
Malgré cela, cet artiste n’a guère fait date dans l’histoire musicale. On sait peu de choses le concernant; sans Fétis et sa " Biographie universelle des musiciens ", dans laquelle il lui consacre quelques lignes, Despréaux serait à jamais retombé dans l’oubli.
Auvergnat de naissance, Guillaume Despréaux, de son vrai nom Guillaume Ross pour l’état-civil, est né en 1803 à Clermont-Ferrand. Il entra plus tard au Conservatoire royal de musique de Paris, où il suivit notamment les cours de composition de Fétis et de Berton. En 1824, il fut engagé au Théâtre du Gymnase-Dramatique de la rue Bonne-Nouvelle, où l’on jouait principalement des vaudevilles d’Eugène Scribe. Cette salle de spectacle, dont la façade actuelle date de 1887, avait été construite en 1820 par les architectes Rougevin et Guerchy. De 1824 à la Révolution de 1830, elle porta le nom de Théâtre de Madame, en l’honneur de la Duchesse de Berry qui la patronnait. A l’époque où Despréaux jouait la comédie au Gymnase-Dramatique, la direction en était assurée par Charles Delestre-Poirson, et les acteurs, parmi lesquels figuraient Virginie Déjazet et Léontine Fay, interprétaient de charmants vaudevilles, tels Le Mariage enfantin, La Petite lampe merveilleuse, Caroline, Le Plus beau jour de la vie...
En 1827, Despréaux se présentait une première fois au Concours de Rome. Parmi les postulants se trouvait un certain Berlioz, qui, non admis l’année précédente à l’épreuve éliminatoire (fugue à 4 voix), concourait à nouveau et qui notera plus tard dans ses Mémoires3 :
" L'époque du concours de l'Institut étant revenue, je m'y présentai de nouveau. Cette fois je fus admis. On nous donna à mettre en musique une scène lyrique à grand orchestre, dont le sujet était Orphée déchiré par les Bacchantes. Je crois que mon dernier morceau n'était pas sans valeur; mais le médiocre pianiste (on verra bientôt quelle est l'incroyable organisation de ces concours) chargé d'accompagner ma partition, ou plutôt d'en représenter l'orchestre sur le piano, n'ayant pu se tirer de la Bacchanale, la section de musique de l'Institut, composée de Cherubini, Paër, Lesueur, Berton, Boïeldieu et Catel, me mit hors de concours, en déclarant mon ouvrage inexécutable. Après l'égoïsme plat et lâche des maîtres qui ont peur des commençants et les repoussent, il me restait à connaître l'absurdité tyrannique des institutions qui les étranglent. Kreutzer m'empêcha d'obtenir peut-être un succès dont les avantages pour moi eussent alors été considérables; les académiciens, en m'appliquant la lettre d'un règlement ridicule, m'enlevèrent la chance d'une distinction, sinon brillante, au moins encourageante, et m'exposèrent aux plus funestes conséquences du désespoir et d'une indignation concentrée. "
Despréaux fut récompensé par un 1er Second Grand Prix et Berlioz non primé ! L’année suivante tous deux se représentaient à nouveau. Herminie se couvrant des armes de Clorinde, épisode du Tasse versifié par le poète A. Vieillard, était le sujet imposé. Ironie du sort !, Berlioz pour la seconde fois se trouva classé derrière Despréaux qui remporta le 1er Grand Prix ! Berlioz rapportait alors dans ses mêmes Mémoires4:
" Au milieu du troisième air (car il y avait toujours trois airs dans ces cantates de l’Institut; d'abord le lever de l'aurore obligé, puis le premier récitatif suivi d'un premier air, suivi d'un deuxième récitatif suivi d'un deuxième air, suivi d'un troisième récitatif suivi d'un troisième air, le tout pour le même personnage); dans le milieu du troisième air donc, se trouvaient ces quatre vers :
Dieu des chrétiens, toi que j'ignore,
Toi que j'outrageais autrefois,
Aujourd'hui mon respect t'implore,
Daigne écouter ma faible voix.
J'eus l'insolence de penser que, malgré le titre d'air agité que portait le dernier morceau, ce quatrain devait être le sujet d'une prière, et il me parut impossible de faire implorer le Dieu des chrétiens par la tremblante reine d'Antioche avec des cris de mélodrame et un orchestre désespéré. J'en fis donc une prière, et à coup sûr s'il y eut quelque chose de passable dans ma partition, ce ne fut que cet andante. "
Guillaume Ross, dit Despréaux partit à Rome effectuer le traditionnel séjour à la Villa Médicis, où il arriva au début de janvier 1829. Parmi ses envois de Rome, un Requiem et un Dies Irae furent particulièrement remarqués. De retour à Paris, il se lança dans la composition d’ouvrages théâtrales, notamment un opéra intitulé Le Souper du mari, sur des paroles de Desnoyers et des frères Coignard, qui fut représenté le 23 janvier 1833 à l’Opéra-Comique, puis, en 1838 La Dame d’honneur.
On ignore ce qu’il advint par la suite. On sait seulement de lui qu’il avait également tâté, avec un certain succès, de la critique musicale, notamment dans la Revue musicale de Fétis.
Denis Havard de la Montagne
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1) Revue et gazette musicale de Paris, 7 octobre 1838.
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2) 7 octobre 1838, article signé " J. M. "
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3) Mémoires 1803-1865 (rédigées à partir de 1848), Paris 1870, Calmann-Lévy. Tome I, chapitre XIV.
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4) ibid., chapitre XXIII.
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Julien NARGEOT (1799–1891)
Violoniste, chef d’orchestre, auteur d’opérettes et de chansons, Pierre Julien Nargeot est né à Paris le 7 juillet 1799. Il fit ses études musicales au Conservatoire de Paris où il entra à l’âge de 14 ans en octobre 1813. Elève de Kreutzer pour le violon, il suivit également les classes de composition de Barbereau, de Reicha et de Lesueur. En 1826, il obtenait un 1er prix de contrepoint et fugue et en 1828 un deuxième Second Grand Prix de Rome avec la scène à une voix Herminie de Vieillard. Il n’y avait pas eu de Premier Grand Prix décerné cette année, seuls deux candidats furent récompensés : Berlioz, qui se présentait pour la 3ème fois, et Nargeot.
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Théâtre des Variétés, Paris, boulevard Montmartre, à l'époque où Julien Nargeot y était chef d'orchestre ( Aquarelle Christophe Civeton, 1829, collection BNF Richelieu )
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Entré à l’orchestre de l’Opéra-Comique durant ses études au Conservatoire, Julien Nargeot fit ensuite carrière à l’orchestre du Théâtre-Italien puis, à partir du 31 janvier 1826, à celui de l’Opéra. Quelque temps alto avant d’être nommé 1er violon aux cotés de Baillot, Urhan, Tilmant, Tolbèque et Barbereau, il restera dans cette institution jusqu’au 1er septembre 1839, moment où il devint chef d’orchestre du Théâtre des Variétés du boulevard Montmartre. On donnait dans cette salle de spectacles de joyeux vaudevilles et des bals qui attiraient un public parisien avide de divertissements. Alors placé sous la direction de Jouslin de la Salle, bientôt remplacé (1840) par Leroy, c’est surtout à partir de Nestor Roqueplan (1841 à 1847), avant qu’il ne fut administrateur de l’Opéra (1847), de l’Opéra-Comique (1857) et enfin du Châtelet (1869), que le Théâtre des Variétés prit un réel essor, avec l’introduction de pièces de Lockroy (Le Chevalier du Guet, 1840, On demande des professeurs, 1845, Les Trois coups de pieds, 1851), Alexandre Dumas (Halifax, 1842), Théophile Gautier (Le Tricorne enchanté, 1845), Labiche (Oscar XXVIII, 1848, Madame veuve Larifla, 1849, Un Monsieur qui prend mouche, 1852), Alfred de Musset (L’Habit vert, 1849), George Sand (La Petite Fadette, 1849) et d’opérettes d’Offenbach (La Femme à trois maris, 1853, Pépito, 1853). C’est ainsi que Nargeot écrivit un grand nombre de chansons, airs, quadrilles, rondes, insérés dans ces pièces, notamment dans Le Tricorne enchanté de Théophile Gautier (1845) et Le Lion empaillé de Gozlan (3 octobre 1848). Certaines de ses pages eurent un véritable succès, comme par exemple la chanson à boire extraite de la pièce Drinn-drinn de MM. Brisebarre, Nyon et Delacour (13 septembre 1851)!
En 1853, il quitta les Variétés pour entrer comme alto à l’orchestre de la Chapelle impériale que Napoléon III venait de réouvrir aux Tuileries, après 23 ans de fermeture, François Auber en assurant la direction et Narcisse Girard dirigeant l’orchestre. C’est sans doute ce dernier d’ailleurs, qu’il avait connu à l’orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire où tous les deux étaient entrés dès la première année de sa création (1828), en qualité d’alto et de violon, qui le fit entrer à la Chapelle. Cependant ce n’était pas la première fois qu’il était attaché à la Chapelle : en avril 1830, il avait succédé à Jadin, mis à la retraite, comme maître des pages de la Chapelle de Charles X, mais cinq mois plus tard, après la Révolution de Juillet, Louis-Philippe supprimait la musique de la Chapelle royale alors dirigée par Lesueur et Cherubini. A la même époque (1827), Nargeot avait fait également parti de l’éphémère orchestre du Gymnase musical fondé par Jean-Louis Decourcelle, un peintre et flûtiste amateur, désireux de faire entendre des œuvres nouvelles des jeunes compositeurs. Composé d’une quarantaine de musiciens, parmi lesquels Urhan, Vogt et Gebauer, cet orchestre, dirigé par Théophile Tilmant, disparut en 1832 à la suite d’une mésentente entre ses sociétaires.
Le 21 octobre 1863, âgé de 64 ans, Nargeot démissionna de la Société des Concerts du Conservatoire dont il était membre depuis 35 ans. Il passa le reste de sa vie à composer, à essayer de faire représenter ses opérettes sur des scènes des boulevards parisiens et mourut à Paris, le 30 août 1891 à l’âge avancé de 92 ans.
Si l’on trouve dans le catalogue de Julien Nargeot quelques morceaux de musique instrumentale composés dans sa jeunesse, notamment son opus 1 qui est un Air varié pour violon avec accompagnement de piano (Paris, Schoenenberger) et son opus 4 une page pour violon également : Plaisir d’Amour (Paris, en vente en 1854 au bureau de L’Univers musical), il a principalement illustré musicalement un grand nombre de pièces de théâtre et vaudevilles avec des chansons (Le Chant, la belette et le petit lapin, paroles de E. Clément, 1840, Monsieur mon filleul, paroles de C. Delange, 1845, Rondes des Zouaves, 1855...) et composé bon nombre d’opéras bouffe et d’opérettes qui n’eurent que peu de succès : Le Petit Messelin (Folies-Nouvelles, 1855), Trois Troubadours (Folies-Nouvelles), Un Monsieur bien servi ! (Jocrissiade de C. Delange, Folies-Nouvelles, 1856), J. Pifferari (opéra bouffe en un acte, à deux personnages, poème de A. de Jallais, Champs-Elysée, 1858), Le Docteur Frontin (Champs-Elysées, 1861), Les Contrebandistas (Théâtre féerique, 1861), La Volonté de mon oncle (Vaudeville, 1862), Les Exploits de Silvestre (Théâtre Saint-Germain, 1865), Un Vieux printemps (Théâtre du Luxembourg, 1865), Dans le Pétrin (paroles de M. de Sorant, Folies-Marigny, 1866), Jeanne, Jeannette et Jeanneton (paroles de E. Abraham et M. Constantin, Folies-Marigny, 1876), Les Ouvrières de qualité (opérette publiée dans le journal " le Magasin des Demoiselles ")...
Il n’a pu encore être établi un éventuel lien de parenté entre Julien Nargeot et Jean Gustave Nargeot, né également à Paris, le 15 avril 1822, ainsi qu’Adrien Jean Nargeot, né en 1837. Le premier, mort à Mayenne (Mayenne) le 19 avril 1850, fréquenta le Conservatoire de Paris où il obtint un 2ème prix de solfège en 1835, le second, décédé au début du XXe siècle, fut un célèbre graveur, auquel on doit notamment plusieurs eaux-fortes de musiciens (Ambroise Thomas, Adelina Patti, Marie Sass)
Denis Havard de la Montagne
1829
Pas de premier prix

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